29/06/2007

2030

aer-image-solar-windQuelle énergie consommerons-nous en Belgique en 2030 ?  Comment atteindre l'objectif d'une réduction de 30% de réduction des GES d'ici 2030 ?
Une commission (baptisée CE2030) composée d'experts de tous bords (économistes, scientifiques,...) s'est penchée sur ces questions et rend maintenant public le résultat de ses 18 mois de travaux.


Comme on s'y attendait, il n'y a pas une piste unique à développer pour faire face au double défi du changement climatique et du pic pétrolier (je reviendrai sur cette notion d'ici quelques semaines).
Toutes les directions possibles doivent êtres considérées, même, parfois, les moins populaires.

Une somme considérable de documents est publiée sur le net (voir liens ci-dessous), et je ne vais pas prétendre résumer le tout, mais voici tout de même les 4 pistes les plus intéressantes avancées:


1°) Les économies d'énergie: pas la peine d'investir dans l'énergie renouvelable si cette production supplémentaire n'arrive même pas à couvrir l'augmentation de la quantité d'énergie gaspillée.  On parle bien entendu d'électricité, mais aussi d'énergie fossile.  Ce sont donc les trois grands piliers de la consommation énergétique (transports, résidentiel et industriel) qui sont visés.

2°) Prix vérité de l'énergie: Pour conscientiser les consommateurs (privés ou industriels), on recommande d'appliquer le prix réel de l'énergie dans les tarifications.  A l'exception des couches les plus fragiles de la population, ceci devra sa traduire par une révision en profondeur des tarifications en tous genres pour tenir compte aussi plus rapidement des fluctuations des prix du marché.  Par exemple, ce qui se passe avec le prix du gaz en Belgique est symptomatique: l'augmentation sur facture ne survient qu'un an après la flambée des prix sur les marchés internationaux.  Du coup, le rapport n'est pas fait entre la valeur payée pour l'énergie consommée à un moment donné et sa valeur réelle.  Personnellement, je trouve que l'on devrait appliquer des tarifs progressifs (qui augmentent avec la consommation).  Par exemple, pour l'électricité, la base serait la consommation moyenne d'un ménage belge (3500 kWh/an).  Au dessus de cela, le prix du kWh augmente.  En dessous il diminue.  Ceci aiderait aussi à stimuler les économies (cfr. point 1)


3°) Reconsidérer ou au moins retarder la sortie du nucléaire: Là évidemment, ca fait débat !  C'est sûr qu'il y a les problèmes des déchets et des risques liés au nucléaire, mais il faut bien reconnaître que, sans être la panacée, le nucléaire a au moins une qualité: il est faible émetteur de GES.  Alors, sortir du nucléaire, oui, mais il faut se donner un peu plus de temps.  L'objectif 2015-2025 n'est pas tenable si on veut vraiment réduire de 30% les émissions de GES à un coût acceptable.   Notez tout de même (il s'agit ici d'une réflexion personnelle, n'émanant pas du rapport de la CE2030) que vu l'évolution des prix de l'uranium sur les marchés (multiplié par 10 en 4 ans !), l'argument du nucléaire bon marché à l'usage va très rapidement disparaître.  Dès la regénociation prochaine des contrats d'approvisionnement, en fait.  Et croyez-moi, là, le secteur du nucléaire va en prendre un sérieux coup !


4°) Rationnalisation des politiques: On le sait, notre système politique à la belge, avec ses multiples niveaux de pouvoirs et le "saucissonnement" des compétences aboutit parfois à un manque d'efficacité ou de cohérence dans les mesures prises. L'idée d'un super-ministère du climat est à la mode en France (du moins dans les paroles).  Alors pourquoi pas chez nous ?

 

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Exprimez-vous: mes commentaires vous sont largement ouverts.

A bientôt, et bonnes vacances si vous partez bientôt...

 

En savoir plus:

Le site de la commission Energie 2030: www.ce2030.be

Les documents: http://www.ce2030.be/finalrep_publ.htm

13:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : energie, renouvelable |  Facebook |

18/05/2007

18 secondes

cflC'est le temps qu'il faut pour remplacer une ampoule à incandescence classique par une ampoule économique.

C'est aussi le nom d'une initiative de Yahoo qui comptabilise aux Etats-Unis le nombre d'ampoules économiques vendues (et donc présumées installées), sous forme d'une sorte de concours inter-états.

Ainsi, depuis le 1er janvier, on y découvre que les économies réalisées par les consommateurs sur leur facture électrique dépasse déjà de loin le milliard de dollars.

Les émissions de CO2 ont été réduites de l'équivalent de plus de 250.000 véhicules (et quand on voit la taille moyenne des véhicules circulant aux States, ça doit bien correspondre au double chez nous).

Les Etatsuniens seraient-ils en train de commencer à montrer le bon exedmple au reste du monde ?

Bon, n'allons pas jusque là, mais il faut tout de même admettre que depuis quelques mois, il y a une rupture très nette entre la politique environnementale (ou ce qui en tient lieu) de l'administration Bush et la volonté des citoyens.

Même certains politiciens du camp Bush ont viré leur cuti sur la question, comme Arnold "Gouvernator" en Californie, dont personne n'aurait pourtant pû prédire qu'il serait capable de le faire.

La Californie, où justement, on a mis récemment en place le cadre juridique pour interdire les lampes à incandescence classiques, au profit des lampes énergétiquement efficaces.

La Californie suit ainsi l'exemple de l'Australie (voir mon post Le Kangourou électrique ), où dès 2012, les ampoules classiques pourraient être interdites.

Au Canada aussi, dans certaines provinces, la réflexion est lancée avec un but bien précis: arriver grâce à ce type de mesures à fermer les centrales au charbon encore en activité.

Et l'Europe ?  Encore à la traîne ?

Et bien non, pas cette fois.  Il est en effet permis d'espérer que l'Europe ne sera pas cette fois, du moins sur ce dossier, le mauvais élève de la classe.

On commencerait aussi à parler à la Commission de mesures volontaristes en la matière, dont les effets pourraient s'appliquer dès 2009.

Alors autant s'y préparer dès maintenant:

  • Ne procédez plus à l'achat d'ampoules à incandescence classiques ni halogènes.
  • Prévoyez dores et déjà l'une ou l'autre ampoule économique pour remplacer les 3 ampoules classiques qui restent allumées le plus longtemps en moyenne chez vous.
  • Examinez les points d'éclairage de votre lieu de vie, et interrogez-vous sur la façon de les rendre moins gourmands en énergie.
  • N'hésitez pas à remplacer certaines ampoules, car tous les calculs démontrent que vous y gagnerez financièrement
  • Si vous contruisez ou rénovez, pensez avec votre architecte à un éclairage économe dès le départ.  Les LED's ou les économiques existent en toutes sortes de déclinaisons qui ne nuisent ni au confort ni à l'esthétique, mais vous feront réaliser d'énormes économies sur votre facture d'électricité dès le premier jour.
  • Gardez préciseusement les ampoules à incandescence que vous remplacez: elles pourront encore vous servir dans les endroits où la lumière ne fonctionne pas longtemps (locaux techniques, WC, cave, grenier, etc...)

En savoir plus:

Pour en savoir plus sur les types d'éclairage et leur meilleur usage, une petite auto-pub: n'hésitez pas à reconsulter mon comparatif éclairage, partie 1 et partie 2

L'initiative de Yahoo : http://green.yahoo.com

Le bilan écologique d'un ampoule économique (et autres infos): Topten (Cherchez "Ecologie" dans la page)

Sur le même sujet, un article sur Domoclick

Crédit photo: University of Florida

09:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : energie, eclairage, economie |  Facebook |

11/05/2007

Electra pas belle

centrale_marchienne

L'opération de séduction menée par Electrabel (Pour les lecteurs de "Grandeur Nature" à l'étranger, Electrabel est le plus ancien producteur d'électricité en Belgique) ne vous aura pas échappée, puisque c'était le sujet de mon post précédent.

Mais est-ce que tout cela n'est pas vraiment que du pipeau ?  Comment croire Jean-Pierre Hansen, son administrateur délégué quand il déclare prendre à coeur le problème du réchauffement climatique, quand la même semaine, Electrabel prend en conseil d'administration la décision de financer la construction, aux Pays-Bas et en Allemagne, cinq nouvelles centrales - ce qui, en soit, n'est pas le problème - , mais sur ces cinq centrales, il y en a trois au charbon !

Eh oui !  Partout dans le monde (sauf peut-être en Chine, parce que là, ils n'ont pas trop le choix), on s'évertue à vouloir liquider en premier lieu les centrales au charbon (même avant le nucléaire !) à cause de leur pollution excessive, Electrabel qui se donne une belle conscience toute verte en offrant des DVD's d'Al Gore, va en construire trois nouvelles !

Oui, je sais: on me rétorquera sans doute que les centrales au charbon modernes sont moins polluantes que les anciennes, que la filtrage et le nettoyage des fumées sera à la pointe du progrès, que leur rendement serait même supérieur à celui des centrales au gaz, bien sûr...  bien sûr...

Et bien, cela revient exactement à dire qu'un cacat d'aujourd'hui est moins polluant qu'un cacat d'il y a deux ans. Peut-être, mais ca reste un cacat, un futilitaire, un véhicule ringard, inutile et indésirable.

