14/12/2007

La satisfaction (2)

(suite de mon post précédent, qui commence ici....)

Un exemple chiffré: J'habite un quartier résidentiel où toutes les maisons se ressemblent car construites en même temps, par le même entrepreneur, sur base des mêmes plans.

Mon voisin le plus proche a exactement la même maison que moi: même surface habitable, même exposition, même construction etc...

Il consomme annuellement 3500 litres de mazout de chauffage.

Il y a dix ans, quand j'ai acheté cette maison, la première année, nous avons consommé 2100 litres.  Pourquoi cette différence ?  Tout simplement grâce à des habitudes différentes, comme celle de ne pas allumer la chaudière en septembre pour l'éteindre en mai, mais de l'allumer seulement quand c'est nécessaire.

Celle aussi de ne pas chauffer l'eau sanitaire en permanence, et surtout de garder une température raisonnable.

Sont venus ensuite les petits travaux, les petits appareils que j'ai réalisés (je suis, entre autres, électronicien...) et reliés à ma chaudière pour en diminuer la consommation, améliorer son rendement en récupérant la moindre calorie présente dans le circuit d'eau etc...  Résultat: 5 ans après, je ne consommais plus que 1200 litres par an.

Ensuite, sont venus les travaux plus lourds: refaire entièrement l'isolation des combles et de la toiture.

Résultat: j'en suis maintenant à 780 litres par an, et cette année, je pense bien descendre sous les 700.  Pas mal pour une maison de 30 ans, construite à l'économie !  Et je pourrais faire la même comparaison avec notre consommation électrique.  Ou d'eau.

Voilà déjà une de mes immenses satisfactions: consommer 5 fois moins que mon voisin pour la même maison !   Je peux vous dire que quand il fait le plein de sa citerne de 2000 litres (donc, deux fois par an...) au prix actuel du mazout, il ne rigole plus de mes petits trucs apparemment tout simples !

Au bureau, c'est un peu pareil.  Il y a quelques années, j'étais un Martien pour mes collègues !  Alors que des gobelets en plastique sont distribués gratuitement par la machine à café et la fontaine d'eau, moi j'arrivais avec une tasse et un verre....   Aujourd'hui, un bon tiers de mes collègues n'utilisent plus de gobelets en plastique.   C'est cool, non ?

Au boulot toujours, j'ai un jour envoyé un mail aux responsables de la gestion des bâtiments (je travaille dans une très grande société occupant plusieurs immeubles de grands bureaux climatisés au centre de Bruxelles) en leur détaillant ce qu'ils gagneraient en remplaçant les ampoules à incandescence de toutes les toilettes de tous nos bâtiments par des ampoules économiques, tenant compte de l'achat, de l'électricité consommée par la lampe et par l'airco qui doit évacuer toute cette chaleur superflue.   Résultat: trois mois plus tard, des lampes économiques partout ! 

Que voulez-vous de plus ?  Elle est là ma satisfaction.  Même quand parfois j'en bave (comme quand j'ai ré-isolé ma maison... vive les démangaisons, même des semaines plus tard), quand je vois maintenant ma facture de mazout, j'économise facilement 2000 EUR par an par rapport à mon voisin.  Quel pied !

J'avoue que c'est aussi un peu une question d'orgueil.... ces exemples me prouvent que j'ai raison d'agir ainsi, et ca fait toujours du bien à l'ego quand vous constatez que d'autres le reconnaissent aussi.

Mais c'est surtout aussi de pouvoir me dire que dans quelques décennies, lorsque les choses iront vraiment très mal pour nos enfants et nous-mêmes, je pourrai encore les regarder dans les yeux et leur dire "Vous savez, nous, on a toujours fait tout ce qu'on pouvait....".

Malgré que parfois, le pessimisme peut ressurgir.  Quand par exemple, je vois tous ces ridicules nabots dans leur 4x4 parce qu'ils ont besoin de ça pour s'affirmer.  Et que je me dis que ces crétins annihilent parfois en parfaite connaissance de cause ("Je m'en fous: c'est pour faire ch.. les écolos !") complètement les efforts que nous faisons.  Parfois, j'enrage....

Mais j'ai de quoi vite me rassurer... Mon voisin avec ses 3500 litres de mazout, les ringuards en cacat, eux, ils auront plus à perdre que moi... L'augmentation des prix les touchera plus durement que moi, et quand eux seront forcés d'agir parce qu'ils n'auront plus d'autre choix que de revendre leur risible tas de feraille, (et que évidemment, ca ne vaudra plus tripette car plus personne n'en voudra), ils perdront alors tout, car ils n'auront jamais appris à consommer de manière raisonnable...

Je vous dis pas le pied que je prends à cette perspective....

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07/12/2007

La satisfaction (1)

Un jour, on m'a demandé si à la longue, être "écolo" (comprenez: adopter des comportements respectueux de notre environnement), si finalement, ce n'était pas chiant....  Et si j'étais capable d'en retirer de la satisfaction, et si oui, comment et pourquoi ?

Je n'ai jamais beaucoup parlé de moi sur mon blog (un comble pour un blog !), parce que je n'ai jamais cru que c'était un sujet assez intéressant, mais aujourd'hui, je vais faire une petite exception, dans le seul but de pouvoir expliquer ce qui me pousse à agir comme je le fais.

Je suis à quelques mois de rentrer dans la quarantaine, et le premier souvenir que j'ai de l'écologie, c'était lorsque je devais avoir une dizaine d'années, une association de défense de l'environnement de la région où j'habite (et dont je fais toujours partie) avait organisé pour les écoles une plantation d'arbres dans un nouveau quartier résidentiel de la commune, et à laquelle participaient les écoles du village.

J'ai appris ce jour-là qu'il était important de planter des arbres, pour les différents rôles qu'ils jouent dans notre vie. 

Cette notion a été semée en moi ce jour-là, et a lentement germée au fil des ans.

Vers 16 ans, j'ai entendu parler du trou dans la couche d'ozone.  Rappelez-vous: au début des années '80, c'était LE sujet dont on parlait.  J'ai alors orienté ma rage d'adolescent dans un combat pour informer, au travers du journal local, la population du coin.   A cette occasion, j'ai pû nouer de nombreux contacts dont je ne suis pas peu fier.  J'ai pu contribuer modestement à la diffusion d'études très intéressantes, menées par exemple par l'Association Pharmaceutique Belge qui démontraient ce que tout le monde a tu à l'époque (et encore de nos jours), à savoir que les gaz utilisées dans les aérosols en ce temps-là, et aujourd'hui seulement encore autorisés dans les aircos des voitures (sous la pression du très puissant lobby des constructeurs), présentent une haute toxicité humaine immédiate en cas d'inhalation, en plus de ses effets dévastateurs sur la couche d'ozone, et des caractéristiques effarantes de gaz à très haut impact sur l'effet de serre.

Ces études, et les articles de vulgarisation que j'en avais tiré ont été diffusé jusque dans certaines universités françaises.

Depuis lors, j'ai toujours eu une soif d'informations sur les problématiques écologiques, lisant tout ce qui pouvait bien me tomber sous la main sur ces sujets.   Depuis quelques années, le formidable outil que constitue Internet m'a ouvert des horizons sans fin où l'on peut tout apprendre, tout savoir.

Forcémment, à force de lire, il finit toujours par en rester quelque chose.  Une fois que l'on commence à comprendre les mécanismes en jeu dans tel ou tel aspect de notre écologie, on prend immédiatement conscience de la fragilité même de ce monde dont nous sommes nés.   On se rend compte que la Terre n'a pas les immenses facultés de régénérescence qu'on lui prête un peu trop volontiers pour se rassurer.

Notre Terre est fragile, et elle souffre des actes que nous posons.

Notre société s'est engagée dans une direction qui fait du tort à notre environnement, et cause des dégâts souvent irréversibles.

Alors, on se sent l'obligation d'agir.  Une fois que l'on SAIT, on ne peut plus se permettre de continuer à agir comme si de rien n'était.   Et là, l'engagement du devoir moral prend le dessus.  On fait tout ce qu'on peut pour réduire son impact sur notre planète.  Par des gestes quotidiens, par la recherche d'autres gestes inédits à poser, par l'information des autres et de soi-même.

Comme le dit Nicolas Hulot, je pense aussi qu'on ne naît pas "écolo", mais qu'on le devient. 

Alors, la satisfaction dans tout cela ?

Et bien c'est tout simplement quand on voit que ces petits gestes commencent à porter leurs fruits.

(Comme ce post commence à devenir un peu long, la suite se trouve ici....)

Bon week-end !

08:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/11/2007

Pipi dans l'i-Pod

Décidemment, en ces temps où se profilent la crise énergétique et le réchauffement climatique comme les plus grands défis auxquels l'humanité devra faire face dans la décennie qui vient, certains ne manquent décidemment pas d'imagination pour explorer les pistes les plus saugrenues (ou du moins, les plus inattendues) pour trouver de nouveaux gisements d'énergie "propre".
Après le bikini solaire sur lequel vous pouvez brancher votre iPod, voici la NoPoPo ("NO POllution POwer"), la pile au pipi....

nopopo-battery

Inventée par la société Aqua Power et commercialisée dans les 2 formats les plus courants (AA ou LR6, et AAA ou LR03), ces piles se rechargent par un remplissage, à l'aide d'une mini-seringue fournie, avec un carburant qui n'est autre que... de l'urine.

Leur capacité électrique serait de 500mAh, ce qui est comparable à de vieilles piles au Nickel-Cadmium.  La pollution par les métaux lourds en moins.

Commercialisée pour l'instant seulement au Japon, le procédé utilisé par cette pile est similaire à celui de toutes les autres formes de piles: une réaction électrochimique relativement classique, sauf qu'ici, on peut utiliser de l'urine...

En fait pour être complet, il est mentionné que l'on pourrait tout aussi bien utiliser toute une panoplie d'autres liquides corporels, et aussi simplement de l'eau ou de la bière (mais là, ce serait dommage....Clin d'oeil)

Courant 2008 (si j'ose dire), elles devraient pouvoir se trouver en Europe au prix de 5 EUR la paire.

