29/06/2007

2030

aer-image-solar-windQuelle énergie consommerons-nous en Belgique en 2030 ?  Comment atteindre l'objectif d'une réduction de 30% de réduction des GES d'ici 2030 ?
Une commission (baptisée CE2030) composée d'experts de tous bords (économistes, scientifiques,...) s'est penchée sur ces questions et rend maintenant public le résultat de ses 18 mois de travaux.


Comme on s'y attendait, il n'y a pas une piste unique à développer pour faire face au double défi du changement climatique et du pic pétrolier (je reviendrai sur cette notion d'ici quelques semaines).
Toutes les directions possibles doivent êtres considérées, même, parfois, les moins populaires.

Une somme considérable de documents est publiée sur le net (voir liens ci-dessous), et je ne vais pas prétendre résumer le tout, mais voici tout de même les 4 pistes les plus intéressantes avancées:


1°) Les économies d'énergie: pas la peine d'investir dans l'énergie renouvelable si cette production supplémentaire n'arrive même pas à couvrir l'augmentation de la quantité d'énergie gaspillée.  On parle bien entendu d'électricité, mais aussi d'énergie fossile.  Ce sont donc les trois grands piliers de la consommation énergétique (transports, résidentiel et industriel) qui sont visés.

2°) Prix vérité de l'énergie: Pour conscientiser les consommateurs (privés ou industriels), on recommande d'appliquer le prix réel de l'énergie dans les tarifications.  A l'exception des couches les plus fragiles de la population, ceci devra sa traduire par une révision en profondeur des tarifications en tous genres pour tenir compte aussi plus rapidement des fluctuations des prix du marché.  Par exemple, ce qui se passe avec le prix du gaz en Belgique est symptomatique: l'augmentation sur facture ne survient qu'un an après la flambée des prix sur les marchés internationaux.  Du coup, le rapport n'est pas fait entre la valeur payée pour l'énergie consommée à un moment donné et sa valeur réelle.  Personnellement, je trouve que l'on devrait appliquer des tarifs progressifs (qui augmentent avec la consommation).  Par exemple, pour l'électricité, la base serait la consommation moyenne d'un ménage belge (3500 kWh/an).  Au dessus de cela, le prix du kWh augmente.  En dessous il diminue.  Ceci aiderait aussi à stimuler les économies (cfr. point 1)


3°) Reconsidérer ou au moins retarder la sortie du nucléaire: Là évidemment, ca fait débat !  C'est sûr qu'il y a les problèmes des déchets et des risques liés au nucléaire, mais il faut bien reconnaître que, sans être la panacée, le nucléaire a au moins une qualité: il est faible émetteur de GES.  Alors, sortir du nucléaire, oui, mais il faut se donner un peu plus de temps.  L'objectif 2015-2025 n'est pas tenable si on veut vraiment réduire de 30% les émissions de GES à un coût acceptable.   Notez tout de même (il s'agit ici d'une réflexion personnelle, n'émanant pas du rapport de la CE2030) que vu l'évolution des prix de l'uranium sur les marchés (multiplié par 10 en 4 ans !), l'argument du nucléaire bon marché à l'usage va très rapidement disparaître.  Dès la regénociation prochaine des contrats d'approvisionnement, en fait.  Et croyez-moi, là, le secteur du nucléaire va en prendre un sérieux coup !


4°) Rationnalisation des politiques: On le sait, notre système politique à la belge, avec ses multiples niveaux de pouvoirs et le "saucissonnement" des compétences aboutit parfois à un manque d'efficacité ou de cohérence dans les mesures prises. L'idée d'un super-ministère du climat est à la mode en France (du moins dans les paroles).  Alors pourquoi pas chez nous ?

 

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Exprimez-vous: mes commentaires vous sont largement ouverts.

A bientôt, et bonnes vacances si vous partez bientôt...

 

En savoir plus:

Le site de la commission Energie 2030: www.ce2030.be

Les documents: http://www.ce2030.be/finalrep_publ.htm

13:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : energie, renouvelable |  Facebook |

07/04/2007

En coup de vent

On reste dans le vent (si j'ose dire....), après le petit poisson d'avril de la semaine passée (Attention: le Pacte Ecologique Belge existe bel et bien... mais les propos de nos chers politiciens ont été inventés... bien sûr !), avec une brève sur le nouveau parc à éoliennes de Dour-Quiévrain (à la frontière franco-belge) pour lequel la Région Wallonne va déserrer les cordons de la bourse.

éolienne

Ce ne sont pas moins de 1 million d'euros que la région va investir dns ce projet mené par "Enairgie Hainaut", ce qui représente quasimment 10% de l'investissement total.

Ce nouveau parc devrait être opérationnel aux environs de juin et pourra produire jusque 20 MW, soit de quoi alimenter entre 6000 et 8000 foyers dans la région et éviter ainsi l'émision d'environ 14.000 tonnes de CO2 par an.

Un parc de plus qui vient s'ajouter aux récentes constructions, comme à Marbais, ou à Gembloux où le parc existant a été étendu.

03:30 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : energie, eoliennes, renouvelable |  Facebook |