Pareil pour ces centrales: Que fait-on du transport du charbon ?  En tient-on compte quand on établit le bilan écologique d'une centrale ?  Le gaz ne nécessite pas de transport physique, le combustible nucléaire requiert un transport, mais la quantité à transporter est tout de même nettement moindre.

Pour le charbon, ce sont chaque jour des dizaines de wagons à tracter.  Le transport fluvial est sans doute plus propre, mais ce n'est même pas sûr. 

Et les cendres, ces montagnes de scories à évacuer et éliminer.  Je ne suis pas loin de Charleroi: les terrils, je connais.

J'entends parfois des gens s'opposer à des projets de parcs à éoliennes (comme c'est encore le cas actuellement à Nivelles et Braine-l'Alleud, dans le Brabant), en invoquant des raisons d'esthétique paysagère.  Ca me met hors de moi !

J'invite toutes ces personnes (parmi lesquelles de soi-disant groupes de défense de l'environnement) à se manifester sur cette question: vous préférez alors avoir une belle centrale avec une belle cheminée rouge et blanche qui sort un beau panache de fumée, le tout sur fond de beaux terrils d'un joli noir ?

Alors, regardez un peu plus loin que le bout de votre nez, et réfléchissez trente secondes...

Et puis, pour vous aider, voilà un très beau comparatif de l'impact visuel de différents types de centrales électriques, sur le blog d'Angélie

En savoir plus:

Les 5 nouvelles centrales d'Electrabel: 7sur7
Greenpeace vs. Electrabel sur (entre autres) la question du charbon
Un exemple de l'accueil par la presse belge de l'opération "DVD Al Gore gratuit": La Libre Belgique
Mythes et réalité sur les éoliennes: Blog de Eole
Crédit photo: Marchienne-au-Pont (près de Charleroi), tirée du James Blog

10:08 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : energie, charbon, eoliennes, dvd, electrabel |  Facebook |

07/04/2007

En coup de vent

On reste dans le vent (si j'ose dire....), après le petit poisson d'avril de la semaine passée (Attention: le Pacte Ecologique Belge existe bel et bien... mais les propos de nos chers politiciens ont été inventés... bien sûr !), avec une brève sur le nouveau parc à éoliennes de Dour-Quiévrain (à la frontière franco-belge) pour lequel la Région Wallonne va déserrer les cordons de la bourse.

éolienne

Ce ne sont pas moins de 1 million d'euros que la région va investir dns ce projet mené par "Enairgie Hainaut", ce qui représente quasimment 10% de l'investissement total.

Ce nouveau parc devrait être opérationnel aux environs de juin et pourra produire jusque 20 MW, soit de quoi alimenter entre 6000 et 8000 foyers dans la région et éviter ainsi l'émision d'environ 14.000 tonnes de CO2 par an.

Un parc de plus qui vient s'ajouter aux récentes constructions, comme à Marbais, ou à Gembloux où le parc existant a été étendu.

03:30 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : energie, eoliennes, renouvelable |  Facebook |

16/03/2007

La largeur des mesures

Le Gouvernement Wallon a rendu public son plan de mesures destinées à lutter contre le réchauffement, par des moyens aussi divers que variés.   Alors, ne faut-il y voir que des manoeuvres pûrement politiques, sans action concrète, comme le dénonce déjà certains ?  Voyons cela....

Vous aurez déjà lu dans la presse les mesures les plus visibles qui toucheront nos autoroutes (extinction de l'éclairage pendant 5 heures chaque nuit), ou les feux tricolores (remplacement des ampoules par des halogènes consommant ---annonce la Région, mais j'aimerais bien le voir --- 50 % de moins, et utilisation de LED's dans tous les nouveaux feux à installer --- très bien !!! ---) et surtout les incitants fiscaux à l'achat d'une voiture moins polluante (Encore très bien ! La discrimination fiscale positive est un outil des plus intéressants: même les individualistes égoïstes au volant de leurs bons gros 4x4 y réfléchiront peut-être à deux fois; du moins, si cela leur est possible...)

D'autres mesures, moins spectaculaires sont prises.  Beaucoup d'autres.  Mais force est de constater que pour beaucoup tout de même, l'inévitable n'a pas pû être évité: de bonnes intentions, et des engagements qui n'engagent pas à grand'chose: Intention de procéder à des audits énergétiques des bâtiments de la Région, intention de modification de la politique d'achat des véhicules de la Région, actions d'éducation et de sensibilisation du personnel de la fonction publique jusqu'au niveau communal.

Heureusement, il reste les soutiens à la biométhanisation agricole, projet pilote de télétravail dans l'administration, ou encore, augmentation des capacités de production hydro-électrique (ceci dit, aucun chiffre n'est avancé)

Un plan en demi-teintes, donc, mais où les mesures les plus coûteuses ne sont pas toujours les plus efficaces.

D'où mon idée: pourquoi la Région (ou l'Etat, ou les Communes, ...) ne consacreraient-ils pas un "petit" budget dont le but serait d'offrir une lampe économique gratuitement, par personne, avec comme conseil d'identifier et de remplacer l'ampoule à incandescence qui dans chaque ménage, reste allumée le plus longtemps et consomme le plus d'électricité sur base annuelle.  Elles seraient par exemple distribuées par le biais des administrations communales, ou, pourquoi pas ne pas profiter des prochaines élections pour les distribuer aux électeurs directement à la sortie des bureaux de vote.  Au niveau wallon, ca ne couterait pas plus de 10 millions EUR, d'autant plus que l'on pourrait aisémment imaginer un accord avec les fabricants, vu les quantités (3.500.000) de lampes qu'il faudrait acheter.  Mais imaginez un petit ce que cela ferait comme économies d'électricité !  Trois millions et demi d'ampoules économiques !   Je vous laisse faire le calcul, mais ce serait bien plus que l'extinction de l'éclairage des autoroutes (qui cela dit, n'aura pas un grand impact positif sur l'environnement, vu que la nuit, la production électrique est déjà excédentaire....)

Alors, s'il y a des élus dans mes lecteurs, ou dans vos amis, pourquoi n'y penseriez-vous pas ?

En savoir plus:

Le Plan Air Climat de la Région Wallonne

Le site Qualité de l'Air de la Région Wallonne

23:42 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : energie, co2, pollution |  Facebook |

11/03/2007

Thermique ou voltaïque ?

soleil_couchantUn collègue me demandait récemment s'il valait mieux qu'il installe despanneaux thermiques ou des panneaux photo-voltaïques.  Je n'ai pas sû y répondre, car chaque système possède ses propres avantages et inconvénients.

Afin d'y voir plus clair, je vous propose un petit comparatif des deux technologies.  Rassurez-vous, je n'irai pas trop loin dans les détails: d'autres l'ont fait mieux que je ne pourrais le faire moi-même, et vous trouverez en fin de ce post quantité de liens pour en savoir plus.

Le solaire thermique:

Dans ces panneaux, un liquide est réchauffé par les rayonnements solaires. Ce liquide (dit "caloriporteur") transporte alors cette chaleur vers un échangeur où celle-ci est restituée, le plus souvent dans un chauffe-eau.

chauffe_eau_solaire

 

En général, on considère qu'une installation comprenant 4m² de panneaux couvre (en Belgique) entre 60 et 70% des besoins sur base annuelle en eau sanitaire d'une famille de 4 personnes, grâce à un rendement global tournant aux environs des 70% à 80%.  Une telle installation revient à environ 3000 à 3500 EUR, mais en faisant jouer le jeu des primes fédérales, régionales, provinciales et communales, toutes cumulables, on peut arriver à se faire rembourser jusqu'à 75% du prix de l'installation.  Le coût final peut alors descendre jusqu'à 1200 EUR.  Le prix d'une nouvelle télé.   La rentabilité est assurée en 5 à 7 ans, en considérant que les prix du pétrole restent stables, ce qui, selon moi, est totalement illusoire....

Le solaire photovoltaïque:

Ces panneaux sont en fait de gros composants électroniques qui transforment certains rayonnements directement en courant électrique.   Ce courant électrique est inutilisable en tant que tel.  Il doit être remis en forme par un dispositif électronique et peut ensuite, soit être réinjecté sur le réseau, soit être utlisé directement dans votre maison, soit être stocké dans des batteries (mais uniquement s'il n'y a pas d'accès au réseau, car les batteries sont très polluantes).

Schema_installation_maison

 

Le rendement est nettement moindre puisqu'il se situe, pour les systèmes grands publics aux environs des 20%, ce qui permet la production en Belgique, d'environ 200kWh par an par m² de panneau.   Une installation pouvant produire environ 1100 kWh par an en Belgique (ce qui correspondrait à 8m² de panneaux thermiques) coûtera tout de même la bagatelle de 6500 EUR en Wallonie et 4800 EUR à Bruxelles (les primes régionales étant différentes) contre pas plus de 2500 EUR (primes maximales déduites) pour une puissance équivalente en solaire thermique. La rentabilité du voltaïque ne sera dès lors atteinte qu'en 25 ans en Wallonie (8 ans à Bruxelles).

Alors que choisir ?