Dites donc, ca promet, l'été prochain sur les plages: Madame branche son i-Pod sur son bikini solaire tandis que Monsieur fait pipi dedans....  Décidemment, on n'arrête pas le progrès....

En savoir plus:

 

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23/11/2007

Guide des Jeux pour la Planète

Les Fêtes de Fin d'Année approchent à grands pas !

Et le grand gaspi qui les accompagne aussi...

Au premier rang de ceux-ci, il y a les (trop) nombreux jouets qui ne survivront bien souvent que quelques minutes entre les mains de nos petits bouts qui ont déjà tout et sont déjà blasés.

De plus en plus souvent de piètre qualité, de plus en plus souvent dangereux (rappelez-vous les multiples retraits du marché de ces derniers mois), de plus en plus inintéressants, ces quantités phénoménales de plastique finissent de plus en plus rapidement à la poubelle.

Chacun de nous peut poser un geste pour ne pas, inutilement, participer à ce grand gaspillage.

Raisonnons-nous nos achats, ne nous sentons pas obligés d'acheter ce dernier jouet à la mode, décomplexons-nous: c'est au bout du compte bien souvent avec les choses les plus simples que nos enfants s'amusent le plus et le plus longtemps.

Pour vous aider à poser un choix raisonné, de nombreuses pistes de réflexion sont proposées par Econo-Ecolo, dans leur tout récent Guide des Jeux pour la Planète.

La première partie de l'ouvrage (ne l'imprimez pas ; il se lit aussi bien sur un écran...) donne ces pistes de réflexion, des points d'attention lors des achats.  La seconde partie donne quelques exemples de jeux et d'avis circonstanciés, mais je pense que la première partie reste quand même la plus intéressante (en effet, bon nombre de jeux cités sont parfois difficilement disponibles hors France, ou alors moyennant des frais d'envoi exhorbitants... dans l'attente de distributeurs locaux courageux.)

Consultez ce guide: un moyen tout simple de poser un geste simple et utile.

En savoir plus:

Le  Guide des Jeux pour la Planète de Econo-Ecolo

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/11/2007

Comparatif éclairage (3)

Un an après la publication du comparatif des différentes technologies d'éclairage disponibles pour le particulier, il serait peut-être utile de refaire le point sur les évolutions et avancées réalisées au cours de cette année.
Pour votre compréhension, si vous ne l'avez pas encore lu, je vous suggère de lire ce comparatif en deux parties qui commence ici.

1°) L'incandescence classique
Que faut-il encore attendre de cette filière ?  Une technologie plus que centenaire, quasi-moyennâgeuse clairement en déclin.  Déjà certains pays ont décidé leur interdiction à court terme (voir Le kangourou électrique), et même la pourtant très conservatrice Europe elle-même se penche très sérieusement aussi sur la question.

2°) L'halogène
Une seule nouveauté un tant soit peu intéressante dans ce domaine: les halogènes bulbes, ou comment emprisonner une capsule halogène dans le bulbe d'une ampoule au look classique.  Pas vraiment intéressant, car les défauts de l'halogène sont ici renforcés.  En particulier, le point lumineux étant beaucoup trop éblouissant pour un éclairage direct, seul un éclairage indirect est indiqué pour ce type d'ampoule.  Le très léger gain de rendement lumineux par rapport à l'incandescence classique ne justifie pas le prix d'achat élevé, d'autant plus que celui-ci se rapproche très fort du prix des ampoules économiques.

3°) Ampoules économiques (ou fluo-compactes)

  • Baisses de prix généralisées pour les modèles les plus classiques.  Généralisation des couleurs chaudes (2700 K), tout en conservant un bon rendement lumineux (5 fois meilleur que l'incandescence classique).
  • Extension du nombre de modèles disponibles: on trouve maintenant des modèles de forte puissance (20 W et plus, correspondant à une ampoule incandescence de 100 W et plus, et jusque 72 W pour une utilisation en éclairage public), et les gammes de spots s'étoffent aussi.
  • Généralisation aussi du "Warm Start" ou "Quick Start" qui vous fournissent un rendement lumineux optimal immédiatement à la mise en route, sans préchauffage (ce qui avec de la mauvaise qualité, comme avec les spots fluocompacts de Ikea, peut prendre jusqu'à une minute avant que l'on voit poindre une lueur....) 
  • Intéressant aussi: un nouveau système d'allumage qui permet à la lampe économique d'être allumée/éteinte jusqu'à 500 ou 600000 fois.  De ce fait, la principale faiblesse des lampes économiques (vieillissement lors d'allumages répétés) est enfin éliminée.
  • Quelques grandes marques font un réel effort en matière de mercure et autres matières polluantes.  Hélas, les produits les moins chers restent très chargés en mercure et sont donc à bannir absolument. 

Donc, mise à part l'utilisation sur variateur qui reste bannie (quoique le fabricant allemand Megaman commercialise un modèle un peu particulier utilisable avec 4 intensités lumineuses différentes, à partir d'une utilisation particulière de l'interrupteur classique), on peut remplacer toutes les autres ampoiules à incandescence par des lampes économiques !

Seule la marque Megaman combine toutes ces caractéristiques intéressantes (couleur chaude, démarage instantané, moins de mercure et autres éléments polluants, insensibilité à l'usure au démarrage) dans une gamme très complète de formes, de culots et de puissances.   Osram se positionne aussi très bien.

Tous ces avantages (et l'augmentation de la durée de vie de leurs produits)valent bien le léger surcoût d'une Megaman ou d'une Osram par rapport aux produits les moins chers et de piètre qualité.


4°) LED's
La tendance se confirme: la LED sera bel et bien l'éclairage de demain.  Les prix baissent de façon spectaculaire (voir par exemple les promotions que certains hard-discounters ont proposées cet été ....), et les progrès technologiques sont quasi-quotidiens.   Un fabricant de puces coréens (Séoul Semiconductors) annonce pour la fin de l'année des LED's développant 8 W, avec un rendement lumineux double de celui atteint aujourd'hui avec les meilleures puces, et le tout, pour un prix de revient 4 fois moindre.
Pour les LED's aussi, les couleurs chaudes commencent à se trouver plus facilement et à se généraliser.
On trouve maintenant sans peine des LED's dans beaucoup de grandes surfaces et de magasins de bricolage.  Des spots LED's de 3 W (= puissance lumineuse d'un spot halogène de 35 W ou d'une incandescente de 40 W) se vendent comme des petits pains chez Auchan (France).  Les grandes marques comme Philips ou Osram se lancent à fond sur ce marché.  Sur internet, des enseignes comme Conrad distribuent aussi une très large gamme, mais à un prix encore malheureusement beaucoup trop élevé.  Comme pour tout type de produit nouveau et innovant, il faut comparer les prix avant d'acheter, car les différences sont parfois significatives.

Alors que dire de plus ?
L'éclairage est en pleine mutation, et nous allons enfin sortir du Moyen-Âge.
Mis à part pour les ampoules montées sur des variateurs, tous les types d'éclairage à incandescence disposent maintenant de solutions équivalentes, soit en ampoules économiques, soit en LED's.  En spots ou en bulbes, en couleurs chaudes comme en froides, sur toute la gamme des puissances disponibles, à des prix en forte baisse et nettement moins chers à l'usage et sur la durée de vie que l'incandescence ou l'halogène, il n'y a vraiment plus aucune raison pour ne pas se tourner (enfin !) vers un éclairage efficace et respectueux de notre environnement.

Et à l'approche des fêtes de fin d'année (si, si...  on y arrive...), je voudrais relancer l'idée d'offrir des économies à vos amis, familles etc... en leur offrant des ampoules économiques (voir ce que j'écrivais à ce sujet l'année passée) plutôt que des cadeaux futiles

En savoir plus:

10:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

09/11/2007

Dilemme 2: Tasse ou gobelet ?


Ghost%20Mug%20New_mSébi (merci à lui !)
nous propose un petit dilemme, comme on peut en rencontrer tous les jours dans notre vie professionnelle...
(Vous aussi, n'hésitez pas à m'envoyer vos dilemmes pour qu'on puisse en parler ensemble !)


Madame Levert (ben oui, quoi... il n'y a pas de raison que ce ne soit que Monsieur Levert qui se pose des questions... ;-)), Madame Levert donc, travaille dans une société où une machine à café distribue le divin breuvage, comme c'est souvent le cas, dans des gobelets en plastique.   Un bouton permet cependant de demander de ne pas livrer le gobelet, afin de pouvoir utiliser une tasse à la place.

Certains vont même jusqu'à empiler plusieurs gobelets pour éviter de se brûler, disent-ils.  Ce qui fait qu'à chaque boisson, ce sont parfois plusieurs gobelets qui sont ainsi consommés.

Madame Levert est consciente que les gobelets en plastique sont polluants (à produire et à détruire) et voudrait faire quelque chose pour limiter ce gaspillage qui l'écoeure.

Récemment, certains de ses collègues se sont dit qu'il serait plus écolo d'utiliser une tasse à la place du gobelet en plastique à usage unique.

Mais Madame Levert se pose une question: la tasse, il faut la laver.  Comme il n'y a évidemment pas de lave-vaisselle sur son lieu de travail, elle doit la laver directement au robinet.
Elle considère le fait que cela consomme de l'eau, de l'énergie pour la chauffer, et peut-être aussi un peu de produit vaisselle.

Et Madame Levert se demande si finalement, le gobelet en plastique ne vaudrait pas mieux.... Et voilà qu'elle est face à son dilemme !

Et vous, qu'en pensez-vous ?  Pouvez-vous aider Madame Levert (et ses collègues) à faire le bon choix ?

Avez-vous d'autres idées pour que Madame Levert et ses collègues (et nous tous aussi) puissions consommer notre caféine sans pour autant participer au grand gaspi ?