A priori, le thermique paraît plus intéressant. Bien sûr, mais malgré ses défauts, le voltaïque a tout de même des avantages que le thermique n'a pas:

  • On peut utiliser l'électricité produite pour d'autres utilisations que le chauffage de l'eau
  • En plein été, les panneaux solaires produisent bien évidemment le maximum d'énergie, mais pourtant, ce n'est pas à ce moment-là que l'on a besoin du plus d'eau chaude.  Donc, il y a une production perdue.  En voltaïque, le surplus est injecté sur le réseau, et sera donc toujours utilisé.

Clairement, on voit ici que on essaie dès lors de comparer deux choses radicalement différentes.  En définitive, ce qui devra orienter le choix, c'est d'abord le budget, bien sûr, et ensuite la finalité de l'installation.

Personnellement, si j'avais un budget conséquent, j'installerais d'abord 4m² de solaire thermique pour mon eau sanitaire, et s'il me reste quelque chose, je pourrais compléter par quelques panneaux photovoltaïques.  

En revanche, pour les budgets plus petits: le thermique toujours en premier lieu, et le surplus du budget peut toujours être utilisé à compléter des petits investissements en vue de réduire les consommations: Ampoules économiques ou à LED, blocs de prises à interrupteur pour ne pas laisser d'appareil en veille, achat d'électroménager performant, petite isolation (portes et fenêtres), volets (pour l'hiver) et stores (pour l'été)....

Il ne manque plus que VOTRE avis...

En savoir plus:
Wikipedia: Capteur Solaire Thermique, Panneaux solaires photovoltaïques
Rendement des capteurs thermiques: Outils Solaires
Portail Energie de la Région Wallonne
Blogs: Eole, Le blog énergie
Divers: Enerzine, Energies renouvelables sol(id)aires

Crédits photos:
Franck Paul: Soleil couchant
Conseil Général Pyrénées Orientales: Capteur thermique
Schéma voltaïque: "Voltaique"

00:37 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : solaire, nature, energie |  Facebook |

28/12/2006

FBS2: Les pompes à chaleur

Observez votre frigo: D'un côté, vous avez un habitacle fermé, isolé le mieux possible, dans lequel la température est abaissée grâce à un gaz réfrigérant circulant dans de petites conduites tubulaires.  De l'autre, à l'arrière, une grande grille parcourue elle aussi par ces petits tuyaux chauffe légèrement lorsque le compresseur, le petit appareil cylindrique installé le plus souvent à la base, est en fonction.  Sans entrer dans les détails technique, disons simplement que c'est la détente du gaz réfrigéant préalablement compressé qui permet d'en abaisser la température.

 

Et bien, une pompe à chaleur (en abbrégé PAC) fonctionne exactement de la même façon, mais au lieu de refroidir vos aliments, elle refroidit ou bien l'atmosphère extérieure ou bien l'eau captée au fond d'un puits ou bien encore une nappe d'eau affleurant à quelques dizaines de centimères sous votre gazon.  Et la chaleur est, quant à elle, restituée dans votre habitation, le tout, grâce à un compresseur, plus puissant que celui de votre frigo, mais fonctionnant, tout comme lui, à l'électricité.

 

Leur avantage est que, selon les conditions d'utilisation (en particulier selon la température de la source de calories: air ou eau à l'extérieur), le rendement d'une PAC excède l'unité.  Ce coefficient de performance (COP) peut ainsi varier de 2 à 7 dans les conditions optimales.   Ceci signifie que pour 1 kW d'électricité consommé par la PAC, la chaleur restituée peut varier de 2 kW à 7 kW.  En pratique, dans la gamme des PAC vendues au grand public et prévues pour un habitation unifamiliale, on atteint en moyenne des COP de 3 ou parfois 4.

 

Ces chiffres paraissent au premier abord particulièrement intéressant, en particulier si on les met en comparaison avec le chauffage électrique classique  avec lequel, pour 1kW consommé, vous obtenez environ 1kW de chaleur.

 

Financièrement, à l'usage, la PAC se situe à un coût d'uilisation comparable à une bonne chaudière au mazout.

 

Ecologiquement, il faut tout de même apporter un certain nombre de remarques:

 

Tout d'abord, pour obtenir 1kW de puissance électrique disponible à vore prise de courant, la centrale électrique la plus proche aura dû consommer 3 kW d'énergie primaire issue de son combustible, le reste étant perdu lors du transport de l'éelctricité et ses multiples transformations.   Si on applique ce rapport à l'énergie absorbée par une PAC grand public, on obtient certes que celle-ci restituera alors 1kW de chaleur pour 1Kw d'énergie primaire utilisée en centrale.   C'est pas mal, surtout par rapport comme je le disais plus haut, par rapport au chauffage tout électrique, mais est-ce que cela tient la route par rapport aux autres modes de chauffage ? 

 

Si on prend une bonne chaudière domestique au mazout ou au gaz, on obtient des rendements de 92 à 97 %, c'est à dire que l'on obtient 0.92 à 0.97 kW de chaleur par kW d'énergie primaire.   Donc, disons que c'est comparable, pour une PAC ayant un COP de 3.

 

Par contre, cela peut devenir écologiquement intéressant si on choisit de se fournir en électricité 100% verte, car dans ce cas, les émissions de polluants pour produire votre électricité sont nulles.   Dans ce cas-là, et dans ce cas-là seulement, la Pompe à Chaleur est une très bonne solution.

 

Enfin, notez en vrac qu'installer une PAC dans une habitation neuve coûte cher (une installation complète vous allégera facilement de 15 à plus de 20.000 euros), que c'est en hiver qu'elle aura le rendement le moins intéressant (ce qui signifie que bien souvent, un chauffage d'appoint pur électrique sera bien souvent nécessaire), et qu'il est quasimment impossible, dans le cadre d'une restauration, d'installer une PAC pour autre chose que le chauffage de l'eau sanitaire.   Et dans ces cas-là, il vaut toujours mieux opter pour un chauffe-eau solaire thermique, moins cher à l'installation (primes déduites (en Belgique), l'investissement plafonne à 1500 EUR pour une famille de 4 personnes) et quasimment gratuit à l'usage.

 

Enfin, certaines PAC sont réversibles, c'est-à-dire qu'en été, elles peuvent servir à rafraîchir la maison, mais c'est écologiquement désastreux, et gare à la note d'électricité.  Il faut aussi pour pouvoir utiliser ces pompes réversibles une installation électrique renforcée, d'où un surcoût de l'ordre de plus de 6000 EUR en Belgique.

 

En résumé:

La pompe à chaleur PEUT être écologiquement une bonne solution à la condition expresse qu'il soit prêté attention aux points suivants:

  • Le circuit réfrigérant ne peut contenir ni gaz CFC ou HFC (destructeurs de la couche d'ozone), ni gaz à effet de serre.  Les moins polluantes semblent être celles qui utilisent de l'eau bromurée.
  • Elle doit être correctement dimensionnée pour pouvoir fournir une quantité de chaleur suffisante, même par grand froid (si la PAC utilise un puits canadien comme source de chaleur, elle restera moins sensible à la baisse des températures extérieures et conservera son rendement plus longtemps), afin de pouvoir se passer au maximum de chauffage d'appoint.
  • Si un chauffage d'appoint doit être prévu, pensez au bois.
  • Il est impératif que l'électricité utilisée soit d'origine 100% verte si on veut garder un sens à la démarche écologique.
  • Oubliez les PAC réversibles ! 
  • Un chauffe-eau solaire thermique pour l'eau sanitaire est toujours un bon choix, même (et surtout !) pour les budgets plus modestes.

En savoir plus:

Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pompe_%C3%A0_chaleur

Portail Energie de la Région Wallonne: http://energie.wallonie.be/xml/doc-IDD-9749-.html

Groupe suisse de promotion des PAC: www.pac.ch

Forum éco-consommation - Boires et déboires liés aux PAC:  http://www.ecoconso.be/forum/archive/index.php/f-17.html

 

 

23/12/2006

Offrez des économies

Vous avez des amis à qui vous ne savez quoi offrir ?

En cette période de fêtes  - et, il faut bien le dire, de gaspis en tous genres - vous coincez sur le dernier cadeau à offrir à vos amis pour fêter la nouvelle année ?

Et bien, voici une idée:

Offrez-leur donc 2 lampes économiques: une ampoule de 11W à grand culot (E27) et une de 9 W à petit culot (E14).  Proposez à vos amis d'échanger ainsi, parmi les ampoules qui restent le plus longtemps allumées chez eux deux ampoules à incandescence normales par ces 2 ampoules économiques.  Un cadeau utile, qui rapportera de l'argent à vos amis, et qui fera un geste à l'environnement.

Tiens,... et puisqu'on y est, ma femme me souffle que c'est le moment d'interpeller les bourgmestres nouvellement élus dans nos communes: pourquoi n'offriraient-ils pas eux aussi une ampoule économique par habitant de leur commune ?   Et elle a raison...

Que représenterait au budget communal un achat groupé (à prix négocié avec les fabricants/imporateurs/grossistes) d'une grande quantité de lampes économiques ?  Sans doute pas grand'chose, mais cela pourrait suffire à mettre le pied à l'étrier des sceptiques (si si,.. ça existe encore !) et les aider à franchir le pas vers le nouveau mode de raisonnement et se rendre compte que respecter l'environnement est non seulement une nécessité, mais aussi un geste très progressiste et non pas régressif: on vit avec le 21ème siècle, en adoptant des technologies nouvelles et on ne retourne pas au Moyen-Age.

Et puis, tant qu'on y est, osons le rêve: pourquoi ne propagerait-on pas ce genre de campagne ("Une lampe économique par citoyen") au niveau régional, voire fédéral ?   10 millions de lampes économiques !  Sûr qu'un prix intéressant pourrait être négocié assez aisément avec les fabricants !  Et quel gain pour notre environnement !

 

Relayez donc cette idée auprès de vos élus locaux... on ne sait jamais !

23:47 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : nature, energie, environnement |  Facebook |

15/12/2006

Euro 5

Salut tout le monde....  Désolé pour l'absence, mais cette semaine j'ai eu vraiment beaucoup de boulot, et pas le temps de venir vous dire bonjour.  Promis, je vais revenir faire un tour sur vos blogs très vite !

En attendant, j'ai entendu une bonne et une mauvaise nouvelle cete semaine.

La bonne, c'est que la future norme limitant les émissions de polluants pour les véhicules, la 5ème du nom (Euro 5), a été approuvée par l'Europe et entrera en application en septembre 2009.

Concrètement, à cette date, tout véhicule vendu sur le territoire de l'Union européenne devra répondre à des conditions de plus en plus strictes sur les émissions de polluants (NOx, CO2, particules, ...).  La mesure la plus spectaculaire est l'obligation d'équipement d'un filtre à particule de série sur tout moteur diesel.

La mauvaise nouvelle, c'est que, de façon totalement incompréhensible, et contre toute logique, les 4x4 seront exemptés jusqu'en 2012 !

Encore un très mauvais signal en direction des consommateurs !

De quoi se décourager !....

 

Pour en savoir plus:

Communiqué de presse de la Commission Européenne:

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/06/1800&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr.

A cette adresse, vous trouverez aussi des documents téléchargeables (PDF et DOC), contenant un graphique explicatif.

Une explication très détaillée:

http://www.euractiv.com/fr/transport/normes-emissions-eur...

 

Allez.. à bientôt, chez vous ou chez moi...

 

23:32 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

09/12/2006

Entrée payante

Le péage urbain serait-il la solution à nos problèmes d'embouteillages et de pollution urbaine ?

En Europe, plusieurs grandes villes ont déjà, sous des déclinaisons diverses, franchit le pas de l'instauration d'un péage urbain à leurs entrées.  Londres, Stockholm et Milan ont ainsi osé prendre cette mesure à priori peu populaire.  

Et ce qui surprend d'emblée, c'est justement que cette mesure semble plutôt bien acceuillie par la population.  Par exemple, à Stockholm où le modèle de référendum semble être monnaie courante, une consultation populaire fut conduite un an après la mise en place du système, et à une écrasante majorité, la population a choisi de reconduire l'expérience.

A Londres, très récemment, il a été décidé d'élargir le périmètre payant de la ville, et, simultanément d'augmenter les tarifs.   Là, il a été mesuré une diminution de trafic de près de 16%, mais la congestion a elle été réduite de 30%, et une amélioration très sensible de la qualité de l'air dans le centre-ville a également été enregistrée.

Il y a quelques semaines, dans la foulée du lancement du Pacte Ecologique par Nicolas Hulot, le premier ministre français, Dominique de Villepin, a lui aussi émis l'hypothèse d'un péage aux entrées de Paris.  Et apparemment, l'idée ne semble pas susciter outre mesure de levées de bouclier.  Il faut dire que nos amis Français sont déjà rompus aux joies du péage routier... (Et pourtant, assez curieusement d'ailleurs, d'après le journal "Le Figaro", les Verts (parti écologiste français) semblent s'y opposer...  Allez comprendre !)

Alors pourquoi pas un péage à l'entrée de Bruxelles ? Et d'autres grandes villes ? A la sauce belge, évidemment. Comme rien n'est simple chez nous, voici mon idée.

Le tarif de base serait de 3 EUR , payable une seule fois par période de 24 heures (à Londres, il passera bientôt de 12 à 18 EUR par jour !).  Une voiture occupée par un seul occupant paierait le prix plein.  Deux occupants dans la voiture, et le tarif serait réduit à 1.50 EUR

Plus de deux occupants, et c'est la gratuité.
Les portiques de péage seraient divisés en plusieurs voies que les voitures emprunteraient selon le nombre de personnes à bord.  Le voie de la gratuité serait automatiquement favorisée, car la circulation y serait ininterrompue: pas de barrière, pas de péage.   Bien sûr, des contrôles policiers devraient être effectués de manière sporadique pour interpeller les inévitables resquilleurs. 
Il y a là également une possibilité de quelques emplois pour une main d'oeuvre peu qualifiée pour organiser la perception de la taxe. 
A noter qu'une solution de paiement électronique basée sur la reconnaissance de la plaque d'immatriculation peut être envisagée (comme c'est d'ailleurs le cas à Londres).  La perception pourrait alors aussi se faire immédiatement par voie bancaire, ou par l'envoi de factures mensuelles.
On peut aussi envisager que pour les véhicules dont les titulaires de l'immatriculation résident effectivement dans la ville, la gratuité ou le tarif réduit soit d'office appliqué.

Parallèlement, il faudrait aussi faire en sorte que ces montants payés ne puissent pas faire par la suite l'objet de déductions fiscales, ni dans le chef de particuliers, ni pour les entreprises.  Sinon, à quoi bon....

Les montants perçus devraient ensuite servir, dans l'ordre de préférence, au financement propre du système, en ce compris les salaires éventuels des percepteurs, et, en cas de boni, celui-ci ne devrait servir qu'au financement du développement et de la promotion du transport en commun, dans et autour de la ville (augmentation de l'offre en train, création de nouvelles lignes de transport urbain (bus, tram, métro) vers de grands parkings de dissuasion situés hors de la zone payante, par exemple), ou pourquoi pas, l'organisation de la gratuité totale du transport en commun en ville. (Un ticket de bus/tram/métro à Bruxelles va bientôt passer à 1.50 EUR; une voiture à un seul passager financerait ainsi un aller/retour pour un usager des transports en commun... CQFD !)

Nul doute qu'après avoir bien râlé (autre spécialité bien de chez nous), l'on verrait rapidement se développer enfin le co-voiturage.

Malheureusement, en Belgique aussi, nous allons avoir nos élections en mai prochain.  Et à moins d'un Nicolas Hulot national qui se lèverait et taperait du poing sur la table, ça m'étonnerait que dans les campagnes électorales qui se profilent, on parle d'autre chose que des "affaires" qui touchent Charleroi ...

(Pour mes lecteurs français: dans une grande ville wallonne (= francophone), le pouvoir socialiste (de gauche) en place est pour le moins malmené par toute une série d'affaires de corruption ou de détournement de fonds ou de biens sociaux... pour le plus grand bonheur des libéraux (de droite) qui ne se tiennent plus et se pissent dessus de joie, et pour le plus grand malheur des électeurs de gauche qui ne savent plus très bien vers qui se tourner; résultat des courses: suite aux dernières élections communales, on a pu voir cette semaine un élu d'extrême droite au conseil communal de Charleroi prêter serment en faisant le salut fasciste... J'en ai presque vomi !)

02:14 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

02/12/2006

Chocolat suremballé

Vous aimez le chocolat ?  Moi, j'adore !

Mais depuis à peu près un an, j'ai changé mes habitudes.

En cause: la décision d'un grand chocolatier (industriel) de changer le traditionnel emballage des bâtons de 50 g (une feuille de papier alu et un emballage papier, recyclable) en un emballage 100 % en plastique, donc non recyclable.

snap

 

Leur argument est que cela permet de ne pas manger tout le bâton en une fois et de le conserver pour plus tard...  Bizarre, non ?  Un gros producteur dans l'agro-alimentaire qui recommenderait de ne pas trop consommer en une fois... 
 
Nestlé n'est pas en reste non plus, car le pompon, c'est l'emballage du "Galak", où pour arriver à trouver le chocolat, il faut passer par trois (oui, TROIS !) films plastiques: chaque bâton est emballé dans un emballage plastique, ils sont ensuite regroupés par 3 à l'aide d'un film plus épais, et enfin, encore par 2 pour offrir à la vente 6 bâtons en une fois. Incroyable !
 
J'ai contacté Côte d'Or via leur site internet pour faire part de mon étonnement au moment où partout on parle de réduire notre consommation de pétrole et le volume de nos déchets. En réponse, ils m'ont fait savoir par courrier postal qu'ils étaient très attentifs à l'avis des clients, et m'ont joint un bon d'achat.
 
J'en retiens donc que vous pouvez, vous aussi, leur faire part de votre mécontentement concernant ces nouveaux emballages.... Rendez-vous sur www.cotedor.com , choisisissez votre pays, et allez dans la rubrique "Contacts".
 
Entretemps, j'ai trouvé d'excellents chocolats, emballés sous papier pour la plupart, tout simplement chez Oxfam, et qui plutôt que d'engraisser les riches actionnaires d'une multinationale, participent au commerce équitable. Ces produits, pas nécessairement beaucoup plus chers, sont en revanche nettement plus savoureux, et existent pour certains, en version Bio.  Voyez sous ce lien la rubrique Chocolats de leur gamme (du moins en Belgique).
 