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02/11/2007

Nous sommes tous fous

Aujourd'hui, je voudrais mettre à l'honneur un blog que j'ai découvert il y a quelques semaines et que je tiens vraiment à vous faire partager.

Eric s'interroge sur la vie, le monde dans lequel on vit, et la façon dont nous y vivons.

Le résultat est un blog d'une très grande richesse, et très intéressant à lire.

Il y aborde baucoup de sujets qui m'interpellent (en particulier les problèmes écologiques, mais pas uniquement), et les recadre dans le moule de la société dans laquelle nous sommes bien forcés de baigner.

"Ils sont fous" n'est pas un blog récent, puisqu'il existe déjà depuis mars 2006, et la liste des articles publiés est déjà d'une taille respectable.

Je ne connais pas Eric personnellement, mais je peux vous dire qu'il est parfaitement bien informé et documenté sur les sujets qu'il aborde, et c'est avec une très grande pertinence et une vive intelligence qu'il nous pousse, à notre tour, à réfléchir.

Alors, sommes-nous tous devenus fous ?   Des pistes de réponse sur cet excellent blog, qui a rejoint ma liste de "blogs sympa" dans la colonne de droite.

10:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

26/10/2007

Eco bonus/malus

Une éco-mesure dont on parle beaucoup pour l'instant en Belgique et qui entrera en application dès le début 2008: les éco-bonus ou éco-malus proposés par la Région Wallonne à l'achat de voitures moins polluantes.

Le principe est le suivant: si c'est votre première voiture, et qu'elle émet moins de 146 grammes de CO2 par kilomètre, vous recevez une prime qui va de 100 à 1000 EUR.  Moins votre voiture pollue, plus la prime augmente.  En revanche, si cette voiture émet plus de 196 g de CO2/km, vous paierez de 100 à 1000 EUR.

Si vous remplacez votre voiture existante, vous recevez une prime identique à l'achat d'une voiture moins polluante, et vous paierez un malus si elle consomme plus.  Le montant de la prime ou de la taxe varie toujours entre 100 et 1000 EUR, selon la différence d'émission entre la nouvelle et l'ancienne voiture.  Il n'y a plus ici de notion de minimum ou maximum (les seuils de 146 ou 196 grammes).  On ne fait que comparer les émissions des deux véhicules.

A priori, on voit ici poindre une mesure intéressante et incitative pour acheter des véhicules de moins en moins polluants. D'autant plus, que les primes éventuelles sont cumulables avec l'avantage fiscal de 3 ou 15 % déjà accordé par le Fédéral aux véhicules les moins polluants.

Mais, plusieurs éléments font de cette proposition, au mieux, une mesure encore trop timide, et au pire, un outil qui poussera les acheteurs à la spéculation, avec un impact négatif sur notre environnement.

Tout d'abord, pointons la relative timidité de la mesure.

L'Europe a dores et déjà décidé un objectif d'un maximum de 120 gCO2/km à l'horizon 2010.  Or ici, d'une part, la mesure pour les premières voitures ne devient pénalisante qu'à partir de 196 grammes et donne déjà un boni à 146 grammes.  Cette fourchette n'est visiblement pas en phase avec les objectifs européens.

Ensuite, la spéculation.

Suivez bien le raisonnement ci-dessous: vous verrez qu'il y a vraiment un problème quelque part....

Supposez que vous deviez changer de voiture demain.  Vous optez pour une voiture juste légèrement moins polluante, et vous recevez une petite prime.   Vous vous dites qu'ainsi, lors de l'achat de la voiture d'après, vous pourrez encore obtenir une petite prime. 
En revanche, si vous êtes un très bon élève, vous viserez d'emblée l'achat d'une petite voiture très peu polluante.  Vous achetez donc demain une voiture qui émet par exemple 100 g par km. Vous recevrez une belle prime (merci Mr Daerden !) et vous serez content. 
Mais entretemps, votre famille s'agrandit (Félicitations !) et dans quelques années vous devrez acheter une voiture plus grande.  Bien que recherchant toujours une voiture peu polluante (parce que vous êtes toujours un bon élève), elle sera forcémment plus polluante que la petite que vous échangerez alors.  Vous achetez alors une familiale qui émet par exemple 130 grammes, ce qui reste fort peu pour un tel véhicule.  

A côté de chez vous, un bon gros 4x4 est remplacé par un autre bon gros 4x4 qui émet juste un petit peu moins (disons 240 au lieu de 250 grammes).

Et puis quoi ????

Vous allez devoir payer une taxe, alors que vous êtes toujours un bon élève, et qu'à la limite, vous polluez toujours beaucoup moins que votre abruti de voisin avec son ridicule "caca-t" qui en émet 240 ?

Rien que cela rend cette mesure totalement absurde.

Messieurs-Dames du Gouvernement Wallon, est-ce qu'il n'aurait pas été beaucoup plus simple de lier le montant de la taxe annuelle de roulage au niveau d'émissions du véhicule ? 

Moins de tracasseries pour le citoyen, processus administratif beaucoup plus simple à mettre en place, et mécanisme beaucoup plus transparent susceptible de mettre une réelle pression aussi bien sur les constructeurs que sur les amateurs de ces risibles futilitaires ?

Une simple taxe de roulage directement liée au niveau d'émission de CO2 du véhicule aurait certainement été beaucoup plus efficace, mais, il est vrai qu'en 2009, vous allez devoir vous présenter aux élections régionales, et quand on voit l'infestation grandissante de nos routes par de grosses poubelles dangereuses et polluantes, il ne faudrait surtout pas risquer de perdre cette partie de l'électorat, n'est-ce pas ?

10:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook |

19/10/2007

Le revers de la compensation

Il y a quelques mois, je vous avais parlé de la possibilité pour tout un chacun de neutraliser ses émissions de CO2 par une participation volontaire dans le financement d'un projet dont la finalité est de capter ou de réduire les émissions de CO2.

On peut ainsi par exemple aider au développement de petit éolien dans des pays en voie de développement, ou financer des pompes d'irriguation alimentées par le solaire, etc...  Les projets ne manquent pas.

Et le marché est juteux !  En 2006, ce ne sont pas moins de 110 millions de dollars qui ont ainsi été versés, sur base volontaire, par des sociétés et des particuliers, partout dans le monde.

Une autre voie est la replantation d'arbres sur des surfaces autrefois déboisées.
Parfois décriée pour le manque de garanties qu'elle présente (effectivement: qui peut garantir que dans 20 ans, les arbres plantés aujourd'hui seront encore debouts ?  Et on verra par la suite que c'est effectivement loin d'être évident...), cette méthode apporte des avantages connexes, comme par exemple, la lutte contre l'érosion des sols ou la désertification.

Mais malgré de nombreuses initiatives intéressantes, il faut tout de même bien voir que tout ne fonctionne pas toujours comme on pourrait l'espérer.

Prenons le cas du Parc National du Mont Elgon, en Ouganda.


Agrandir le plan

Dans les années 1990, des populations d'agriculteurs qui occupaient les terrains en bordure du Parc National ont été délogés sur ordre du gouvernement de l'époque, parfois par la force, voire par les armes, dans le but de procéder à la reforestation des parcelles.

Entre en jeu la "Face Foundation", une fondation sans but lucratif mise sur pied par des producteurs d'électricité néerlandais.   Celle-ci se charge à partir de 1994 de procéder aux replantations, financée dans un premier temps uniquement par les compagnies fondatrices, ensuite, empruntant la voie de l'auto-financement par la revente des droits d'émissions de CO2.

Mais voilà, le conflit couve.  Les agriculteurs expulsés n'en sont pas restés là et se sont regroupés dans une action en justice.  Des actions de destructions des plantations sont régulièrement menées.  500.000 arbres récemment plantés ont ainsi été arrachés.

Il faut comprendre les populations locales: l'agriculture y est plus qu'un métier: c'est une question de survie.  La démographie y est galopante, et les territoires cultivables ne sont pas élastiques.  Ils voient donc d'un très mauvais oeil les replantations qu'ils percoivent uniquement comme un moyen trouvé par les pays scandaleuselent riches que nous sommes de se dédouaner complètement de leurs excès et leurs gaspillages.

Comme je les comprends !

De plus, quand on sait qu'une forêt ainsi replantée soit croître pendant 100 ans avant d'avoir absorbé le quota de carbone qui lui est alloué, on en revient à la question de départ: qui nous garantit que l'objectif sera bel et bien atteint.

Alors, la compensation volontaire: une Fausse Bonne Solution ?   Non, je n'irai pas jusque là quand même....
Puisque comme je l'ai dit, les replantations, d'une part, sont intéressantes de toute façon pour des questions de lutte contre l'érosion et l'appauvrissement des sols déboisés, et d'autre part, il existe aussi d'autres types de projet de compensation des émissions.

Simplement, comme dans tout, aucun mécanisme n'étant parfait, il faut rester attentif à la façon dont les projets de compensation sont gérés et bien veiller à éviter les "dommages colatéraux", comme ce malheureux cas Ougandais l'illustre malheureusement trop bien.

Ceci dit, comme on le répète souvent: Compenser, c'est bien; ne pas émettre, c'est mieux !

Pour en savoir plus:

 

11:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/10/2007

Montréal, 20 ans plus tard

20 ans, et pas une ride !

Cette année, le Protocle de Montréal fête ses 20 ans d'application.

Le Protocole de Montréal est un traité international qui visait à réduire l'utilisation des produits chimiques (particulièrement des gaz Chloro-fluoro-carbonés, ou en bref, des CFC, utilisés à cette époque comme gaz réfrigérents dans les frigos, aircos, etc... et comme propulseur dans les sprays aérosols) responsables du fameux trou dans la couche d'ozone, cette couche qui nous protège des rayonnements les plus dangereux du soleil.

On découvre maintenant que pléthore des gaz que visait le Protocole de Montréal, et, pire, certains des gaz proposés en remplacement (les HCFC), sont des gaz qui ont également un impact sur le renforcement de l'effet de serre, et donc sur le réchauffement climatique.