A noter, l'excellent cacao en poudre ("Boisson chocolatée bio"),
24100bis

 dans un emballage entièrement constitué de papier et de carton (donc 100% recyclable) et dont la composition contient nettement moins de sucres et de matières grasses que les produits industriels, avec un goût qu'il faut absolument découvrir !  Mes enfants n'en veulent plus d'autre !

 
Alors, pour un prix comparable, des produits de meilleure qualité, issus du commerce équitable et parfois même, en plus, de production "bio"... Vous hésitez encore ?  Moi pas !
 
Et, en passant, faites donc connaissance avec IKEA, au travers de ce petit reportage de 26 minutes réalisé par Oxfam... c'est sûr, vous y réfléchirez aussi à deux fois avant d'allerencore leur acheter quelque chose....
 
(Petite note pour mes amis Français: Apparemment, en France, Oxfam ne dispose pas (ou pas encore) d'un réseau de boutiques de commerce équitable. Néanmoins, Oxfam France est une ONG très active. Rendez-leur donc une petite visite sur leur site internet.)

08:54 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

24/11/2006

Airco et CO2

Oui, bon, je sais... vous allez me dire que je râle encore...   Peut-être un peu, (D'ailleurs, comment peut-on parler d'environnement de nos jours sans automatiquement râler un peu ??) mais comme promis précédemment, je viens ici avec des idées constructives.

Ne nous étendons pas sur les sujet: l'airco ans les voitures, je suis contre. Parce que c'est mauvais pour les bronches, parce que ca émet du CO2 juste pour nous assurer un petit confort égoïste et bien inutile.  En Belgique, l'airco ne se "justifie" encore que 10 jours par an.  Et les plus cyniques d'ajouter en ricanant bêtement "Ben alors, puisque on nous promet quand même que la planète va se réchauffer, autant s'y préparer, arf, arf, arf"...  Voilà, c'est dit; je ne ferai plus de commentaires sur cet aspect du problème.

 

En moyenne ces dispositifs consomment de 2 à 3 litres de carburant par heure de fonctionnement, et émettent des gaz polluants en conséquence.

Sans compter la pollution inhérente aux gaz réfrigérants utilisés (HFC)

Ceci pose les problèmes suivants pour les consommateurs qui veulent faire un geste pour l'environnement:

  • Il n'est souvent plus possible de pouvoir obtenir un modèle X, mais sans l'air-co qui fait partie de son équipement standard.
  • Ne souhaitant pas avoir l'airco sur sa voiture, le client doit alors se rabattre sur des modèles inférieurs au niveau de l'équipement, et bien souvent, cela signifie aussi un niveau inférieur en matière de sécurité (par exemple: absence d'airbags latéraux)
  • Cette tendance à l'airco de série peut être perçue comme une vente forcée pour celui qui tient malgré tout à CE modèle et pas un autre.
  • Il y a une fausse apparence de gratuité, car le prix de l'airco est évidemment incorporé au prix de vente, mais ce n'est évidemment pas perçu comme tel.
  • Les émissions de co2 de l'airco ne sont pas intégrées dans le calcul des rejets d'un véhicule. Des voitures moins polluantes bénéficient d'un avantage fiscal, alors que si on tenait compte des émissions de l'airco qui les équipe parfois, il y a fort à parier que plus un seul véhicule actuel ne répondrait aux critères.

Face à cela, ma proposition constructive est relativement simple:

 

1°) Instaurer une réglementation stipulant que pour tout modèle mis sur le marché, le client DOIT pouvoir l'obtenir sans air-co.

De plus, le prix de vente doit clairement faire la différence, dans le sens où il ne serait pas possible de bénéficier systématiquement d'un "air-co" gratuit ou de "l'air-co à 1 euro". Ceci tenderait à invalider le raisonnement "je prends l'airco parce que c'est gratuit".

Une telle réglementation ne peut être réellement efficace que si elle est prise au niveau européen.  Néanmoins, une initiative nationale aurait aussi son intérêt, mais seriat sans doute plus problématique pour les constructeurs.

Vu que le prix serait plus bas pour les véhicules sans air-co, ceci ne devrait entraîner aucun impact négatif pour les pays du sud de l'Europe où l'air-co est plus facilement justifiable.

Enfin, vu qu'il y aurait moyen de trouver une nouvelle voiture un peu moins chère dans sa version sans air-co, ceci pourrait peut-être stimuler un peu plus le remplacement d'un vieux véhicule polluant dans le chef de ménages moins fortunés.  Du coup, cela devrait aussi assurer aux constructeurs réticents un chiffre d'affaire qui ne serait pas affecté par la mesure, le prix (légèrement) inférieur pouvant être neutralisé par une (légère) augmentation du volume des ventes.

2°) Dans le calcul des émissions d'un véhicule, surtout en vue de l'octroi d'incitants fiscaux, il faut intégrer les émissions de l'airco.  Ceci devrait stimuler les constructeurs qui utilisent l'argument fiscal comme argument commercial, car à ce moment-là, ils feront d'office la promotion pour les véhicules sans air-co.  Ceci rendra l'incitant fiscal un peu plus efficace, puisque combiné à un prix d'achat déjà inférieur, il renforcerait d'autant l'attrait d'un véhicule propre.

 

Voilà, je vous livre cette idée telle quelle, et j'attends vos avis.  Je sais qu'il y a beaucoup de gens plus intelligents que moi qui me lisent, alors vos avis sont très utiles.  Par la suite, je compte essayer de contacter les représentants en Belgique des principaux constructeurs automobiles pour leur soumettre l'idée, ainsi que des associations telles la Febiac, le Touring Club, etc... et faire de même avec nos hommes politiques via leur partis.

Répondez nombreux !  Merci d'avance.

19:30 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : environnement, energie, nature |  Facebook |

22/11/2006

Comparatif éclairage (2)

Suite du petit comparatif des 4 principaux types d'éclairage domestique.  On rentre cette fois dans le domaine des basses consommations....

 

Fluorescence.
Technologie utilisée de façon similaire dans les tubes fluroescents et dans les lampes dites économiques.

200px-Fluorescent_Lamp

 

        

 

 


Principe:
Un tube est rempli de gaz contenant des vapeurs de mercure (le plus souvent).  Celui-ci est ionisé, et le plasma ainsi produit émet un rayonnement ultra-violet, converti en lumière visible par des substances fluorescentes tapissant la face interne du tube.
Avantages:

  • Rendement 5 fois plus élevé que pour une ampoule classique: 25% de l'énergie absorbée est restituée en lumière visible.
  • Existe en une large palette de puissances
  • Les tubes sont parfaitement adaptés à l'éclairage de grands volumes
  • Certains modèles produisent une lumière plus "chaude", proche de celle produite par l'halogène
  • Durée de vie dix fois plus élevée qu'une ampoule à incandescence.
  • Investissement très rentable du fait de la consommation moindre et de la durée de vie plus élevée

Inconvénients:

  • Contiennent du mercure et d'autres substances dangereuses, comme le plomb (voir mon post spécifique sur les lampes économiques)
  • Fragiles
  • La plupart ne filtrent pas entièrement les UV produits, qui peuvent fatiguer, voire endommager les yeux.
  • Ne supportent pas les allumages à répétition.
  • A moins d'un dispositif très particulier, ne sont pas utilisables sur un variateur
  • Un peu plus encombrantes que les ampoules traditionnelles, les lampes économiques ne sont pas utilisables dans tous les luminaires
  • Certains modèles de lampes économiques mettent parfois un certain temps avant de fournir leur puissance lumineuse nominale.

Commentaire:
Les tubes sont parfaits (et beaucoup mieux adaptés que l'halogène) pour éclairer par exemple de longs plans de travail dans les cuisines, les bureaux, les ateliers, etc...   Les lampes économiques excellent dans l'éclairage d'ambiance, les luminaires de table, et même les spots. Mais dans les deux cas, elles souffrent d'un gros défaut: leur durée de vie annoncée de l'ordre de 10.000 heures n'est réelle que si elle reste allumée d'une seule traite.  Elle est grandement réduite (et c'est encore plus vrai pour les lampes économiques que pour les tubes) en cas d'allumages répétés.   Elles sont donc totalement à déconseiller pour l'éclairage de pièces où l'on reste peu de temps (toilettes, caves, couloirs...).  
Il existe aussi maintenant de larges gammes de luminaires de jardin acceptant des lampes économiques.  Préférez dès lors pour vos éclairages extérieurs ces luminaires à ceux qui utilisent des halogènes trop gourmants.
Dans l'absolu, donnez préférence à des tubes ou lampes économiques ne contenant ni mercure ("0% Hg"), ni plomb ("0% Pb"), filtrant la totalité des UV, et dégageant une lumière chaude plus reposante dans les pièces de vie.  Et dans tous les cas, ne les jetez jamais à la poubelle en fin de vie, mais portez-les dans les déchets chimiques de la déchetterie la plus proche.

 

Opto-électronique (LED's)
Les LED's (Light Emitting Diode = Diode Electro Luminescente) ont de nombreuses applications dans la signalisation depuis plus de 30 ans. Ces petits voyants multicolores que l'on trouve un peu partout sur nos appareils électroniques, ce sont des LED's.

Dans le domaine de l'éclairage, des percées majeures ont été accomplies ces dernières années, et très clairement (si j'ose dire...), malgré qu'il reste encore des progrès à faire, il y a déjà de très intéressantes applications disponibles, y compris pour le grand public.

200px-Ampoules

 

 

 

 

 


Principe:

Un semi-conducteur traversé par un courant électrique émet directement des photons, sans devoir produire de la chaleur et sans devoir provoquer un changement d'état de la matière.
Avantages

  • Très bon rendement. La production de lumière n'est pas un effet secondaire d'un autre processus (incandescence, ionisation...), mais bien un effet direct du passage du courant.
  • Très longue durée de vie. On évoque en général jusqu'à 100.000 heures.
  • Insensible aux chocs et vibrations
  • Insensible aux allumages répétés
  • Intensité lumineuse variable
  • Existe aussi en basse tension pour utilisation en pièces humides ou à l'extérieur
  • Taille extrêmement petite ouvrant de belles perspectives en décoration d'intérieur
  • Existe en plusieurs couleurs et tons, dont, tout récemment, un blanc chaud plus agréable que le blanc bleuté connu jusqu'à présent.

Inconvénients

  • Jusqu'à présent, pas encore de fortes puissances disponibles.
  • Prix d'achat relativement élevé, mais compte tenu de la durée de vie et des consommations ridicules, l'investissement est rentable.
  • Distribution encore parfois marginale dans les magasins.
  • Substances dangereuses, mais en très faibles quantités. Le recyclage s'impose.

Commentaire:
Promises à un bel avenir, les LED's sont encore en pleine évolution. De la guirlande de Noël (achetez-les toujours à LED's: le surcoût à l'achat est récupéré en 2 ou 3 années d'utilisation) aux feux de signalisation aux carrefours (consommation 20 fois moindre et durée de vie 100 fois plus longue) en passant par les spots d'intérieur, l'éclairage de vitrines (si vous êtes commercant et que vous éclairez votre vitrine la nuit, il y a ici d'énormes économies possibles !), les feux de voiture ou la lampe de poche, de nombreux produits existent déjà.   Des domaines d'utilisation spécifiques où leur basse consommation et leur endurance les ont déjà rendues indispensables incluent les lampes de spéléologues ou l'éclairage intérieur de navires de plaisance ou de motor-homes.
Sous forme de spots, elles conviennent parfaitement comme lampe de lecture, lampe de chevet, ou pour éclairer ponctuellement.  Ce qui surprend le plus avec les spots à LED's, c'est que même après plusieurs heures d'utilisation, elles restent parfaitement froides.  C'est assez déroutant, là où même une lampe économique devient très chaude.
Leurs faibles puissances actuelles ne permettent pas encore l'éclairage de grandes pièces, mais dans bon nombre de cas, on peut tout de même déjà remplacer des spots hallogènes de 20 W par des spots à LED's (qui ne consommeront que 1,5 W).
Pour une chambre d'enfant, une petite veilleuse à LED consommera 20 fois d'électricité (0,4 W contre 7 W -- sur un an la différence est énorme !) qu'une veilleuse à incandescence, dure aussi 100 fois plus longtemps, et est plus sûre, car elle ne chauffe pas (un simple vêtement tombé sur une veilleuse traditionnelle peut prendre feu; avec une LED, aucun risque)
Appel aux élus locaux: Lorsque vous aurez à procéder au remplacement d'un feu de signalisation dans votre commune, pensez-donc aux LED's !    Un feu classique pour un carrefour à quatre branches consomme en effet sur un an l'équivalent de 3 ménages wallons moyens.  Avec des LED's, vous divisez ce chiffre par 20 !  Plein de sous-sous dans la po-poche de votre commune: c'est vos électeurs qui seront contents !

 

En savoir (beaucoup) plus:
Toutes ces technologies sont décrites en détails dans Wikipedia (http://fr.wikipedia.org).  Vous pouvez par exemple utiliser comme points d'entrée les termes   "Lampe à incandescence""Lampe halogène", "Lampe fluorescente",  "Tube fluorescent" ou encore "diode électroluminescente"

Au départ de ces pages, de nombreux liens vous emmèneront vers plein d'autres infos... 

17:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

17/11/2006

Merci !

Ce jeudi 16 novembre, d'après l'IRM, nous avons battu un record de chaleur (un de plus !).  A Uccle, nous avons dépassé les normales saisonnières de 8,6 degrés, et à Diepenbeek, dans le Limbourg, on a dépassé la normales de plus de 10 degrés !!

Oui, je sais, il y a encore des sceptiques qui vont prétendre que ça ne veut rien dire, qu'il faut plus de données, etc... etc...   Et bien, je n'ai même pas envie d'en parler.

En revanche, j'ai envie de dire... Merci !

 

Oui, merci à tous ceux qui dépensent sans compter pour leur petit confort, parce que vous savez "C'est vrai quand même, on n'est plus au Moyen-Age !"

Merci à ceux qui laissent bien allumées le maximum de lumières dans les pièces vides de leur maison, parce que, vous savez, "toujours éteindre et allumer, pfffff..."

Merci à tous ceux qui achètent encore, en toute connaissance de cause, des 4x4, des hummers, des grosses routières bien puissantes ou autres futilitaires, pour faire la chasse au piéton en ville ("le pare-buffle; quelle superbe invention !") ou pour dépasser nerveusement tout ce qui roule, parce que vous savez, "à ce prix-là, je préfère être devant !"

Merci à tous ceux qui achètent encore en toute connaissance de cause des voitures équipées d'air conditionné, car, vous savez, pour les 10 jours par an où c'est utile en Belgique, "je n'arriverais plus à m'en passer !". Un peu comme mon abruti de voisin qui, quand il a trop chaud, va s'asseoir dans sa voiture garée en plein soleil dans son allée, moteur au ralenti, mais air-co à fond pour aller y faire ce qu'il fait de mieux: rien, et puis s'en vante dans son jardin "C'est quand même bien, l'air-co dans une voiture !"

Merci aussi à ces entreprises qui nous proposent de si beaux produits tels l'air-co mobile qui chauffe, qui refroidit, qui sèche et qui humidifie pour les maisons, parce que vous savez "Fermer un peu les rideaux ou les volets quand il fait trop chaud ? Ben, ça marche pas voyons..."

Merci à tous ceux qui continuent à bien profiter de leur piscine chauffée, même en novembre, parce que vous savez, "même quand il fait frais dehors, une fois qu'on est dans l'eau, on a bien chaud"

Merci à tous ces gens qui disent, qui clament, qui hurlent que "Il faut faire quelque chose !", mais s'empressent d'ajouter "T'as vu ce que ça coûte, des lampes économiques ???"

Merci à tous ceux qui veillent à bien chauffer leur maison, parce, vous savez "En dessous de 22°, c'est pas confortable: il faut mettre un pull !"

Merci à tous ceux qui contruisent de très jolies maisons, sans y intégrer d'office un chauffe-eau solaire, parce vous savez "Ma maison me coûte déjà 200.000 Euros, alors, vous pensez bien, je n'ai plus 2000 EUR(= 1% du budget !)pour un chauffe-eau solaire !".  En revanche, "Le garage pour 2 voitures ? Si, si.. ça, c'est utile !"

Merci à tous ceux qui ne souscriront pas à une électricité 100% verte, parce vous savez, avec un autre fournisseur, très polluant, "je vais bien pouvoir gagner encore 20 Euros par an !"

Merci aux promoteurs du chèque mazout de l'année passée qui aura permis à ceux qui font le moins attention et qui polluent le plus de faire l'économie d'un pull, comme mon voisin avec ses 3000 litres de mazout par an, par rapport à moi et mes 764 litres, pour une maison identique, parce que vous savez "Si on devait toujours faire attention à tout..."

Merci à tous ceux qui comme 80% des déplacements en ville, prennent à tout bout de champ leur voiture pour faire moins de 5 kilomètres parce que vous savez "Ben oui, quoi, j'ai bien dû faire trois fois le tour du bloc pour trouver une place libre"

Merci à tous ceux qui ne font pas de co-voiturage avec leur voisin du bout de la rue, parce que vous savez "Je devrais alors me lever 10 minutes plus tôt pour faire 300 mètres à pieds pour aller chez lui !  Non, c'est vraiment im-po-ssible !"

Merci à tous ceux qui continuent à faire des efforts pour dire que les autres doivent en faire parce que vous savez "Oui, je pollue, mais moi, c'est pas pareil: je ne saurais pas faire autrement !"

Merci à tous ces économistes hyper-libéraux qui se rendent sur les plateaux de télé pour y claironner la Bonne Nouvelle parce que vous savez "On n'est pas certain à 100% qu'il y ai un réchauffement climatique... Alors, ne prenons pas de risques avec l'Economie !"

Merci à tous ces politiciens qui font de beaux plans, de belles projections, des montagnes de beaux calculs, et qui finalement accouchent de mesures de la taille d'une souris parce que vous savez "c'est dur de contenter tout le monde..."