Evalué en ce sens, le traité aura permis d'éviter l'émission, depuis son entrée en vigueur, d'une quantité de gaz ayant le même effet sur le réchauffement climatique que 5.5 fois la quantité visée par le Protocole de Kyoto !

Certes imparfait (par exemple dans la dérogation accordée à l'industrie automobile de pouvoir continuer à utilsier des gaz réfrigérants hautement polluants dans les air conditionnés des voitures), le Protocole de Montréal aura toutefois démontré son efficacité, car selon les observations les plus récentes, le trou dans la couche d'ozone se serait stabilisé, voire serait en voie de "guérison".

20 ans après, on en reparle.  On l'évalue et on examine son futur.

Et de façon assez surprenante, voilà que les Etats-Unis mettent sur la table une proposition de renforcement des termes du traité dans le sens d'une plus grande sévérité, et d'une réduction de 10 ans des délais accordés aux industries pour le remplacement total des ces gaz HCFC par de nouveaux gaz, sans chlore, cette fois.

Surprenant ?  Finalement, peut-être pas tant que ça, car comme par hasard, il se trouve que c'est justement maintenant que DuPont Co. se rallie derrière l'administration Bush, histoire de promouvoir leurs dernières innovations en la matière.  Je me disais aussi que si Bush prenait une telle mesure pro-environnementale, c'est qu'il devait y avoir des intérêts économico-industriels derrière cela...  Enfin, bon, l'essentiel, c'est que notre environnement en ressorte gagnant, n'est-ce pas ?

Alors, tout va bien ?

Et bien figurez-vous qu'un nouvel acteur fait son entrée en scène, et il s'agit de... la Chine !

Il semblerait en effet que celle-ci fasse de la résistance, car, sous le couvert d'une clause du traité original qui stipulait que les pays en voie de développement pouvaient encore bénéficier d'un délai jusqu'en 2040 pour produire des HCFC, elle veut continuer à bénéficier d'un effet secondaire inattendu, qui n'aurait même pas pû être imaginé en 1987.

En effet, la production des HCFC génère un déchet sous la forme d'un gaz appelé HFC-23 qui a la fâcheuse caractéristique d'être un gaz à effet de serre 11700 fois plus puissant que le CO2 (ce qui signifie qu'une tonne de HFC-23 a autant d'impact sur l'effet de serre que 11700 tonnes de CO2).

Alors, comme de toute façon, il n'y a pas de débouchés pour ce gaz, la Chine a construit des incinérateurs pour le détruire.
Et ce faisant, en vertu du Protocole de Kyoto, cette fois, la Chine se voit rémunérée pour cela... puisqu'elle réduit l'émission de gaz à effet de serre !
On estime qu'elle a ainsi déjà engrangé pas moins de 4 milliards de dollars, de par la vente des droits d'émission à des compagnies européennes et japonaises cherchant à atteindre leurs propres objectifs Kyoto.

Quel effet pervers: on produit un gaz polluant, banni par un traité, mais de par cette production, on récolte un déchet polluant dont la destruction assure un revenu du fait d'un autre protocole !
Et finalement, la destruction du HFC-23 se retrouve plus rentable que la fabrication et la vente du HCFC dont il est un déchet !

Comme quoi, parfois, même avec les meilleures intentions du monde, on ne peut pas éviter tous les effets pervers....

En savoir plus: 

11:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

05/10/2007

Un an !

Voilà un an, jour pour jour, je vous souhaitais pour la première fois la bienvenue sur mon blog !

Depuis lors, vous avez été nombreux à me rendre plus de 66.000 visites (décompte exact: voir le compteur à gauche...), et à supporter tour à tour:

Mes délires:

Mes coups de gueule:

Mes coups de blues:

Et mes coups de poing:

Avec une moyenne actuelle, en hausse constante, de 2400 visites par semaine, vous avez fait de ce modeste blog, un lieu vivant de rencontres et d'échanges, dans le respect mutuel de nos opinions.

Nous nous sommes tous enrichis les uns les autres grâce à ces discussions, et à toutes celles que nous avons pû avoir aussi en privé (par mail, entre collègues, amis,...).

Sachez, chers lecteurs(trices), chers ami(e)s, chaque jour plus nombreux, que chacun de vos commentaires a été lu avec la plus grande attention.  C'est votre participation qui me motive à continuer. 

Votre participation, et aussi les 7 raisons que l'Eternelle Optimiste m'a demandé d'exposer.

Alors, à chacun(e) d'entre vous en particulier, je tiens vraiment à vous dire un immense merci pour votre fidélité !

A bientôt, sur votre blog ou sur le mien !

 

17:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

28/09/2007

Dilemme 1: Fioul ou électricité verte?

Inaugurons cette rubrique des Dilemmes écologiques (oui, décidémment, c'est vraiment pompeux comme titre... mais enfin, bon !) avec ce premier problème:

La famille Levert se chauffe avec une chaudière au mazout (ou fioul, en France).  Leur eau chaude sanitaire peut également être chauffée grâce à la chaudière, ou aussi à l'électricité.

Ils se fournissent en électricité 100% verte, bien sûr.

Ils ont donc le choix maintenant entre se chauffer et/ou chauffer leur eau sanitaire, soit avec une chaudière au fioul, soit avec de l'électricité 100% verte. (Pour pouvoir planter le décor de ce dilemme, imaginons que pour une raison X ou Y, le solaire ne puisse pas être pris en considération)

Sachant que si plein de familles Levert utilisent plus d'électricité, et selon la logique de l'électricité verte, ils n'émetteront presque aucun CO2, mais en augmentant la charge globale sur le réseau électrique, cela encouragera une décision politique de constructions de nouvelles centrales... pas nécessairement vertes.

Alors sans considération d'ordre économique (l'électricité leur reviendrait de toute façon plus chère, mais ce n'est pas le débat), et d'un point de vue strictement écologique, QUE PENSEZ-VOUS QUE LA FAMILLE LEVERT DOIVE FAIRE ?

Fioul ou électricité verte ?

A vous de jouer....

11:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

27/09/2007

Les dilemmes écologiques

Après les FBS (Fausses Bonnes Solutions), une nouvelle rubrique voit le jour:

Les dilemmes écologiques

Sous ce titre pompeux (oui, j'avoue ! ;-))) ), je vais reprendre des questions que je me pose ou que vous vous posez sur les problèmes environnementaux et leurs solutions, et auxquelles je ne trouve pas de réponse.

Ce faisant, je compte alors sur vous, chers lecteurs et trices, pour apporter vos éléments de réponse.

Mais on va aller plus loin aussi: Je vous invite à utiliser la boîte e-mail du site (bouton dans la colonne de gauche) pour m'envoyer vos propres dilemmes sur l'environnement et sa protection.  

Et tous ensemble, on essaiera d'y répondre. (Il n'y aura pas de réponse individuelle par mail, mais uniquement via le site, et votre adresse e-mail ne sera pas diffusée).

Attention: il ne s'agit pas de poser des énigmes pour le plaisir... non; ce doit être une question pratique que vous vous posez face à des choix à faire dans le but de préserver notre environnement, et que vous n'êtes pas sûrs de la bonne solution...

Ca vous dit ?

Et bien dès demain, on commencera avec un premier dilemme !

11:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/09/2007

Pic pétrolier (3/3)

Ceci est la troisième et dernière partie de cette série consacrée au pic pétrolier.  Votre intérêt et vos réactions m'ont poussé à en accélérer la diffusion.  Tous les articles précédents restent toujours disponibles via la Table des Matières.  En particulier, vous pourrez retrouver ici la première partie, et là la deuxième partie.  


Bon, je sais, le Mexique, les USA, le Koweit, ca paraît loin de notre vieille Europe... Prenons dès lors un exemple plus proche: le Royaume-Uni.

Ici, c'est de gaz qu'il s'agit.

En 2005, les nappes de gaz de la Mer du Nord sont entrées en phase de déclin prononcé.  Il se trouve que, pour des raisons physiques et géologiques, lorsqu'une phase de déclin s'amorce sur une nappe de gaz, le mouvement est beaucoup plus rapide que pour le pétrole. 

Or, en Mer du Nord, plusieurs pompages importants se sont retrouvés quasimment à l'arrêt en quelques mois à peine en 2005.  L'Angleterre est quasi entièrement dépendante de ce gaz de la Mer du Nord, et une très grave pénurie est survenue durant l'hiver 2005-2006.  Le prix du gaz a été multiplié par 5 pendant l'automne 2005 et ensuite, encore multiplié par 4 tandis que le printemps 2006 tardait à arriver ! De grosses industries grandes consommatrices (briquetteries, industries chimiques ou verrières, fabricants d'engrais,...) ont été obligées de cesser toute activité pendant 3 à 4 mois durant cet hiver-là pour permettre l'alimentation en gaz des centrales électriques et des particuliers (chauffage).

Depuis, l'Angleterre vit dans l'angoisse d'un hiver rude.  Heureusement, en 2006, la mise en service d'un pipe-line reliant la Norvège (pourtant aussi en phase de déclin) a quelque peu détendu l'atmosphère, d'autant plus que l'hiver 2006-2007 fut doux (Merci le réchauffement climatique !). 

Mais la menace couve: le gaz disponible en Angleterre, malgré le nouveau pipe-line, ne suffira pas en cas d'hiver rigoureux en 2007-2008, car pendant ce temps-là, la production en Mer du Nord, y compris en Norvège, a continué de baisser....

Et le continent Européen ?  Et bien, nous, on a aussi quelques soucis à se faire...  L'Italie a connu la même situation que l'Angleterre en 2005-2006 et craint déjà la pénurie pour cet hiver.  