Oui, merci à tous ceux-là.  Merci de tout faire pour que leurs propres enfants puissent récupérer une planète remplie de bons souvenirs d'un temps où il y avait plus d'animaux, plus de plantes, où les phénomènes météo n'étaient pas toujours destructeurs, et où l'air était respirable.

"Dis papa, les DVD d'Ushuaïa, toutes ces créatures et ces plantes, c'est des images de synthèse ?"

Tout cela pour leur sacro-saint confort, par leur paresse, leur égoïsme et leur hypocrisie.

Vos enfants vous remercient !

Note: Toutes les attitudes ou remarques citées dans ce texte (sauf la dernière sur les Ushuaïa), je les ai réellement entendues ou vécues !

 

Liens:

Rapports climatologiques de l'IRM: http://www.kmi.be/francais/index.php?menu=Menu1_3_3

Un post sympa sur un blog sympa: http://passigrave.skynetblogs.be/archive-day/20061114

Enfin, rien que pour rire un coup (car franchement, on y touche le fond !): http://www.fahayek.org/

On y trouve ce qui se fait de mieux en matière d'hyper-libéralisme, de mauvaise foi perverse, et de dangereuse tendance à la négation de faits pourtant clairement mis en évidence, au point que cela en frise la pathologie.  Des titres de documents tels "Europe's global REACH: Costly for the world, suicidal for Europe" (REACH est une réglementation européenne visant à protéger les consommateurs des dangers de substances dangereuses et toxiques présentes dans des produits de grande consommation) ou encore des avis tels que, à propos de la taxe carbone: Une perspective de régression économique et de paupérisation généralisée qui ne manquera pas de réjouir les anti-mondialistes et autres partisans du concept génocidaire de "décroissance", ce genre de textes devraient vous éclairer sur le type de dangereux individus qui s'évissent dans ces milieux...

22:02 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

16/11/2006

Comparatif éclairage (1)

L'éclairage représente un poste important de notre consommation énergétique.
Et il est également un de ceux sur lesquels il est le plus facile d'agir pour arriver à faire de substantielles économies.
Effectivement, il est tellement simple d'éteindre les lumières dans une pièce que l'on quitte. Et pourtant, que de gaspillage !  Je suis parfois sidéré de voir combien de kilowatts sont ainsi brûlés en pure perte dans mon entourage.  Il y a de quoi pleurer !
Une fois ce geste (pourtant simple) accompli, il reste encore des possibilités d'économies importantes.

Une réflexion individuelle en profondeur sur l'éclairage de son propre logement peut amener, moyennant de faibles investissements souvent vite rentabilisés, une diminution encore très importantes de consommation. 

Bien entendu, il y a les lampes économiques.  Sous certaines réserves, elles peuvent en effet être écologiquement intéressantes (voir un post précédent sur le mercure qu'elles contiennent).  Cependant, elles ne conviennent pas dans tous les cas.

Dans ces 2 posts, je vais passer en revue les différentes technologies principales d'éclairage actuellement disponibles pour l'éclairage des habitations (incandescence classique, incandescence halogène, fluorescence et opto-électronique), avec pour chacune, un inventaire des principaux avantages et inconvénients.  On pourra voir alors que chaque type d'éclairage a son utilité, même l'incandescent, et qu'une utilisation raisonnée pourra allier sans problème confort et économies d'énergie.


  • Incandescence.
    L'ampoule à incandescence utilisée aujourd'hui est bien entendu la plus répandue.180px-Gluehlampe_01_KMJ
    Principe:
    Un courant électrique traverse un filament résistif enfermé dans une enveloppe de verre contenant un mélange de gaz inertes. Le filament est ainsi porté à très haute température, et de ce fait émet de la lumière visible et beaucoup de chaleur.

Avantages:

  • Faible coût car bénéficiant d'une production à large échelle
  • Existe en nombreuses variantes de puissance, forme et couleurs
  • Utilisable sur un variateur
  • Lumière agréable, proche de l'éclairage naturel
  • Utilisable dans quasimment toutes les utilisations
  • Les gaz inertes ne sont pas polluants une fois relachés dans l'atmosphère.
  • Adapté à l'éclairage ponctuel (spots)

Inconvénients:

  • Très faible rendement (seuls 5% de l'énergie consommée est restituée en lumière)
  • Gros dégagement de chaleur (95% de l'énergie absorbée). En milieu conditionné, ceci entraîne un surcroît de consommation du conditionnement d'air équivalent. Dans certaines applications, cette chaleur peut également poser problème.
  • Fragile. Supporte mal vibrations et chocs.
  • Faible durée de vie (de l'ordre de 1000 heures à pleine puissance)

Commentaire:
Ne sonnons pas trop vite la fin de l'incandescence classique !  Les toilettes, les caves, les réduits, les locaux techniques sont encore de bons terrains d'utilisation de ce type d'éclairage.  Partout où la lumière ne doit pas restée allumée longtemps ou bien encore éventuellement sur variateurs dans le séjour ou les chambres.  En revanche, à éviter partout où l'éclairage reste allumé longtemps d'une seule traite (pièces de vie). A noter que si utilisée sur un variateur, on multiplie sa durée de vie par 10 en la faisant fonctionner à 80% de sa puissance nominale.


 

Halogène
Technologie similaire aux ampoules à incandescence classique, mais les gaz inertes sont remplacés par des gaz halogénés à haute pression.

180px-Lampehalogene

Avantages:

  • Existe en basse tension (12 V) pour une utilisation mieux adaptée en milieu humide
  • Coût raisonnable si utilisation sans transformateurs
  • Lumière assez proche de l'éclairage naturel
  • Plus faible encombrement que l'incandescence classique.
  • Bien adapté à l'éclairage ponctuel et directionnel (spots)
  • Très grande variété de puissances: de 5W à 1000 W et même plus en usage professionnel. En domestique, les puissances les plus couramment utilisées s'échelonnent de 20 à 300 W.

Inconvénients:

  • Faible rendement lumineux (environ 10 %)
  • Très hautes températures atteintes en fonctionnement
  • Consommation importante nécessaire en éclairage indirect
  • Durée de vie raccourcie sur variateur
  • Très fragile (Chocs et vibrations)
  • Supporte mal le contact des doigts (la graisse qu'on y dépose peut la détruire assez rapidement)
  • Gaz halogènes toxiques en cas de bris du verre, et polluants en fin de vie.

Commentaire:
Malheureusement trop souvent mal utilisé, l'halogène souvent vanté pour son meilleur rendement n'est pas adapté à l'éclairage d'ambiance. Eclairer une cuisine nécessite 4 ou 5 spots de 50W, là où deux ampoules de 60 W classique seraient suffisantes. 

De plus, utilisée sur variateur, on réduit paradoxalement de beaucoup la durée de vie de la lampe, car le filament est soumis à un phénomène d'oxydation à cause de la température de fonctionnement qui est plus basse. 

En bref, il conviendrait de réserver l'halogène à certains usages précis, comme l'utilisation en milieu humide en basse tension (salle de bains), ou à un éclairage d'une large surface de travail (plan de travail d'une cuisine), mais jamais en éclairage d'ambiance. 

L'utilisation pourtant largement répandue en tant que lampe de bureau provoque une fatigue oculaire à cause du contraste trop élevée entre la zone ponctuelle éclairée et les zones plus sombres autour d'elle.
Dans l'absolu, l'halogène était une meilleure solution que l'incandescence classique dans beaucoup de cas, mais, de nos jours, elle est aussi largement dépassée.

 

La suite de ce comparatif, et les liens pour en savoir plus, se trouvent ici.

Photos: http://fr.wikipedia.org sous GNU Free Documentation License

00:03 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

09/11/2006

Nicolas président ?

Oui, je sais, vous allez me dire: "la politique française, laissons-la aux Fraais", et j'aurais tendance à être d'accord avec vous, .... si Nicolas Hulot ne venait pas de donner un coup de pied dans cette fourmilière traditionnellement bien peu agitée, si ce n'est par d'éternels et infructueux clivages gauche-droite.

Il a en effet "menacé" les politiques français de se présenter lui-même aux présidentielles si l'environnement ne devenait pas un thème majeur de leur campagne.  Et de récents sondages lui confèrent une popularité pour le moins significative: 66% des français (environ 1000 personnes interrogées) estiment qu'il est la personnalité la mieux placée pour défendre l'environnement, et 43% estiment qu'il devrait effectivement se porter candidat.

L'environnement étant le problème de tous et sa dégradation ne connaissant pas de frontières, je vous invite à écouter Nicolas Hulot dans sa présentation du Pacte Ecologique qu'il propose à tous de signer.

Peut-être, d'ailleurs, une source d'inspiration pour nos politiciens belges, puisque nous aussi nous irons prochainement voter.

Pour en savoir plus sur le pacte écologique, les objectifs et les propositions de Nicolas Hulot, visitez le site officiel www.pacte-ecologique-2007.org

19:41 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

06/11/2006

Consommer (un peu) plus vert

logo_ecolabel

 

Le site www.ecolabel.be propose une liste de produits disponibles sur le marché belge qui respectent certains critères environnementaux couvrant tout le cycle de vie du produit, depuis les matières premières utilisées, jusqu'au déchet final après utilisation.  (Note: c'est ce genre d'analyse d'impact qu'il conviendrait d'appliquer aux bio-carburants... voir mon précédent post et les réactions)

Du papier toilette au papier d'imprimante, du revêtement de sol au vitrificateur, du détergent textile au détergent pour vaisselle, du linge de lit au téléviseur LCD, ce sont actuellement 77 produits (mais d'autres peuvent sans doute s'y ajouter) pour une consommation un peu plus verte.

Attention cependant: le site ne traite pas de l'aspect qualitatif des produits mentionnés.  Néanmoins pour en utiliser plusieurs d'entre eux au quotidien depuis un certain temps, je peux quand même dire ne pas avoir remarqué de qualité inférieure dans ces produits plus respectueux de l'environnement par rapport à des homologues de grandes marques nettement plus agressifs envers le milieu naturel.   De même, au niveau du prix, ces produits ne sont pas nécessairement plus chers non plus.

Au passage, allez voir aussi dans la partie "Nouvelles" du site, on y mentionne entre autres le premier hôtel écolabellisé en France (en Poitou-Charentes).  Intéressant pour vos futures vacances... vertes !

17:46 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

01/11/2006

FBS 1: Les bio-carburants

Un pavé dans la mare pour inaugurer les posts consacrés aux "Fausses Bonnes Solutions" !
La presse a abondamment commenté ces derniers jours le mécanisme de défiscalisation des bio-carburants qui prend effet aujourd'hui.  Economiquement neutre pour l'Etat, les consommateurs, les producteurs de produits pétroliers et les distributeurs tout en amenant une diversificaiton des revenus des agriculteurs, et le tout présenté comme étant moins polluant que les produits fossiles, les bio-carburants ont en effet tout l'air d'être une solution miracle.
Ceci signifie-t-il que l'on va pouvoir rouler avec un carburant ayant un impact sur l'environnement diminué de 5% ?   Et bien, voyons cela sur un plan global en examinant d'un peu plus près le bilan écologique.

Il y a quelques mois, j'ai pu visiter une ferme qui commençait à produire de l'huile de colza destinée à ce marché.  D'enthousiaste que j'étais, j'ai rapidement dû déchanter...  Parce que lorsque l'on pose quelques questions sur la production dee cette huile, on obtient des réponses au moins surprenantes, au pire... effrayantes !  Compilation:

  • On produit ce colza en faisant appel à des engrais chimiques. Or, quand on sait que la production européenne de colza risque de ne pas pouvoir satisfaire la demande, on peut craindre que la recherche absolue du rendement n'entraîne un forte utilisation des ces engrais.  Or, la production d'engrais est un processus énergétique terriblement énergivore.  Les chaînes de production utilisent des quantités phénoménales d'énergie.  Sans compter leur transport, et leur épendage.  Voilà déjà un gros soucis: on fini par consommer plus d'énergie fossile ailleurs.  D'où un bilan déjà négatif !
  • Outre les engrais, l'usage de pesticides est également autorisé pour cette culture.  Encore une fois, impact énergétique négatif, et surtout création d'une nouvelle pollution: celle des nappes aquifères.  Ecologiquement, c'est une catastrophe !
  • Une chose complétement folle: lorsque j'ai demandé sous forme de boutade à l'agricultrice de la ferme visitée si ils allaient utiliser leur production de colza dans leurs propres engins agricoles, elle me répond très sérieusement que non, car l'Etat autorise toujours les agriculteurs à utiliser du mazout de chauffage (donc défiscalisé), et que cela leur coûtait moins cher.  Bel exemple, et merci pour l'environnement !
  • Il y a aussi la consommation électrique de la presse et de l'ensemble de la chaîne de production.  Nulle part n'est-il prévu de mesurer cette consommation.  Je suppose qu'effectivement, on préfère ne pas savoir !   Quand on sait qu'un kilowatt d'électricité disponible à une prise de courant nécessite l'utilisation de trois kilowatts d'énergie primaire pour sa production et sa distribution, je trouve que, quand même, il serait intéressant de savoir exactement ce qu'il en est.... 
  • Comme dit plus haut, quand on sait que la production européenne ne suffira de toute façon pas à couvrir les besoins et qu'il faudra importer de l'huile de l'étranger, on peut sérieusement remmettre en cause l'argument de diminution de la dépendance énergétique de l'Europe....  En plus, le Brésil est souvent cité comme exportateur de cet or vert, qui devra être transporté sur de longues distance, avec l'impact écologique qui en découle!
  • Enfin, au point de vue de la communication et du marketing, on diffuse le message que les bio-carburants sont moins (voire, pas du tout) polluants (ce qui est totalement faux, comme vous pouvez maintenant le constater).  Ceci pourrait avoir comme impact négatif de donner faussement une impression de bonne conscience: "Je roule avec (une partie) de biocarburants, donc je ne pollue plus".  Il s'en suit que les efforts pour rouler de façon économe n'apparaissent plus comme nécessaires, et à terme, on peut très facilement imaginer une augmentation de la consommation globale qui absorberait la part des bio-carburants sans diminuer la consommation de combustible d'origine fossile (on peut très facilement économiser 10 à 20% de carburant en adoptant une conduite économe)


En conclusion: Même si d'un point de vue économique, l'opération paraît intéressante (pour nos agriculteurs, seuls bénéficiaires du système), d'un point de vue écologique, il n'y a pas à prendre de gants: les bio-carburants ne sont PAS une bonne solution. 

Alors, quelle est-elle ?  Et bien, très simplement, il n'y a pas de miracles: rouler moins, moins vite, moins agressivement, avec des voitures cohérentes avec notre réseau routier, forcer l'industrie automobile à réduire les émissions et bannir l'air-co des voitures (comme sur base volontaire, l'histoire a bien prouvé que cela ne marcherait pas, il faut taxer lourdement l'équipement air-co des voitures, et intégrer sa consommation de carburant dans le calcul des émissions du véhicule pour éviter l'autre aberration que ces voitures ne bénéficient encore en plus d'un avantage fiscal [Sachez que l'air-co d'une voiture consomme entre 2 et 3 litres de carburant par heure de fonctionnement, ce que les constructeurs "oublient" allègrement de mentionner dans leurs brochures]; à ce moment-là seulement, la concurrence jouant, pourra-t-on espérer un comportement plus rationnel des consommateurs et de l'industrie automobile).

En bref et en résumé:


Les bio-carburants sont une Fausse Bonne Solution.


En savoir plus:
Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant
Valorisation de la biomasse: http://www.valbiom.be/
La voiture propre: http://www.clean-auto.com/ 
Rouler à l'huile végétale (Disponible en FR): http://www.ppo.be/


N'hésitez pas à me laisser vos commentaires et à en débattre librement sur ce site !

10:49 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : energie, environnement, nature |  Facebook |

11/10/2006

Mercure et lampes économiques

D'après une compilation d'études réalisée par la National Wildlife Federation (une association active dans la défense de l'environnement aux USA qui compte 4 millions de membres),
la chaîne alimentaire serait gravement contaminée par le mercure.
Le mercure, rappelons-le, est un métal lourd (symbole chimique: Hg) essentiellement rejeté par l'activité humaine, telles les centrales au charbon, les incinérateurs ou les pesticides qui
est rapidement absorbé par les plantes, puis par les animaux, et se retrouve à concentrations de plus en plus élevées
à mesure que l'on remonte la chaîne alimentaire.... jusqu'à nous.
Son ingestion provoque des troubles de l'immunité et des désordres touchant les reins, le cerveau ou dans le développement du foetus.
Dans nos pays, nous pouvons éviter de disséminer une certaine quantité de mercure tout simplement en ne jetant pas à la poubelle les lampes économiques usagées.  Elles peuvent en effet être reprises dans les petits déchets chimiques de nos parcs à containers.
Celles-ci, si elles sont une bonne solution adaptée dans beaucoup de cas pour engendrer d'importantes économies d'énergie, ont le gros défaut de contenir du mercure.
Il semblerait cependant que quelques marques aient lancé une gamme sans mercure, reconnaissable à la mention "0% Hg" sur l'emballage, auquel cas, ceci devrait devenir un automatisme d'achat.


Pour plus d'infos:

Le mercure dans la chaîne alimentairehttp://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2...
(Visitez aussi la homepage: www.univers-nature.com )

Le mercure dans l'environnement: http://www.ec.gc.ca/MERCURY/SM/FR/sm-i.cfm?SELECT=SM

National Wildlife Federation: www.nwf.org (en anglais)

19:20 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mercure, energie, environnement, nature, pollution |  Facebook |

05/10/2006

Eoliennes en Mer du Nord

Le véritable coup d'envoi de la mise en place de vraies grandes fermes éoliennes offshore est donné par l'Allemagne.

Déjà pionniers européens en la matière pour les parcs éoliens sur terre ferme, on estime que l'Allemagne n'aura pas trop de difficultés à produire 10% de son électricité rien qu'au départ de l'éolien.  Ca représente tout de même la production approximative de trois réacteurs nucléaires...

Et tout cela sans parler des autres sources renouvelables encore disponibles.

Quelques chiffres très intéressants dans cet article disponible sur AtlasVista Maroc:

http://www.avmaroc.com/actualite/lancement-premier-a48866...

Visitez aussi leur homepage: http://www.avmaroc.com/

21:02 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : eoliennes, offshore, energie |  Facebook |