L'Europe vient aussi de négocier de nouveaux contrats de livraison de gaz avec la Russie (Gazprom, vous connaissez ?).  Or, il est avéré que depuis avant 2004 déjà, la production russe est en déclin très net.  Les plus grands spécialistes mondiaux de l'énergie entrevoient déjà des approvisionnements déficitaires à partir de 2007, et des coupures de gaz et d'électricité (faut-il rappeler qu'en Belgique, 35 à 40 % de notre électricité provient du gaz, en l'état actuel des choses) au plus tard en 2010.

Alors, au cas où l'hiver serait rude en 2007-2008, investissez d'ores-et-déjà dans un bon lainage !!!!

Je sais: tout cela paraît tellement incroyable !  Rassurez-vous: moi aussi parfois, j'ai du mal à y croire...  Et alors, je relis cerains documents que j'ai lu ces derniers mois, et qui sont véritablement au dessus de tout soupçon.  Et là, faites-moi onfiance, si vous les lisez aussi, vous verrez que la réalité est dure, peut-être même encore plus dire que ce que je vous ai décit ici.

En savoir plus:

  • Pic du pétrole et pic du gaz - Faculté des sciences de l'Université de Mons (Pr. Patrick Brocorens - Février 2007)   A lire absolument !! Ca fait une centaine de pages, mais c'est passionnant et hyper bien documenté (313 références, pas moins !)  C'est de cette étude aussi que sont extraits les graphiques illustrant cette petite série d'articles.
  • La face cachée du pétrole (Eric Laurent) - Editions Plon ISBN 225920323x - Editions Pocket ISBN 2266169092.  Il s'agit d'une enquête sur les dessous des marchés pétroliers, depuis le tout premier forage jusqu'à nos jours. Le pic pétrolier n'y est pas le sujet principal, mais ce livre aide à comprendre les mécanismes sur lesquels reposent toute la filière.  Entre autres, vous y comprendrez pourquoi on ne parle pas plus du pic pétrolier, et pourquoi les chiffres diffusés par les compagnies sont.. pour le moins..... euh.... ridiculement optimistes.
  • Un site (en anglais) point de départ pour toutes vos recherches sur le sujet: http://www.lifeaftertheoilcrash.net/
  • Pas vraiment optimiste: www.oilcrash.com
  • Le site de référence en français: www.oleocene.org
  • Wikipedia: Pic pétrolier
  • Demain La Terre: Un monde sans énergie ?
  • Un résumé très clair: "La famine pétrolière" (Martin d'Anjou)
  • Dans la presse, une multitude d'articles existent, mais parmi les plus récents, signalons les articles parus dans Les Echos (France) du 16 juillet 2007 et de Trends/Tendances (Belgique) du 30 août 2007
  • Observabilis: le regard d'un économiste: "Allons-nous bientôt manquer de pétrole ?" 
  • Enfin, A VOIR ABSOLUMENT:  "Pétrole et écrans de fumée" Un film de Ronan Doyle (que Michael Moore n'aurait pas renié) de 50 minutes (Anglais, sous-titré en français) sur les questions de savoir pourquoi on ne parle pas plus du pic pétrolier dans les médias, et quelles seront ses conséquences sur nos vies, avec une foule d'intervenants de tous horizons: 
    Julian Darley : Fondateur de l’institut "Post Carbon"
    Michael Meacher : Parlementaire, et ancien ministre britannique de l’environnement
    Colin Campbel : Géologue et membre de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas
    Chris Sanders : Economiste politique, membre de Sanders Research Associates
    Paul Roberts : Journaliste, Auteur de "The End of Oil"
    Nafeez Mossaddeq Ahmed : Analyste politique, auteur de "La guerre contre la vérité"
    Andreas Von Bülow : Ancien ministre allemand des sciences et technologies
    Philip J. Berg : Procureur, membre des Scholars for 9/11 Truth
    Christopher Bollyn : Journaliste de chez American Free Press
    David Shayler : Ancien membre du MI5, Officier du contre terrorisme
    Webster Tarpley : Historien, auteur de "La terreur fabriquée, Made in USA"
(Si le lecteur vidéo ci-dessus ne fonctionne pas sur votre machine, vous pouvez utiliser ce lien vers Google Video)

Je voudrais terminer (en toute modestie) par une citation qui termine également l'étude du Pr. Brocorens.  Il s'agit d'une phrase issue d'une campagne publicitaire massive initiée par Chevron, un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole, en juillet 2005, une campagne qui à sa manière, voulait attirer l'attention sur le caractère fini des ressources énergétiques de notre planète (vous trouverez le texte complet de ce qui est connu sous le nom de "L'appel de Chevron" dans l'étude du Pr. Brocorens.):


"Les entreprises, les gouvernements, et chaque citoyen de cette planète doivent faire partie de la solution aussi sûrement qu’ils font partie du problème."

09:01 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

19/09/2007

Pic pétrolier (2/3)

Ceci est la deuxième partie de la série consacrée au pic pétrolier. Suite à vos nombreuses réactions (y compris par mail), j'ai décidé d'en accélérer la diffusion. 

Si vous avez raté la première partie, elle se trouve au bout de ce lien.


C'est sûr, du pétrole ou du gaz, on en a encore pour 15 ou 30 ans, selon les projections. 

Ce que ces projections ne soulignent pas toujours, c'est que l'approvisionnement en pétrole ou en gaz ne va pas cesser du jour au lendemain (comme un robinet qu'on fermerait), mais bien décroître progressivement (comme un réservoir qui se vide... et c'est bien de cela qu'il s'agit.). 

Ensuite, cette notion de pic est applicable aussi bien individuellement sur chaque point de production, que au total au niveau mondial si on tient compte de la totalité de ces points de production (les champs pétroliers ou gaziers), comme le montre ce graphique.

Pïc pétrolier (2)

Là où ca devient très inquiétant, c'est quand on découvre que dans certaines régions du monde, certains grands champs pétrolifères (ceux qui assurent à eux seuls une grande part dans la production mondiale) ont atteint et souvent déjà largement dépassé leur pic de production, parfois depuis plusieurs années, et se trouvent donc en phase de déclin avéré. 

On remarque cela à posteriori au bout de plusieurs années, lorsque les statistiques montrent que tel puits de pétrole n'a plus produit autant de barils que l'année d'avant, et cela pendant plusieurs années consécutives (les spécialistes appellent cela "l'effet rétroviseur").

Ainsi, par exemple, le Mexique produit de moins en moins de pétrole depuis 2004.  Alors que 60% de la production du pays était fournie par un seul champ pétrolifère "super-géant", depuis 2004, chaque année, sa production a baissé de 35 à 75 % !!!  

Ce pays, qui utilisait d'une part ce pétrole pour sa consommation propre, puis exportait son excédent (principalement aux Etats-Unis voisins, son plus gros client), va d'ici 2008 ou 2009 à peine satisfaire à sa seule consommation (en hausse, d'ailleurs, comme partout dans le monde).   Donc, d'ici un an ou deux, le Mexique n'exportera plus de pétrole aux USA.

Rappelez-vous, en 2005, après une saison cyclonique assez intense sur le Golfe du Mexique (dont le tristement célèbre Katrina), et l'endommagement de plusieurs puits et raffineries, il y eu une envolée des prix du pétrole sans précédent.  Alors que va-t-il se passer lorsque les Etats-Unis devront trouver un autre vendeur de pétrole pour satisfaire leur propre demande (toujours, également, en augmentation)...?

Le Mexique, c'est un des points de production dont je vous parlais.  Je vous disais aussi plus haut, que le pic pouvait aussi être défini au niveau mondial. Outre le Mexique, le Koweit et l'Arabie Saoudite se trouvent aussi en phase de déclin prouvé depuis quelques années.  L'Indonésie a dépassé le cap à partir duquel elle ne satisfaisait plus à sa consommation interne en 2004.

Au total, au niveau mondial, les plus grands spécialistes (indépendants, bien sûr, car la plupart des compagnies pétrolières, elles, ne semblent pas pressées de l'annoncer...) s'accordent à dire qu'entre 2005 et 2010, le pic mondial sera atteint, mais qu'il faudra quelques années (effet rétroviseur - voir plus haut) pour s'en rendre compte.  Nous sommes mi-2007; pile-poil au milieu....

Et si on se rallie à une vision "optimiste", allons voir du côté des pétroliers eux-mêmes....   Evidemment, en tant que société commerciale, un producteur de pétrole hésiterait à annoncer platement aux marchés que d'ici quelques années, la matière première sur laquelle repose l'intégralité de son business... cessera d'être accessible... 

Et pourtant, Chevron annonce en 2005 que sur 48 pays producteurs de pétrole, 33 (trente-trois !) sont en déclin confirmé !  Et ça, c'est donc bien le point de vue (optimiste par définition) d'un pétrolier ! 

Et c'était en 2005.....

(Cliquez ici pour la suite)

18:27 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/09/2007

Pic pétrolier (1/3)

Note: En raison de la longueur du post que je souhaiterais partager avec vous, celui-ci sera exceptionnellement divisé en 3 parties.  Les liens de références et de bibliographie seront donnés à la fin de la troisième partie.


Attention! Ce qui suit devrait vous faire peur... très peur !
Je ne vais pas vous parler de pollution aujourd'hui, mais de quelque chose de peut-être bien plus effrayant encore, car il s'agit de quelque chose qui VA se produire, et qui remettra en cause tout ce que nous considérons comme acquis dans les bases de notre société de (sur)-consommation.

Les pics pétrolier et gazier sont deux phénomènes bien réels, déjà observés en certains endroits du monde - et attendus dans les autres - qui vont avoir pour conséquence de radicalement modifier notre façon de vivre.   Je vais essayer de résumer très fort de quoi il s'agit, mais sachez seulement qu'il s'agit de notions bien réelles, et même si vous n'en avez peut-être pas encore entendu parler, c'est sans doute à cause du caractère tellement incroyable et des répercutions potentielles tellement inimaginables de ce que cela implique. 
Nos amis anglais, eux, pourraient vous en parler longuement, puisque c'est devenu pour eux une réalité durant l'hiver 2005-2006.
Pour ces posts, je me suis appuyé principalement sur deux sources (citées en fin de troisième partie), très fiables et très complètes. 

Même si cela peut parfois paraître un petit peu compliqué, je vous inviterai ensuite à lire les documents en question, ainsi que la myriade d'autres disponibles entre autres sur le net, car franchement, cela ne laisse pas de glace....

Tout d'abord, une petite définition: le pic pétrolier survient au moment où, d'une part, la capacité de production du pétrole (ou du gaz), atteint un maximum (pour différentes raisons), tandis que d'autre part, la demande de produits pétroliers, elle, continue à augmenter. 

A ce moment-là, la production ne suffit plus à satisfaire la demande, et on entre en phase de pénurie.  C'est à dire, que, comme on consomme de plus en plus de pétrole, mais qu'on arrive plus à en produire d'avantage, il y a un écart qui se creuse: il y a toujours du pétrole, mais plus assez pour en fournir à tous ceux qui le demandent.  Cela se traduit entre autres par une augmentation extrêmement brutale des prix.

De plus, si on parle de pic plutôt que de plateau, cela sous-entend que la production ne va pas rester au même niveau, mais va bien commencer à décroître.  C'est ce qu'on appelle la phase de déclin.  On n'est plus capable de maintenir le niveau de production de pétrole, et la quantité disponible baisse de plus en plus, tandis que la demande, elle, continue d'augmenter.  Le petit schéma suivant illustre bien cette situation.

Pïc pétrolier (1)

(Pardon à l'auteur de ce graphique, s'il me lit, de ne pas le citer ici, mais qu'il se rassure, ce sera fait à la fin du 3ème article !)

Cliquez ici pour la suite

16:52 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Table des matières

Voici une table des matières qui vous permettra de reconsulter les anciens articles.

Les articles les plus récents sont en tête.

  1. Zéro absolu: Une destination de vacances pas trop à mon goût...
  2. Cyber Cars: De drôles de voitures demain dans nos villes ?
  3. Bu et approuvé... : Un goût de sainteté...
  4. Prototype révolutionnaire: Mis en service le 1er avril ...
  5. 60 minutes chrono: Earth Hour 2009
  6. Comparatif éclairage (6): Le calendrier de sortie de l'incandescente
  7. Alternance négative: Pourquoi pas la discrimination positive ?
  8. Mais que va dire Maïté ?: La lessive écolo (L'Eternelle Optimiste)
  9. La roue du hamster: Et si on faisait du sport ?
  10. Voiture branchée: Les derniers développements des voitures électriques
  11. Le syndrôme de la pâquerette: L'adaptation à son environnement (Sébi).
  12. Eole et Apollon: Eclairage public écologique
  13. Comparatif éclairage (5): Certaines ampoules spéciales difficiles à remplacer ?
  14. Al Gore passe la main: Curieux changement d'avis.
  15. Ah ! Vous voulez du beau: L'esthétisme maraîcher. (L'Eternelle Optimiste)
  16. Les oiseaux et le sel: L'épandage routier et sur les trottoirs est nuisible.
  17. 2009 !!!: Les voeux de Grandeur Nature
  18. Cosmos 1899: Une parodie hilarante
  19. Accumulateurs et chargeurs (3): Quelques conseils d'utilisation
  20. C'est cadeau: Quelques idées de cadeaux pour toutes les circonstances
  21. Où l'on commence par une pétition; ...sur les OGM (L'arrivée de Sébi sur GN)
  22. Accumulateurs et chargeurs (2): Choisir un bon chargeur
  23. Accumulateurs et chargeurs (1): Les types d'accus
  24. Comparatif éclairage (4): Mise à jour 2008
  25. La 6ème extinction: Qu'est-ce qu'une extinction massive ?
  26. L'heure du choix: Scrutin présidentiel étasunien
  27. Calculez: Une calculatrice web pas comme les autres.
  28. Voyager autrement: Quand le tourisme rencontre les demandes du développement durable
  29. Il pleut, il pleut... : L'eau de pluie
  30. N'abandonnez pas !: Un terrible constat
  31. Plaie d'argent n'est pas mortelle, la faim oui: Juste une réflexion en ces temps de crise financière
  32. La fin des 4x4: On peut y contribuer
  33. Rester branché, c'est démodé: Pas qu'un simple slogan
  34. La géothermie: Principes de base
  35. Téléphone vert: Téléphones mobiles et écologie
  36. La ferme soit avec vous: Une parodie bio de Star Wars en VOSTF
  37. Qui suis-je (2) : Un peu plus sur moi....
  38. Adalia: Une coccinelle et une association
  39. Qu'est ce qui est vert, qui monte et qui descend ?: A votre avis ;-))
  40. "Wash my world": Changement de style musical....
  41. "Auprès de mon toit..." : Les toits verts, kesako ?
  42. Pas si grave!  Restons optimistes...
  43. Au feu les pompiers: Seul un idiot se bat dans une maison en feu
  44. Commentaires ou forum: Quels moyens pour vous exprimer ?
  45. L'autre soleil: D'autres types d'exploitation de l'énergie solaire
  46. Chaleur de villes, chaleur des champs: Le climat n'est pas le même partout
  47. Guindaille avec des baveuses: Quand les limaces se font envahissantes
  48. L'écolo écono: Un livre bien dans l'air du temps
  49. "Moi veux ça !": Terrorisme consumériste en culotte courte
  50. A vélo à Bruxelles: La Fête du vélo, édition 2008
  51. Levons le pied: Changement de rythme, man...
  52. Vent et soleil: De l'énergie verte en poche, partout
  53. Hyper solaire: Un supermarché et le solaire photovoltaïque. Doublement intéressant.
  54. Ma nouvelle voiture: Je l'ai reçue, et j'en suis content.
  55. Tout confort ?: Premier article de l'"Eternelle Optimiste" pour Grandeur Nature. Jusqu'où faut-il aller dans la notion de confort ?
  56. Potentiel Wallon: Une occasion de briller qu'il serait dommage de laisser passer
  57. Refonte des chemins de fer belges: Un scoop sur Grandeur Nature, par un beau matin de printemps... ;-))
  58. La mixité verticale: Des solutions architecturales pour nos villes
  59. La voile et la vapeur: Le retour du vent dans la marine marchande
  60. Les crimes de Monsanto: Round-Up, OGM, agent orange et autres saloperies. Des crimes contre l'humanité toute entière.
  61. Le contrat: On le signe chaque matin sans réfléchir.
  62. Cher bout de viande: Comment éviter la hausse des prix de la bidoche
  63. Londres (presque) propre: Le péage urbain
  64. Dilemme 3 - To bio or not to bio: Le bio en question
  65. Les voitures vertes...pâles: Que penser des séries "vertes" de voitures ?
  66. Sous les pavés, le chauffage: Utiliser les routes comme chauffage solaire
  67. REVA, un rêve électrique: Enfin disponible à tous, une vraie voiture électrique
  68. Sous le soleil de Provence: Méga projet photovoltaïque dans le Midi
  69. L'Islande 100% renouvelable: C'est pour bientôt !
  70. 7000 en 2020: Plein d'éoliennes pour l'Angleterre
  71. C'est la Fête !: Tant qu'elle n'est pas gâchée par certains excès
  72. Crise de foie: Du foie gras pour les Fêtes ? NON !!!
  73. La satisfaction (2): Quelle satisfaction personnelle peut-on éprouver ?
  74. La satisfaction (1): Peut-on être "écolo" et heureux ?
  75. Pipi dans l'i-Pod: La pile qui fonctionne à l'urine
  76. Guide des jouets: Pour que "Fêtes" ne rime pas avec "Gaspi"
  77. Comparatif Eclairage (3): Une mise à jour avec les derniers progrès
  78. Dilemme 2: Tasse ou gobelet ?
  79. Nous sommes tous fous: Un blog à l'honneur
  80. Eco bonus/malus: Des primes pour les voitures plus propres, des taxes pour les autres.
  81. Le revers de la compensation: Les effets pervers d'une bonne idée
  82. Montréal, 20 ans plus tard: Le Protocle de Montréal sur la sellette
  83. Un an !: Un petit best-of de mon blog
  84. Dilemme 1: Energie fossile ou électricité verte ?
  85. Les dilemmes écologiques: Quand entre deux solutions, il faut choisir
  86. Pic pétrolier (3/3): Et en Europe ? Aussi, tous les liens et une vidéo
  87. Pic pétrolier (2/3): Quelques faits et chiffres
  88. Pic pétrolier (1/3): Quelques définitions
  89. FBS3: Hybrid or not hybrid : Ma prochaine voiture, une hybride ?
  90. Mécano polaire : Station Polaire Internationale, Alain Hubert
  91. Du soleil ! : Des bikinis photovoltaïques
  92. Que devient le tram 33 ? : Un tram urbain pour le transport de marchandises
  93. Que la LED soit ! : Des spots LED's à tout petit prix
  94. La pub ?.... BEEEH ! : Quand les publicitaires récupèrent l'écologie
  95. 10 jours: Ma fille de 8 ans lance une grande campagne.
  96. Vacances: Je pars en vacances...
  97. 1000 Euros: Comment les gagner facilement
  98. 7 raisons: pour protéger l'environnement
  99. 2030: Quelle énergie en 2030 ?
  100. Le solaire à la loupe: Une nouvelle technique pour les panneaux photovoltaïques
  101. La Fête du Vent: Le programme de l'édition 2007
  102. Un peu de bidoche ? : Le coût écologique de la viande
  103. Nouveau projet: Des éoliennes bientôt près de chez moi
  104. En vert à l'école: Ecrivez aux Directeurs d'écoles
  105. Cécile Gladel: Une Auvergnate et son superbe blog au Québec
  106. 18 secondes: Pour mettre une ampoule économique
  107. Passage à l'acte: Signez le Pacte Ecologique Belge
  108. Electra Pas Belle: Les projets de nouvelles centrales d'Electrabel
  109. Voir Al Gore à l'oeil: Le DVD d'Al Gore distribué gratuitement
  110. 2 P'tits tours et puis s'en vont...: La Présidentielle en France
  111. "Aux arbres, citoyens": Le clip de Yannick Noah
  112. Coca équitable: Une initiative bretonne
  113. YAB: C'est Yann Arthus-Bertrand
  114. Il n'est pas trop tard...: Une campagne de Greenpeace
  115. BBQ: Des alternatives au charbon de bois pour vos barbecues
  116. En coup de vent: La parc éolien de Dour-Quiévrain
  117. Pacte Ecologique Belge: Oui, mais c'est le 1er avril... ;-)
  118. A la Une !: Skynetblogs rend hommage à Grandeur Nature
  119. Du sang sur la banane: Chiquita et Coca-Cola n'hésitent pas à faire abattre ceux qui se trouvent sur leur chemin.
  120. Tu vas pas mourir de rire...: Où sont passés les oiseaux de nos jardins ?
  121. Relevons le gant !: Nettoyage des plages
  122. La largeur des mesures: L'indigence des programmes politiques
  123. Programme: Nos politiciens montrent-ils l'exemple ?
  124. Thermique ou voltaïque ?: Qu'est-ce qui est le mieux ?
  125. Alain Hubert: Qui est-il ?
  126. Qui suis-je ?: Mon fils de 5 ans vous répond...
  127. Le kangourou électrique: L'Australie prend des mesures
  128. Ma frite: Recyclage des huiles et graisses
  129. La crotte qui chauffe: La bio-méthanisation au Luxembourg
  130. La nuit, tout le week-end: La consommation électrique en Belgique
  131. Jouons avec l'eau: Des jeux écologiquement éducatifs
  132. Vive les déchets... mais pas trop longtemps: Un nouvel espoir pour les déchets nucléaires ?
  133. "La Terre meurt": Les paroles de Charles Aznavour
  134. En avoir une plus grosse: Les excuses des acheteurs de 4x4
  135. Europe, mauvais élève: Quand l'Europe ne veut pas prendre de mesures
  136. 5 minutes: Une campagne internationale de sensibilisation
  137. Salon de l'Auto: .. et une évocation de la voiture électrique EV1
  138. Une lettre du proprio: Petite réflexion philosophique
  139. Compensation volontaire: Payez votre dette écologique
  140. 2007 !: Les voeux de Grandeur Nature
  141. "Pierre": Une victime de la route, qui m'était proche.
  142. FBS2: Les pompes à chaleur: Sont-elles vraiment une bonne solution ?
  143. Offrez des économies: Une idée de cadeau originale pour les Fêtes
  144. Euro 5: La norme Euro 5 en question
  145. Entrée payante: Les péages urbains
  146. Chocolat suremballé: Côte d'Or, Nestlé, Ikéa et leurs pratiques anti-écologiques
  147. Airco et CO2: L'airco des voitures, inutile, coûteux et très polluant
  148. Comparatif éclairage (2): Les technologies les plus modernes
  149. Merci !: Les records de chaleur: merci aux pollueurs !
  150. Comparatif éclairage (1): Les méthodes moyenâgeuses d'éclairages
  151. Nicolas Président ?: La candidature possible de Nicolas Hulot
  152. Consommer (un peu) plus vert: Un nouvel éco-label
  153. FBS1: Les bio-carburants: Un pavé dans la mare
  154. "FBS": Les Fausses Bonnes Solutions: Introduction
  155. Consommation durable: Quelques solutions simples
  156. Supports magnétiques: Qu'en faire ?: VHS, disquettes, cassettes...
  157. Mercure et lampes économiques: Certaines lampes économiques sont polluantes
  158. Extrême dégoût (d'égout ?): L'extrême droite en Flandre fait 30%
  159. Quel fournisseur d'électricité verte pour vous ?: En Belgique
  160. Eoliennes en Mer du Nord: Un projet allemand offshore voit le jour
  161. Bienvenue sur mon blog

16:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/09/2007

FBS 3: Hybrid or not hybrid ?

En commencant ce blog, je voulais, entre autres, mettre en lumière certaines solutions proposées pour lutter contre des problèmes d'environnement très spécifiques et qui ne sont pas toujours les bonnes solutions.
Il se fait qu'à ce jour, seuls les bio-carburants et les pompes à chaleur ont fait "l'honneur" de cette rubrique des "Fausses Bonnes Solutions".
Un petit dialogue avec Eole sur son blog (voir les commentaires de son article ici) m'a rappelé que je voulais aussi aborder la question des voitures hybrides.


L'année prochaine, je vais devoir changer de voiture.

Il est évident que, compte tenu de mes convictions déjà largement exposées sur ce blog, je n'accepterai jamais d'acheter une voiture plus polluante que celle que j'ai maintenant (Moteur essence 1.4 sans air-co, consommation d'après constructeur en circuit mixte: 6.7 l/100; émissions CO2: 160 g/km).
Quand on sait que la consommation d'air-co (2 à 3 litres de carburant par heure de fonctionnement) n'est jamais reprise sur les étiquettes énergie des véhicules vendus en Belgique, et que donc les émissions de ces équipements ne sont donc pas mentionnés, il est déjà évident que ma prochaine voiture ne sera toujours pas équipée d'air-co.  En aucun cas. (Je ferai un autre post pour démontrer que, même si on ne s'en sert pas, l'air-co est très couteux et surtout très polluant, et que de toute façon, dans bien des cas, en tout cas quand on habite sous un climat comme celui de la Belgique, c'est vraiment très loin d'être utile).  En attendant donc: pas d'air-co sur ma prochaine voiture, quoi qu'il advienne.

Reste la question de la motorisation: essence, LPG, diesel, ou ... hybride ?
Pour régler la question: le LPG et le diesel (avec filtre à particules) sont écologiquements plus intéressants que l'essence, mais qu'en est-il de la voiture hybride ?

Prenons pour exemple l'hybride la plus vendue au monde (500.000 exemplaires à ce jour): la Prius de Toyota.
La génération actuelle (Prius II) titre 4.3 l/100km d'essence pour des émissions de 104 g/km de CO2.  Pas mal, par rapport à mon véhicule actuel !
Pas mal.... mais réellement plus écologique ?   A voir !
Dans ces 4.3 l ne sont donc pas compris les émissions des équipements, et en particulier de l'airco.  Car, (Eh oui !), les arguments commerciaux surpassant décidemment toujours les arguments écologiques, figurez-vous que ces voitures dites "propres" sont toutes équipées de l'airco !  D'office, et sans possibilité de le faire enlever ! Première abbération.
Rien qu'à cause de cet airco, cette hybride fini donc par consommer autant que ma voiture actuelle.

Mais ce n'est pas tout.   Quand on voit comment fonctionne une hybride (en gros: un moteur électrique "aide" le moteur à essence dans les moments où celui consommerait le plus, et ce moteur électrique est alimenté par des batteries elles-mêmes rechargées à chaque fois que l'on utilise le frein moteur ou que l'on freine), on se pose forcémment la question à 1 million d'euros: quelle est le durée de vie de ces fameuses batteries ?RED_0001

Et là, le constructeur est pour le moins évasif.  On signale simplement dans les documents promotionnels que le remplacement des batteries est compris dans le programme d'entretiens gratuits du véhicule.  Donc, le remplacement des batteries ne coûtera rien au propriétaire du véhicule.  Mais que coûtera-t-il à l'environnement ?   On parle en effet ici d'un pack de 40 kilos de batteries Ni-MH qui sont reprises par le constructeur et démontées selon une procédure particulière qui n'évoque que peu un programme de recyclage au sens traditionnel du terme.

Quand on sait que "un programme de recyclage traditionnel" n'existe pas dans tous les pays, la première question se pose: que deviennent ces batteries dans les pays où aucune filière de reprise n'est mise en place ?
 

Ensuite, la question fondamentale: la fabrication, la reprise et l'élimination de ces batteries n'annulent-ils finalement pas tous les autres avantages écologiques subsistant (à condition de ne pas utiliser l'airco...) de ce type de motorisation ?
Certains le pensent en tout cas.  Personnellement je n'ai pas de réponse chiffrée et tranchée, mais je soupçonne que, au bout du compte, (et mon intuition se révèle souvent bonne en ce genre de matières) il ne reste plus grand'chose comme avantage écologique à utiliser une voiture hybride: l'airco imposé et les batteries à fabriquer/remplacer/recycler/éliminer annihilent toute possibilité de rouler moins sale qu'avec une motorisation classique.
Pour ma part donc, au final, je risque fort bien de ne finalement pas acheter de voiture hybride (puisqu'il reste une différence notable de prix que je pourrais tout aussi bien utiliser à d'autres fins, plus écologiquement rentables), mais bien une "bête" essence pouvant être équipée de LPG ou une diesel équipée de série d'un filtre à particule (le montage à posteriori d'un FAP a prouvé son inefficacité).

Alors, les véhicules hybrides... Fausse Bonne Solution ?  Dans l'état actuel des choses, je le pense, oui.

En savoir plus:
- La technologie hybride selon Toyota (en anglais): http://www.toyota.com/vehicles/minisite/hsd/index.html?s_...
- Le Prius Club de Belgique (contient aussi des liens vers d'autres sites intéressants): http://priusclub.skynetblogs.be/
- Recyclage des Prius en Belgique: http://fr.toyota.be/Images/car%20recycling%20french_tcm29...

 

(Sinon, pour ma voiture, il y a bien une hybride nouvelle génération qui me tenterait, mais je ne suis pas sûr que ma petite femme adorée soit totalement d'accord... Clin d'oeil)RED_0001_1

15:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

01/09/2007

Mécano polaire

La Station Polaire Internationale a fait l'objet, pendant cet été, d'un montage en forme de répétition générale, sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles.

Cette future base polaire sera autonome en énergies renouvelables (l'éolien pendant la nuit polaire, le solaire le reste du temps) et constituera un pied-à-terre unique dans la région polaire, à des fins scientifiques.

(Cliquez sur l'image pour une animation en 3D)station_panorama_or
L'inauguration en présence de SAR le Prince Philippe et de la presse aura lieu le 5 septembre. 

Le public pourra ensuite admirer la Station, à Tour et Taxis (Bruxelles), du 6 au 9 septembre, entre 10 et 18 heures.   Une occasion unique d'admirer ce petit chef d'oeuvre en vrai, et de soutenir le projet.

Des expositions, conférences, projections de films,... complèteront votre visite.

En savoir plus:

  • En Belgique, la RTBF diffuse ce mercredi 5 septembre une émission spéciale "Planète Nature" consacrée à la station polaire.   Ailleurs dans le monde, une diffusion sur TV5 n'est pas à exclure, mais je n'en ai à ce jour pas connaissance.  Surveillez vos programmes TV...
  • Fondation Polaire Internationale : www.polarfoundation.org
  • Communiqué de presse sur l'inauguration et l'ouverture au public

 

03:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

24/08/2007

Du soleil !!!

(Merci à Eole pour l'info)

On ne l'aura pas beaucoup vu cet été, le soleil... Et pourtant, qu'est-ce qu'il nous aurait bien été utile... 

Surtout depuis l'apparition du dernier gadget hyper-tendance: le bikini solaire !

Ca se passe de commentaires....

bikini_solaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Et quand les championnes de natation espagnoles (Ici, Gemma Mengual) font la promotion du modèle une-pièce, ca donne ceci:solar-bikini-triumph-01

 

 

 

 

 

 

L'histoire ne dit pas si la taille des bonnets s'exprime en Volts ou en Watt-crètes.....Moqueur

 

C'est sûr qu'avec des news comme ça, je comprends qu'Eole soit fan du PV (photo-voltaïque)...Clin d'oeil

En savoir plus:

(Bon, allez, quoi !  ... C'est la fin des vacances,.. je me lâche un peu !   Vous ne m'en voulez pas, hein ?...)

16:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/08/2007

Que devient le tram 33 ?

Au temps du Grand Jacques, on prenait le tram 33 pour aller manger des frites chez Eugène.

Nos voisins hollandais ont su faire évoluer le tram (le 33, et les autres...) vers le 21ème siècle.

cargotramDepuis le mois de mars, la compagnie City Cargo opère un réseau de "trams-frets" (ou Cargo Tram) à Amsterdam. Ces trams sont destinés à transporter au sein même de la ville des marchandises qui seraient, sinon, transportées par camion.  Des parcours pour le transport de marchandises sont ainsi mis en place sur les voies de tram existantes, reliant des arrêts de transbordement où de petits véhicules électriques sur roues assurent la livraison au client final.   Chaque tram remplace ainsi l'équivalent de 4 camions et transporte 30 tonnes. 

ecarEn collaboration avec le producteur d'électricité Nuon, la compagnie City Cargo va implanter une éolienne destinée à produire l'électricité verte nécessaire au bon fonctionnement du système.

Après avoir fait ses preuves pendant le printemps, le système est devenu une réalité depuis que la ville d'Amsterdam a accordé, début juillet, une concession de 10 ans à City Cargo pour opérer ses activités sur le réseau existant.

A terme, on prévoit que la moitié du trafic routier de marchandises au sein de la ville aux canaux, soit 2500 camions par jour, sera assurée par ce système.

tramindestadEt tout bénéfice pour les habitants, puisque, outre la diminution des embarras de circulation dûs aux camions dans la ville, on estime que la concentration des polluants d'origine routière dans l'air de la cité sera réduit de 15 à 20%.

En Belgique, à Bruxelles du moins, pas de tel projet en vue.  Il faut dire que le lobby des transporteurs routiers est tellement puissant dans notre pays que l'idée même d'une telle initiative n'aurait aucune chance de pouvoir être ne fut-ce qu'étudiée...

Mais restons optimistes: d'autres pays à la pointe du progrès (et à l'esprit moins obtus que celui de nos lamentables politiciens belges, trop occupés à tout mettre en oeuvre en vue de détruire notre unité nationale plutôt que de se préoccuper du bien-vivre de sa population) bénéficieront peut-être bientôt aussi de ce genre de procédé.

Aaaaah, si le Grand Jacques était encore parmi nous, il apprécierait pourtant sûrement beaucoup que le tram 33 puisse aussi transporter les frites du port d'Amsterdam jusque chez Eugène....

En savoir plus:

16:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : transports |  Facebook |

11/08/2007

Que la LED soit !

Dans la deuxième partie de mon comparatif des 4 grandes méthodes d'éclairage, j'ai abordé pour la première fois la technologie des LED's.

IMG_0409Dans ce domaine, chaque mois qui passe apporte sa nouveauté, tant au niveau des produits disponibles pour le grand public que dans l'état des recherches en la matière.

Le problème de la distribution des articles posait encore problème: Facilement disponibles par Internet, rares étaient cependant encore les magasins grand-public à proposer ce type d'articles en rayon.

En Belgique, au moins deux grandes chaînes de magasins de bricolages proposent déjà des spots à LED's dans leurs étalages depuis pas mal de temps (Brico et Hubo).

Mais la consécration commerciale pourrait bien avoir eu lieu cet été, où un hard-discounter d'origine allemande, bien implanté entre autres en Belgique et en France a proposé pendant quelques jours une méga-promotion sur des spots à LED's, déclinés en 4 versions (12V ou 230V, et plusieurs types de soquets).  Le prix ?  Imbattable: 4.95 EUR / pièce !  Soit un prix équivalent à celui d'une lampe économique !

IMG_0414Après achat et essai, les spots (du moins la version 12V, car le succès de la promo a été tel qu'il aura fallu très peu de temps pour liquider tout le stock...), consommant 1.3 W, émettent une lumière dont l'intensité se situe entre celles d'un spot halogène de 10 W et celle d'un 20 W, et sans dégagement de chaleur perceptible. 

On peut donc estimer plus ou moins le rendement énergétique comme étant entre 8 et 10 fois supérieur à celui d'un spot halogène équivalent. 

La durée de vie est, elle, de 30.000 heures, soit 10 à 15 fois plus que l'halogène.  A cette allure-là, vous aurez vite récupéré le prix d'achat sur votre facture d'électricité...

Il n'est peut-être pas encore trop tard: Amis belges, précipitez-vous dans votre Lidl; il reste peut-être encore l'un ou l'autre exemplaire (vérifiez bien la tension !).   En France, surveillez vos publicités !

10:34 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/08/2007

La pub ?... BEEEEHHH !

Déjà, d'ordinaire, je n'aime pas la publicité.
Mais là, depuis quelques mois, je trouve que l'on pousse le bouchon un peu loin.

La "vague verte" qui submerge nos médias depuis le film d'Al Gore a bien fait prendre conscience aux annonceurs que c'est là un thème porteur... pour nous inciter à consommer !

Mise à part une poudre à laver qui laverait plus vert que vert, tout y est à peu près déjà passé.

A la radio, j'entends des pubs pour des sytèmes d'air conditionné pour habitation qui prétendent créer une atmosphère plus saine !  Si ça c'est pas scandaleux....

Mais ce qui me fout encore le plus en rogne, ce sont ces pubs pour des bagnoles....

D'éco-conditions en conditions vertes, on nous présente des séries spéciales... spécialement équipées d'air-co, alors qu'elles en sont dépourvues dans leur version de base.

Certains essaient même de faire passer la pillule en offrant, à tout achat d'une voiture... un vélo !

Une loi impose la publication par les constructeurs des données environnementales de leurs véhicules, dont les rejets de CO2, mais rien ne les oblige à signaler les émissions dues à l'airco.

Et c'est bien dommage: 2 à 3 litres de carburant par heure de fonctionnement, ou 30% d'augmentation de la consommation: c'est ça le prix environnemental de l'airco. Sans compter que les gaz réfrigérants contenus dans les installations ont un impact sur l'effet de serre équivalent à une tonne de CO2 lorsqu'ils sont relachés (par exemple lors des entretiens ou à cause d'une fuite ou d'un accident).

Alors, quel sera le premier constructeur qui osera mentionner cela spontanémment dans ses publicités ?

L'Alliance pour la Planète, en France, a constitué un observatoire indépendant de la publicité qui aura pour mission de dénoncer les abus publicitaires en matière environnementale.

Gageons que cette initiative puisse se répandre dans d'autres pays, parce que là, vraiment, en Belgique en tout cas, je trouve vraiment qu'il y a de l'exagération !

bla-blaAlors, comme le Bla Bla préféré des petits belges, je scande... "La pub ?...... Beeeeeehhh !"

 

(Pour mes lecteurs non belges, Bla-Bla est une marionette, personnage central d'une émission enfantine belge de la RTBF, la chaîne publique francophone. Cliquez sur son image ci-dessus pour accéder à son site)

Pour en savoir plus:

Sur les émissions de l'airco des voitures, une étude publiée par l'Université Libre de Bruxelles: ≪Couts financiers directs et indirects engendrés par l'installation de systèmes d’air climatisé dans les voitures particulieres≫

(On y détaille bien les différents types de rejets de l'airco, ainsi que son fonctionnement détaillé -- Très intéressant !)

10:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/07/2007

10 jours

Ma fille (8 ans) voit traîner mes bouquins,
365 jours

 et parmi ceux-ci, elle s'intéresse au "365 jours pour réfléchir à notre Terre" avec les photos de Yann Arthus-Bertrand.

 

Et elle décide, tout de go, qu'elle allait lancer une grande campagne: "10 jours pour protéger notre terre".
Voici le fruit de ses cogitations (au fluo rose sur une feuille de brouillon... je vous dis pas la galère pour la scanner....  )
 
 
Numériser0002

10:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

20/07/2007

Vacances

Soyez au rendez-vous les 25 juillet et 03 août pour les prochaines publications....

Pendant ce temps-là, je serai loin d'internet.

Vous me manquez déjà....

16:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |