08/05/2009

Emulation batave

Bonjour,

On sait que les relations entre les belges et les hollandais sont parfois sujettes à certains sentiments pas toujours très amicaux.  Récemment, l'actualité politico-financière de nos deux pays nous en a encore fourni une brillante illustration.

Et pourtant, nous, les belges, nous devrions parfois apprendre à ravaler notre rancoeur et aller jusqu'à prendre exemple sur nos voisins du nord.

En tout cas, en matière d'efficience énergétique.

Une récente étude d'un très grand bureau de consultance l'a encore démontré: la Belgique est un des pays au monde qui utilise le plus mal son énergie.

En étudiant de près les chiffres de consommation des trois secteurs les plus énergivores (le bâtiment, les transports et l'industrie, soit 90% de notre consommation nationale totale), force est de constater que les Hollandais peuvent nous donner quelques leçons.

D'ici 2030, et à condition bien sûr qu'une politique volontariste en ce sens soit initiée dès à présent, ce ne sont pas moins de 50% d'économies qui pourraient etre réalisées dans le bâtiment, créant au passage 20.000 nouveaux emplois.

Dans les transports, de par le simple changement de comportement des usagers, 20 % d'économies est un objectif tout à fait à notre portée.   L'industrie, enfin, possède le même potentiel.

Mais en quoi, les Hollandais sont-ils "mieux" que nous: et bien, cela commence par une plus grande efficacité... des institutions politiques.   Que de chipot en Belgique parfois à cause du morcellement des compétences qui rend parfois le dialogue entre institutions très difficiles.  Sans même parler des problèmes communautaires.

Ensuite, bien sûr, c'est connu: au fur et à mesure que l'on remonte vers le Nord, la perception des enjeux écologiques devient de plus en plus sensible.

On l'a souvent dit ces derniers temps: la crise économique actuelle fournit au moins l'opportunité de réorienter certains investissements vers le vert.   Peut-être la sortie de crise est-elle là, toute proche....

A méditer.

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01/05/2009

Laver sans eau

Bonjour,

On commence, en France principalement, à voir émerger de-ci de-là des stations de lavage de voiture d'un genre nouveau, puisqu'elles n'utilisent pas d'eau.  Une vingtaine de stations de ce nouveau type voient ainsi le jour chaque année dans l'Hexagone.

Le procédé consiste tout simplement en un lavage manuel, avec chiffons et produits (le plus souvent bio-dégradables et/ou d'origine végétale).

Dans certaines de ces stations, le lavage prend une dimension sociale intéressante supplémentaire, car ce sont des personnes en ré-insertion qui sont employées.

Une station parisienne va encore plus loin dans la démarche sociétale en reversant, pour chaque prestation, la somme de 1 € à une association spécialisée dans l'accès à l'eau pour les populations démunies.

D'après le Ministère Français de le l'Ecologie, ce serait ainsi 6% de la consommation totale d'eau de distribution qui pourraient être économisés si toutes les voitures du pays pouvaient être lavées sans gaspillage de cette si précieuse eau.

Plusieurs enseignes sont donc déjà présentes sur le marché, et même si le prix proposé reste plus élevé que celui du lavage traditionnel, nul doute que le succès de cette filière devrait se confirmer dans les années à venir.

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24/04/2009

Zéro absolu

Bonjour,

Si vous avez choisi Dubaï comme destination pour vos vacances cet été, vous serez sans doute ravi d'avoir bien chaud sur une belle plage de sable fin.
Les 40°C à l'ombre sont fréquents dans cette région du monde.  Et comme de l'ombre, il n'en traîne pas des camions là-bas, vous vous retrouvez bien vite dans le rôle de l'écrevisse.

Alors pourquoi faire simple quand on peut tout polluer ?

Vous avez trop chaud dans un des endroits les plus chauds au monde ?  Qu'à cela ne tienne, il suffit de passer faire un petit tour par le frigo pour vous rafraîchir.
Et en matière de frigo, les Emirs ont inventé le nec plus ultra.

Prenez cette belle plage de sable fin si brûlante sous vos pieds, et incorporez-y des canalisations par lesquelles circulent un liquide de refroidissement et voilà: vous ne vous brûlerez plus les pieds.

Notez que l'on est plus à une incohérence près: après les aircos automobiles et domestiques sous les latitudes belges ou même encore plus polaires, après les terrasses chauffées où peuvent aller s'empoisonner les fumeurs sous les mêmes froides latitudes, voilà qu'on va réfrigérer les plages les plus chaudes au monde.

Et après, ce sera quoi ?  Les saunas au pays des esquimaux ? (ah flûte; ca existe déjà...) ?   Les pistes de ski indoor en plein désert ? (Re-zut, ca existe aussi).

Et après, on s'étonne que la consommation mondiale de combustibles fossiles a tendance à augmenter (non obstant les effets de la crise économique), et cela, malgré les innombrables initiatives en matière de réductions des-dites consommations.

J'ai même d'ailleurs entendu récemment dans une réunion publique concernant un projet éolien dans ma région l'argument de la non-réduction des consommations mondiales comme une preuve que l'éolien ne serait pas efficace...

Je sais pas vous, mais là, j'ai vraiment l'impression qu'on tourne en rond, non ?

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17/04/2009

Cyber cars

Bonjour,

De la SF au menu aujourd'hui ?  (J'en vois déjà qui trépignent... ;-))

Et bien non.  Le sujet du jour pourrait effectivement apparaître comme sorti tout droit d'un film ou d'un roman de SF, et pourtant, vous verrez qu'il s'agit bel et bien d'une réalité.

Il s'agit de voitures cybernétiques.  Ni plus ni moins.   Oui, je sais,... là ca en jette grave.  Et pourtant comment appeler autrement des véhicules électriques qui se conduisent tout seul ?  Nulle crainte donc à avoir de voir un grand costaud en veste de cuir et lunettes noires venir sonner à votre porte vous demander si vous êtes bien Sarah Connor...   car ces voitures sont vraiment sans pilote.

Oui, vous allez me dire que dans de nombreuses villes (dont Paris et Londres), on trouve déjà des rames de métros automatiques, mais ici, cela va plus loin.

La performance est de réussir à faire rouler ces véhicules sans guidage apparent.  Pas de rails donc.  Même si pour l'instant, ces véhicules sont encore confinés sur des sites propres, on s'attend à les voir bientôt pouvoir se mêler à grande vitesse au flot normal de la circulation urbaine.

En France, des expériences ont ou ont eu lieu notamment à Clermont-Ferrand, La Rochelle ou Antibes.  Rome, Valence ou l'aéroport d'Heathrow (Londres) aussi.

Du véhicule individuel au minibus automatique, en passant par une version biplace de la célèbre "patinette électrique", il y en a vraiment pour tous les goûts.

Robosoft

Ultra2

Ces projets hautement technologiques embarquent des concepts qui vont réellement très loin dans l'innovation.  Je ne vous gaverai pas de termes techniques ici, mais si cela vous intéresse, je vous invite à visiter les sites référencés plus bas, car franchement, c'est réellement passionnant.

Espérons juste que ces expériences finissent par déboucher sur des réalisations à grande échelle qui particperont à libérer nos centres urbains des nuisances de l'automobile individuelle.

J'espère pouvoir vous en reparler dans un futur pas trop lointain.

D'ici là, jusqu'au 26 avril 2009 (dépéchez-vous; c'est pas cher et ca vaut franchement le détour !), les lecteurs belges (ou frontaliers) pourront admirer et même expérimenter quelques "CyCabs" dans le cadre de l'expo "Robotixs 2009" au Parc D'aventures Scientifiques (le PASS) de Frameries (Belgique).

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10/04/2009

Bu et approuvé....

... par le Vatican.

jus de mangue WM

 

(Merci à l'Eternelle Optimiste)

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01/04/2009

Prototype révolutionnaire !

Un prototype révolutionnaire d'éolienne offshore inauguré aujourd'hui à Comodoro Rivadavia, en Argentine.

bjorn_radvikFruit de la collaboration entre Björn Radvik (Photo ci-contre), un pêcheur danois passionné d'éoliennes et l'Université de Buenos Aires, la spin-up "NoMast" vient de donner les premiers tours de pales à son premier prototype opérationnel.

Ce nouveau concept a ceci de révolutionnaire que pour la première fois, les chercheurs ont réussi à rendre opérationnelle une éolienne sans mât.

"Les infra-sons produits par les turbines et véhiculées par le mât jusque dans les fonds marins perturbent gravement l'ouïe des bancs de cabillauds" explique Björn Radvik. "Imaginez-vous que vous habitiez à côté d'un aéroport international et que vous subissiez jour et nuit le bruit du survol de votre maison par des avions à réaction.  Nulle part en Europe, on ne tolèrerait cela !   Alors, pourquoi les cabillauds, les merlans et les sardines devraient-ils subir cela ?" s'emporte le pêcheur.   "Je ne suis pas contre les éoliennes, mais la pêche est mon gagne-pain.   Et mes zones de pêches se vident depuis l'ouverture du parc de Middelgrunden.  Aussi me suis-je associé à l'Université de Buenos Aires après avoir visité leur parc d'expérimentation éolienne de Comodoro Rivadavia pour rechercher une solution.".

Après de nombreuses années d'études et d'essais en soufflerie, le prototype, que Leonard Da Vinci n'aurait pas renié, est enfin prêt.

Il est articulé autour d'une structure autoportante, sans support fixe, pouvant s'élever verticalement sous l'effet de la rotation des pales disposées horizontalement (une autre innovation de NoMast), et cela pour des vitesses de vent théoriquement très faibles.

Divers capteurs embarqués permettront d'évaluer en permanance les paramètres du vent et d'ajuster ainsi la position de l'ensemble pour un maximum d'efficacité.

La puissance utilisable de ce genre d'installation n'est pas encore connue, mais on pourrait atteindre des "niveaux tout à fait intéressants" annonce-t-on à Buenos Aires.

L'absence de mât et de structure de maintien oblige cependant pour l'instant à un guidage manuel de la structure afin que celle-ci reste correctement alignée avec son poste de transformation, ancré au sol.

"Je travaille actuellement au développement d'un système expert, basé sur l'intelligence artificielle, pouvant assurer le guidage automatique de la structure et rendre possible le commercialisation à grande échelle sans la nécessité de devoir prévoir un opérateur humain pour chaque turbine, ce qui menacerait la rentabilité du produit.", explique fièrement Björn Radvik. 

Le système permetterait même de limiter l'impact sur l'avifaune et les ULM en procédant à des manœuvres d'évitement pour prévenir toute collision.

La grande difficulté rencontrée jusqu'à présent par les concepteurs du projet concerne le bruit.  La "NoMast" semble en effet être, de par son principe même, condamnée à être plus bruyante qu'une éolienne traditionnelle.  A Comodoro Rivadavia, on se veut néanmoins rassurant, le marché offshore se préoccupant finalement fort peu de cet impact.   Néanmoins, les recherches se poursuivent : "A terme," , poursuit Radvik, "lorsque l'on aura résolu le problème du bruit, on pourra même envisager l'utilisation du concept NoMast pour des éoliennes à l'intérieur des terres (onshore, NDLR).  Ainsi, on obtiendra des éoliennes qui deviendront litéralement invisibles lorsqu'elles ne tourneront pas, car elles retourneront se poser au sol, disparaissant ainsi du paysage"

Et comme Bjorn Radvik a vraiment pensé à tout, il prévoit même la possibilité de mettre en place l'organisation de représentations de type son et lumière autour des parc éoliens où l'on pourrait faire "danser" les éoliennes au rythme d'une musique spécialement composée pour l'occasion. Un compositeur avant-gardiste allemand aurait d'ailleurs déjà été commandité pour composer la "Wind Music", version néo-moderniste électro-minimaliste de la "Water Music" de Haendel.  Le projet apporterait ainsi en plus, des retombées économiques positives pour les régions prenant le forme d'attractions touristiques centrées sur les éoliennes, et génératrices de nombreux emplois.   Il semblerait même que la société nouvellement créée aie déjà été approchée sur cette question par les plus hautes instances en matière d'économie d'une région d'Europe qui auraient même déjà proposé un programme d'incitants financiers et diverses aides logistiques à l'installation de ce type de structure.  Mais Radvik reste laconique sur l'identité de la région en question: "Rien n'est encore fait.  Nous sommes encore en pourparlers. Il existe des règles régissant la concurrence au niveau européen, et nous les étudions actuellement ensemble".

Nul doute que l'on parlera sans doute encore beaucoup de ces éoliennes d'un nouveau type dans les mois à venir.
En attendant, ce sont les poissons qui vont être contents !

NoMast_prototype

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27/03/2009

60 minutes chrono

ATTENTION: Le prochain article de Grandeur Nature sera exceptionnellement publié MERCREDI prochain au lieu de vendredi

Bonjour,

On parle évidemment beaucoup d'heure, cette semaine.

Tout d'abord, ce samedi soir, de 20h30 à 21h30, le WWF veut convaincre un milliard de personnes d'éteindre toute lumière et de s'éclairer à la bougie pendant une heure.

Grandeur Nature soutient l'initiative.

Même si la portée strictement écologique du geste en soi (y aura-t-il vraiment un impact réel sur les émissions de gaz à effet de serre pendant cette heure de "blackout" ?) n'est pas évidente, l'idée est surtout d'envoyer un message fort à ces fous qui nous gouvernent : L'environnement est un enjeu majeur, et la population est mobilisée.

Ensuite, la nuit de samedi à dimanche, nous aurons aussi droit au traditionnel passage à l'heure d'été.

Là aussi, la mesure fait débat, surtout que la semaine passée, une étude suédoise aurait révélé une augmentation notable du nombre de crises cardiaques pendant la semaine qui suit ce changement d'heure.  En cause, on soupçonne la perte d'une heure de sommeil juste au moment où les gens sont déjà le plus fragilisés, à la sortie de l'hiver.

Les opposants à l'heure d'été sont de plus en plus nombreux, et dès lors que l'on met en balance le gain d'énergie (très relatif) et la somme conséquente d'inconvénients engendrés par la mesure, on peut effectivement se poser la question de savoir si, de nos jours, avec les moyens techniques dont on dispose, cette mesure a encore une réelle portée positive.

Les améliorations techniques apportées aux appareils électroménagers pour réduire leur consommation, l'éclairage économique, entre autres, ont déjà, au final, un impact plus important que l'heure d'été sur la réduction de la facture énergétique.

Alors ne serait-il pas temps de penser à autre chose ?

Votre avis est volontiers attendu.

ATTENTION: Le prochain article de Grandeur Nature sera exceptionnellement publié MERCREDI prochain au lieu de vendredi

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20/03/2009

Comparatif éclairage (6): Le calendrier

Bonjour,

Inutile de vous rappeler que l'Union Européenne a pris la décision du retrait progressif des ampoules à incandescences des rayons de nos magasins.

J'ai déjà abordé avec vous (voir liste de liens plus bas) les alternatives possibles, y compris dans des situations particulières.

Si vous étiez encore sceptique, je me pencherai aujourd'hui juste sur deux chiffres:

  • L'Agence Internationale pour l'Energie a évalué la part de l'éclairage dans la consommation électrique mondiale totale à près de 20 %.
    Cela signifie que si on remplacait toutes les ampoules énergivores encore en service par des modèles économiques qui consomment 5 fois moins d'énergie pour obtenir la même luminosité, on pourrait aisémment diminuer la consommation mondiale d'électricité de 10 à 15 % sans problème.
  • Selon les puissances et compte tenu du prix d'achat, pour chaque ampoule à incandescence remplacée par une fluo compacte, vous gagnez réellement entre 5 et 10 Euros par an sur votre facture d'électricité.

Pour les avantages et les inconvénients des différentes solutions de remplacement existantes, je vous invite à reprendre les autres parties de ce comparatif éclairage.

C'est cette année, en septembre, que les ampoules les plus puissantes (100 Watts et plus) seront définitivement retirées du marché.

A la fin de l'année, les 75 Watts suivront.

Dans un an, le 30 juin 2010, ce sera au tour de l'ampoule de 60 Watts, la plus utilisée de par le monde, de disparaître.

Enfin, à la mi-2011 disparaîtront les ampoules de 40 Watts.  Et fin 2012, la mort de l'ampoule à incandescence sera totale et définitive.

L'Union Européenne a, de plus, laissé le champ libre aux Etats Membres et aux fournisseurs qui souhaiteraient aller plus vite dans cette migration.  Ainsi, certaines enseignes de grande distribution ont déjà retiré les ampoules de 100 Watts de leur rayon, tandis que d'autres s'angagent dès aujourd'hui à ne plus offrir de publicité ou de promotion pour les ampoules à incandescences.

Alors, surtout, résistez à la tentation de stocker des ampoules aujourd'hui pour une utilisation future: vous seriez largement perdants en termes financiers, puisque les prix des fluo-compactes et surtout des LED sont encore appelés à descendre, ce qui les rend encore plus rentables.

A vendredi prochain.

Comparatif éclairage:

 

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13/03/2009

Alternance négative

On estime que plus de 1000 décès sont causés chaque année, rien qu'à Bruxelles, à cause des pics de pollution par les particules fines comme ceux que nous avons encore connu pendant les Fêtes de fin d'année 2008.

Depuis le début de cette année, Bruxelles a adopté le principe de la circulation alternée sur base de la plaque d'immatriculation pour faire face à ces situations dangereuses pour la santé publique.  Paris et d'autres grandes villes ont déjà adopté cette mesure.

En soi, ce genre d'initiatives contraignantes sont finalement rendues indispensables, car l'expérience démontre que le simple appel au civisme de la population ne donne pas toujours suffisamment de résultats.

Cependant, il est un effet très pervers de ce type de mesures qui peut avoir de lourdes conséquences à long terme en ce qui concerne la motivation de la population à poser des actes concrets de préservation.  En effet, qu'en est-il des gens qui ont fait l'effort d'acheter un véhicule moins polluant, mais qui, comme tout le monde seront consigné au garage ?   De façon volontaire, des gens choisissent de payer un supplément pour équiper leur véhicule d'un filtre à particules fines (Filtre DPF), et pourtant, le monde politique leur passe ici un message qui sera interprété comme quoi que cela ne leur servira à rien car il devront subir les interdictions de circuler comme les autres...

Pourquoi ne pas avoir plutôt choisi la discrimination positive en ne laissant plus rouler les grosses cylindrées, et cela par tranche, de façon progressive, en fonction des seuils de polluants relevés dans l'air ?
Les possesseurs d'un filtre à particules auraient alors droit à une dérogation, et l'intérêt de ce genre de dispositif serait vite avéré et mieux perçu...

Alors, amis politiques, si vous me lisez.....   Il n'est jamais trop tard pour bien faire....

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06/03/2009

Mais que va dire Maité ?

malaEt oui, sur son front, il y avait déjà de la place pour écrire "bécasse", Elle en trouvera bien une pour écrire que les lessives classiques, c'est tragique !

Aujourd'hui , on lave plus propre!

Il y eut tout d'abord les lessives sans phosphate , c'était déjà un bel effort pour l'environnement.... mais était ce suffisant ? C'était en tout cas un progrès certain! On se tourne aussi vers les lessives bio qui utilisent des molécules issues de la chimie verte.

Notre choix s'est porté sur les noix de lavages qui ont aussi plein d'avantages. Fruits d'un arbre d' Inde(Sapindus Mukorossi), elles contiennent de la saponine, une lessive naturelle et tout à fait neutre. On les utilise depuis plus d'un an à la maison au rythme d'une à deux lessives par jour! Plus de soucis pour les personnes présentant des problèmes d'allergie ! Un kilo par an, soit un peu moins de 20 euros ! Déchets au compost! Parfois le blanc n'est pas si éclatant, c'est vrai. Mais, comme pour les couleurs claires, j'utilise un peu de percarbonate de sodium, un agent blanchissant non polluant.

Comme laver avec ces noix laisse le linge sans odeur aucune, si cela vous chante quelques gouttes d'essence naturelle de lavande pourront laisser votre linge légèrement parfumé !

Mais soyons réaliste, il s'agit d'une solution transitoire. Une surexploitation de ce type de culture ne se fera pas à la longue sans effet pour l'environnement.

Les machines à laver ont aussi fait d'énormes progrès ; leur consommation d'eau a diminué de moitié ces dernières années ainsi que celle en électricité (30%).

Et puis voilà qu'arrive sur le marché, la machine à laver par électrolyse. Plus de produit du tout; elle utilise un procédé qui  permet de séparer les composants de l’eau, en ions OH- et H+. Les ions OH- ont la propriété d’attirer les saletés et de les retenir, tandis que les ions H+ stérilisent le linge.

Elle consomme un peu plus d'eau, parait-il ! On en dit beaucoup bien ! Pourquoi pas notre prochaine machine?

Quel que soit votre mode de lavage, avec un brin de jugeote, il vous est déjà possible d'être écono-écolo; laver à max 40° quand c'est possible (c'est à dire la plupart du temps), ne pas faire tourner ses machines à moitié vide, et si vous utilisez des produits, ne dépassez pas la dose indiquée!

Moi, de temps en temps, je le lave en famille! C'est plus marrant!

09:00 Écrit par L'Eternelle Optimiste dans Nature | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : nature, lessive, l, noix de lavage, phosphate |  Facebook |

27/02/2009

La roue du hamster

Bonjour,

David torse nuJe ne sais pas vous, mais moi, à la sortie de l'hiver, j'ai toujours tendance à accumuler quelques kilos de trop, vous ne trouvez pas ? (Photo Copyright Collection personnelle de mon épouse...  ;-)

Un petit peu d'exercice pour éliminer tout ça avant l'été ne me ferait pas de tort !

Un collègue m'a envoyé un lien vers cette page, où l'auteur se demandait (entre autres choses) s'il ne serait pas possible de produire de l'électricité en récupérant l'énergie mécanique produite par les appareils de torture tels ceux que l'on paie très cher pour aller y souffrir dans une salle de fitness.

Aucun chiffre n'est malheureusement donné dans ce petit article, mais j'ai fait ma petite enquête....

Saviez-vous qu'au repos, un adulte dégage en chaleur autant d'énergie qu'une ampoule d'une soixantaine de watts ?
En plein effort, ce chiffre peut être multiplé par 5 ou même 10, selon les personnes.
Au summum, un cycliste professionnel sur sa drôle de machine peut développer un travail mécanique d'une puissance équivalente à 1500 Watts ! De quoi chauffer votre salon.

Bien entendu, tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir un Eddy Merckx ou un Bernard Hinault dans son salon pour l'hiver.
Mais l'idée est séduisante:
Même sans bricoler, vous remarquerez qu'après quelques minutes d'efforts sur un stepper, les pistons de ceux-ci sont bouillants. Surveillez bien la température de votre pièce, et vous verrez de combien elle s'est élevée pendant votre séance d'exercices.
Si vous êtes un peu bricoleur et que vous savez manier un fer à souder, vous pouvez déjà équiper votre vélo d'appartement d'une dynamo et d'une poignée de composants pour un faire un chargeur de piles ou de batterie de portable, balladeur....

Alors de là à en envisager une application commerciale, pourquoi pas, après tout !
Techniquement, cela ne représenterait pas de grande difficulté technique que d'utiliser l'énergie produite par ces engins comme chargeur de piles. A l'extrême, bien que là, le coût deviendrait probablement excessif, on pourrait même réaliser le dispositif permettant d'injecter cette production électrique sur votre propre installation électrique.

Il y a quelques temps, j'avais lu un article sur une famille américaine vivant à peu près au milieu de nulle part, et où on s'installait sur un vélo d'appartement pour produire l'électricité nécessaire à alimenter le petit poste de télévision. Si je retrouve le lien, promis je vous le poste.

Bon, allez. Assez déliré.... J'ai encore l'ascension du Ventoux à me farcir...

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20/02/2009

Voiture branchée

Bonjour,

La voiture électrique, on en parle, on en parle....  Mais elle est toujours aussi rare sur nos routes.
Et pourtant, pas un mois ne s'écoule sans que l'une ou l'autre annonce plus ou moins tonitruante ne soit faite sur le sujet.

Cette fois-ci, c'est d'un consortium créé et centré sur l'Université du Delaware que vient cette info étonnante.

Un des reproches que l'on fait encore aux solutions électriques ou hybrides actuelles est le coût élevé de la technologie et son impact sur la rentabilité du véhicule.  Aux Etats-Unis où les prix des carburants sont sans aucune commune mesure avec ce que l'on connaît en Europe, la rentabilité n'est pas au rendez-vous.  Et aux Etats-Unis plus que n'importe où ailleurs, si ce n'est pas rentable, ce n'est pas viable.

L'Université du Delaware et ses partenaires proposent une approche plutôt originale pour résoudre cette question.
Prenons deux cas de figure possibles, basés sur les propositions du Consortium MAGICC.

1°) Equipons les véhicules électriques de panneaux solaires.  Ce faisant, on augmente directement l'autonomie du véhicule pendant son utilisation.   En soi, ce n'est pas nouveau comme idée, mais en poursuivant le raisonnement, le consortium pose le constat que, le véhicule n'étant utilisé que pendant 1 ou 2 heures chaque jour, on peut très bien se trouver dans la situation où les batteries se retrouvent chargées par l'énergie solaire, et que pendant plusieurs heures par jour, la production d'électricité solaire soit perdue.   Qu'à cela ne tienne: branchons le véhicule sur le secteur !  Non pas pour le charger, mais bien, au contraire, pour y injecter le surplus de production d'électricité solaire !   Et voilà notre voiture devenue un générateur électrique qui vous rapporte directement le prix de revente de tous ces kilowatts.   D'après les estimations, ce sont ainsi environ 19 kW qui peuvent être produits par jour (Hypothèse de 12 heures d'ensoleillement)

2°) Une toute autre façon encore d'aborder les choses est de considérer la problématique des pics de consommation.  Comme on peut le voir en observant les courbes de consommation électrique sur le réseau au cours d'une période de 24 heures, à certains moments de la journée, cette consommation atteint des pics.   Or, un réseau électrique doit être calibré pour pouvoir produire et acheminer ces pics de consommation.   Si l'on pouvait étaler ces pics de consommation dans le temps, on réduirait d'autant la nécessité de devoir mettre en ligne de nouvelles capacités de production (= de centrales).   C'est ce que l'on fait déjà, par exemple en Belgique, depuis 40 ans, à la centrale hydraulique de Coo, où l'on pompe de l'eau dans un bassin supérieur pendant la nuit (lorsque la consommation électrique est la plus faible) pour la laisser redescendre en produisant de l'électricité pendant les heures de pointe.
Quel rapport avec notre voiture électrique ?  Et bien, c'est tout simple: utilisons la batterie de notre voiture de la même façon : on recharge la voiture pendant les creux, et on relibère tout ou partie de cette énergie sur le réseau pendant les pics de consommation.   C'est intéressant, mais il faut quand même tenir compte du faible rendement du processus de recharge des batteries depuis le secteur.  Donc cette solution ne peut être envisagée que couplée à l'utilisation des panneaux solaires.

MAGICC Prototype
Le prototype existe déjà, et la technologie semble tout à fait au point.

Voilà donc bien un pas dans la bonne direction pour ouvrir (enfin !) les portes du marché aux véhicules électriques.

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13/02/2009

Le syndrome de la pâquerette

Aujourd'hui, déprimons philosophons avec Sébi.

L'autre jour, je lisais ce petit livre passionnant de Hubert Reeves, Joël de Rosnay, Yves Coppens et Dominique Simonnet, intitulé "La plus belle histoire du monde" (éd. Points), dans lequel D. Simonnet interviewe les trois autres à propos de la naissance de l'univers, puis celle de la vie sur Terre, puis celle de l'homme.

Je n'ai pas encore fini ce livre, mais un passage m'a marqué (chapitre Joël de Rosnay), que je souhaite partager avec toi aujourd'hui :

"Imaginons, comme le propose l'Anglais James Lovelock, une petite planète peuplée par des pâquerettes blanches et des pâquerettes noires. Les blanches réfléchissent la lumière du soleil, et tendent à refroidir la température de leur environnement ; les noires, au contraire, absorbent la lumière solaire et réchauffent leur milieu. (...)

Au départ, la planète est très chaude. Les pâquerettes ne résistent pas et meurent en grand nombre. Quelques blanches, regroupées dans un petit système local, refroidissent leur environnement par leur simple présence et survivent. Plus la température baisse dans cette région, plus elles prolifèrent et gagnent du terrain. Au bout d'un certain temps, elles occupent presque toute la surface de la planète, qui devient en majorité blanche. Mais du coup, la température baisse, elles commencent à mourir en quantité. Ce sont maintenant les noires survivantes qui ont un avantage : en réchauffant leur milieu, elles prennent le dessus. Le système repart dans l'autre sens, jusqu'à ce qu'il fasse de nouveau trop chaud..."

Je sais pas ce que ça t'évoque, mais moi cette histoire de pâquerettes (Daisyworld) ça me fait penser au destin de l'humanité. Celle-ci a trouvé sur Terre un ensemble de propriétés qui lui ont permis d'apparaître, de se développer, au point d'occuper toutes les zones habitables de la planète. Aujourd'hui cette population, qui n'a jamais été aussi nombreuse au cours de son histoire, exerce sur son environnement une pression énorme : prédation et pollution des ressources. Du point de vue de nombreux/certains scientifiques, philosophes, auteurs (tu peux aller voir ces liens, ils sont passionnants), l'humanité a atteint (ou est sur le point d'atteindre) le moment du déclin. On pourrait dire qu'elle est dans la même situation critique que la pâquerette blanche de Lovelock (ou plutôt, de celle de la pâquerette noire, si l'on cherche une analogie avec le réchauffement de la planète). Peut-on encore enrayer la chute qui se profile ? Est-ce seulement possible ?

Voilà, c'était une petite réflexion comme ça.

A part ça, quand même, pour pas trop plomber l'ambiance avant le week-end, une bonne nouvelle : tu te souviens de la pétition que je t'avais demandé de soutenir ici-même à propos du maire du Thor (Vaucluse) qui avait déclaré sa commune anti-OGM ? L'Etat avait attaqué en justice sa décision. Le tribunal administratif a rendu son verdict : le maire du Thor a raison.

Comme quoi, les vendredi 13, on peut aussi annoncer du bonheur.

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06/02/2009

Eole et Apollon

Bonjour,

Une bonne idée appelée à rapidement faire son petit bout de chemin, c'est celle de l'éclairage public propre.

L'idée est d'associer Eole (Dieu du vent) et Apollon (Dieu de la clarté solaire) pour vaincre Nyx (Déesse de la nuit)....  

Pour arriver à ce résultat, on trouve déjà sur le marché spécialisé plusieurs modèles de réverbères ayant en commun l'utilisation de LED's comme source lumineuse et alimentées par des énergies renouvelables.

Ainsi, en Bretagne, ce début d'année verra l'implantation dans plusieurs villes de ce type de lampadaires équipés d'une mini-éolienne comme source d'énergie.  C'est la SARL Breizh Multiservices, au travers de sa filiale Breizh Eolienne basée à Carhaix qui mène cette opération de séduction à grande échelle des pouvoirs locaux.  Même si c'est sa spécialité, elle ne se limite d'ailleurs pas aux réverbères écolos, car elle propose aussi de petites éoliennes pour les particuliers.

Ailleurs, la société "Expansion et Développement" propose Windela, un concept similaire de lampadaire éolien, mais complété par des panneaux solaires, permettant ainsi aussi une utilisation dans des endroits moins copieusement fournis en largesses du dieu Eole.

Windela
Outre l'aspect écologique de ce type de réverbère, on peut leur trouver aussi d'autres avantages qui auront de quoi séduire les élus locaux, comme par exemple le fait qu'il ne faut pas les relier au réseau électrique (pas de tranchées à creuser, pas de raccordements électriques à prévoir,...), et la longue durée de vie des LED's.

Peut-être un jour verra-t-on aussi ce genre de dispositifs à disposition des particuliers pour l'éclairage de jardins, terrasses, façades...
Ca me fait toujours mal au coeur quand je vois ces facades illuminées à grand frais par des spots halogènes de 50 W pièce !

On pourrait sans problème jouer sur l'aspect artistique de l'objet.  Ceux qui connaissent les superbes fontaines animées de Pol Bury savent que l'on peut ainsi mettre agréablement en valeur le mouvement.  D'ailleurs, c'est ce que le designer Philippe Starck a réalisé avec sa mini-éolienne dont on attend avec impatience la commercialisation.

A vendredi prochain.

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30/01/2009

Comparatif éclairage (5): Les irremplacables

Cette fois, ca y est: les ampoules à incandescence vont progressivement disparaître du commerce.

Certaines inquiétudes bien légitimes se font entendre parmi les consommateurs.  Il y a effectivement des cas dans lesquels le remplacement d'une incandescente par une ampoule économique n'est pas si évident.

Je vous en ai déjà parlé, mais refaisons le point sur ces problèmes particuliers, et leurs solutions.

  • Les variateurs: Peu de gens savent qu'il existe maintenant des ampoules économiques qui peuvent fonctionner sur des variateurs.  Plusieurs marques en proposent déjà.
    Mais il faut tout de même être attentif lors de l'achat, car il ne faut pas confondre les ampoules adaptées à un usage sur variateur des ampoules incluant une sorte de variateur intégré (on règle l'intensité lumineuse par des allumages/extinctions rapides).   Lisez donc bien les indications figurant sur l'emballage.
  • Les lieux de passage: Dans certains lieux où l'on ne fait que passer, il serait idiot de laisser une ampoule économique allumée en permanence sous prétexte d'éviter une usure prématurée.  Heureusement, les ampoules haut de gamme sont maintenant équipées de dispositifs les rendant insensibles aux allumages répétés.600000 On-Off Megaman
    Repérez sur l'emballage la présence d'un symbole du genre de celui de la photo.  De même les bonnes ampoules économiques actuelles ont un temps de chauffe très court, de l'ordre de quelques secondes à peine, ce qui permet aussi de les utiliser dans ces circonstances.  Les mentions "Fast Start", "Turbo", "Pre Heat" sont autant d'indications.
  • Les petits spots: Les spots courants ont déjà des remplacants en ampoules économiques.  Les modèles de spots les plus petits peuvent aisémment être remplacés par des spots à LED.  Il en existe aussi bien en 12V qu'en 230V.   Tous les modèles ne sont pas encore évidents à trouver, mais le marché est véritablement en pleine explosion.   Les modèles deviennent de plus en plus puissants, de plus en plus variés, et j'ai vu cette semaine dans un grand magasin de bricolage une gamme de spots et d'ampoules sphériques (et même en forme de flamme) à LED's pour lesquels on ne saurait absolument plus faire de différence d'avec leurs équivalents hallogènes ou à incandescence.
  • L'éclairage extérieur: Outre le fait que ce n'est jamais une bonne idée d'éclairer sa façade pour le plaisir de l'éclairer, il peut s'avérer utile d'avoir un éclairage ponctuel pour les longues soirées d'été au jardin ou simplement si vous devez pouvoir vous déplacer vers une remise ou un garage séparé de votre habitation.  Les performances des ampoules économiques se dégradent grandement lorsque la température est basse (en dessous de 10°C).  Pour ces quelques cas, un éclairage à LED est idéal, mais peut coûter cher à mettre en place.  L'alternative est de garder quelques incandescentes pour ces usages spécifiques, à condition de ne pas laisser allumé plus que nécessaire.
  • Le mercure: Certains détracteurs des ampoules économiques avancent encore l'argument du mercure pour prétendre ne pas changer leurs ampoules.  Cercle vert MegamanIl faut absolument tordre le cou à cet argument qui n'en est plus vraiment un, car là encore, une marque allemande que j'aime décidemment vraiment beaucoup propose déjà depuis longtemps une technologie dans laquelle les vapeurs de mercure ne peuvent absolument pas se répandre dans l'environnement en cas de bris de l'ampoule.  Vous repérerez ces ampoules au cercle vert autour de la douille.   De toute façon, une ampoule économique en fin de vie DOIT impérativement être rapportée en déchetterie en tant que déchet chimique.


En définitive, comme je l'ai souvent dit, ne cédez pas aux pris bas sur les ampoules économiques.  Presque toujours, et bien malheureusement, un prix bas signifie basse qualité.   Achetez uniquement des bonnes marques.  Evitez comme la peste les marques de distributeurs. 

Comme d'habitude sur ce blog, je m'abstiens de donner des marques.  Mais si vous suivez les quelques lignes directrices que je vous ai donné ici, vous ne risquez pas
de vous tromper.

Dernier conseil: que ce soit en LED ou en économiques, inutile de faire des stocks.
Il y a encore beaucoup d'innovations sur ces deux technologies, et les prix sont franchement orientés à la baisse.   Commencez donc juste par remplacer les incandescentes qui vous lâchent, en donnant une priorité à celles qui sont le plus utilisées.  Une autre méthode est de prendre les devants: vous remplacez dores et déjà les incandescentes les plus utilisées de votre habitation par des économiques, et vous conservez les incandescentes pour pouvoir remplacer les ampoules situées sur des variateurs, par exemple.  Ainsi, vous aurez constitué un petit stock d'ampoules de remplacement tout en commencant à faire des économies dès maintenant.

Notez enfin qu'il existe une alternative intéressante pour les situations délicates où ni une ampoule économique ni une LED ne peut faire l'affaire.Philips_ecoClassic2

Il s'agit de cette gamme de lampes hallogènes encapsulées sous forme de bulbes ou de flamme, mattes ou transparentes.  Elles permettent d'économiser 30 % d'énergie sur une ampoule à incandescence normale (par exemple: 70 W donne autant de lumière qu'une ampoule à incandescence de 100 W).  Elles s'acquittent des variateurs et des allumages répétés, ainsi que des basses températures.  Mais cela reste une très mauvaise opération sur le plan financier car le prix est le triple d'une ampoule classique, et le durée de vie doublée ne suffit pas à rattraper l'énergie gaspillée par rapport à une ampoule économique équivalente (20 W).  Mais bon, si vous n'avez VRAIMENT pas le choix, ceci peut être intéressant sur le plan écologique.

Comparatif éclairage:

 

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23/01/2009

Al Gore passe la main

Barack Obama, fraîchement installé à la Maison Blanche, aurait proposé à Al Gore de rejoindre son administration pour prendre en charge le dossier climat et énergie.  Celui-ci aurait décliné se déclarant "non intéressé par la fonction".

obama gore 1
Curieux, quand on sait qu'en 2000, il était tout de même candidat à la Présidence, face à un certain Georges Bush, fils de l'autre.

L'hypothèse la plus probable avancée pour expliquer cette position se base sur la similitude avec Nicolas Hulot qui en définitive n'aura pas franchi le pas d'aller vers la politique.

A ceci près cependant que Nicolas Hulot n'est pas politicien à la base...

Mais Al Gore est une personnalité qui m'interpelle et me laisse, au bout du compte, sceptique. 
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'écris pas.  "Une vérité qui dérange", le documentaire basé sur les conférences d'Al Gore est probablement l'outil médiatique qui aura permis le mieux d'aider à la prise de conscience collective et individuelle des enjeux climatiques, et en soi, ce film devrait être projeté, chaque année dans les écoles.  Tout le monde devrait le voir et ensuite, se forger sa propre opinion.

Mais dans la foulée du film, j'ai lu le livre qui est un peu à la base des-dites conférences.  "Urgence Planète Terre" (réédition en 2007 du livre "Sauver la planète Terre" qui lui, date de 1992).  Et franchement, les aspects politiques exposés dans ce livre sont pour le moins curieux.  On trouvera ainsi des discours parfois très curieux où d'une part, on avance d'indéniables arguments et preuves de la nécessité de faire quelque chose pour lutter contre les changements climatiques, mais d'autre part, les solutions et les moyens avancés pour y parvenir sont très loin de pouvoir prouver leur efficacité.

En définitive, le livre me laisse avec un curieux sentiment sur les véritables motivations de Al Gore.   Et, maintenant qu'on lui offre enfin une possibilité de jouer un rôle actif dans le combat dont il est devenu une figure de proue, il se dérobe complètement... 

Je m'interroge....

Avec le recul, ce livre devient pour le moins interpellant.  Si vous le pouvez (pensez aux boutiques de seconde main ou à votre bibliothèque municipale), je vous invite à le lire.  Avec tout votre sens critique, cela va sans dire.

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16/01/2009

Ah...vous voulez du beau!!!

mandaLes clémentines sont pour l'instant les fruits qui ont leur petits succès en cette fin d'année ; les enfants en dévorent quelques unes par jour. Présentes un peu partout chez tous les revendeurs , elles sont généralement belles, oranges ,avec une peau bien épaisses pour permettre un épeluchage aisé...un fruit top!

Mais je me demande parfois au prix de quel manipulations génétiques et de quel dosage de pesticide ; leur présence dans les fruits et légumes a augmenté de 20 % ces dernières années! Et ces agrumes qui viennent pour la plupart d'Espagne dont les cultures en sont plein!

Et puis pour avoir des beaux fruits de belles couleurs , on utilise comme pour les bananes ,les ananas et les kiwis la technique du déverdissage qui consiste à exposer les fruits à du gaz éthylène atmosphère controlé , qui est apparement sans danger pour la santé mais qui demande une consommation d'énergie en plus ! Ces fruits sont cueillis encore verts sur l'arbre et murissent chez nous quelque part en chambre froide! Mais de temps à autre d'autres techniques sont utilisés pour colorer les fruits et légumes avec l'ajout de chimique.....comme parfois l'éthephon!

La faute est quelque part aussi celle des consommateurs qui ne veulent que du tout beau  "qui présente bien"! Achetez vous des pommes piquées , des mandarines un peu vertes , des carottes tordues ? Savez vous que les légumes moches n'ont pas le droit de paraitre en magasin et qu'ils sont tout simplement virés ou destinés à être transformé dans l'industrie alimentaire!Quel gâchis! Que fait la LPFG , ligue pour la protection des légumes et des fruits

La commission Européenne vient de décider d'autoriser la  vente des fruits et légumes " de formes irrégulières" à partir du premier juillet 2009!

Je n'ai pas attendu  , je consomme des fruits et légumes bio dans la mesures du possible...C'est moche , c'est bon et tellement plus sain!

A vous d'agir!

 

 

 

 

 

09:00 Écrit par L'Eternelle Optimiste dans Nature | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

09/01/2009

Les oiseaux et le sel

Difficile de ne pas évoquer la vague de froid et de neige qui recouvre nos régions depuis le début de la semaine.

Entre problèmes de mobilité, de pics de pollution atmosphérique ou encore de misère sociale engendrée par les grands froids, il reste un sujet dont on parle trop peu à mon goût.

Pour déneiger nos routes, les services responsables ont à leur disposition une pallette de moyens, mécaniques ou chimiques.

Pour ce qui est de ces moyens chimiques, on retrouve essentiellement les sels de déneigement qui peuvent être constitués de trois produits principaux: Le chlorure de sodium, le dichlorure de calcium et le chlorure de magnésium.

- Le chlorure de sodium (NaCl): C'est le sel courant, utilisé dans nos cuisines.  Ne croyez pas qu'il s'agisse là d'un produit anodin.  Il pollue les sols en profondeur par percolation, et détruit les racines des plantes et des arbres.  C'est un herbicide puissant.  Pire: Si on brûle du bois provenant d'arbres qui ont ainsi accumulé du sel routier, on dégage des quantités phénoménales de dioxines et de furanes. Les poissons et batraciens sont également mis en danger par la salinisation des cours d'eau lors des fontes.
- Le dichlorure de calcium (CaCl2) parfois appelé sel de calcium: produit très irritant pour la peau et toxique pour l'homme et les animaux par ingestion, il est néanmoins moins toxique pour les plantes.
- Le Chlorure de Magnésium (MgCl2): Rarement utilisé, vu son prix plus élevé.  Moins toxique que les deux autres, il peut cependant provoquer des diahrées graves ou une intoxication chez les animaux (ou les enfants) qui en absorberaient.

Habituellement, pour saler les routes, on utilise un mélange des deux premiers produits cités.   On obtient ainsi un mélange de deux substances: l'une toxique pour les plantes, l'autre pour les animaux.   Génial !

De plus, d'après des études récentes, il semblerait qu'il y ai un risque tout particulier pour les oiseaux.

En effet, avec le gel généralisé, les points d'eau libre se font rares.  Alors, quand on fait fondre la neige des routes, cette eau saumâtre attire les oiseaux qui viennent s'abreuver, et se font ainsi empoisonner.  L'issue est souvent fatale, d'autant plus que la résistance des oiseaux est déjà mise à mal par le froid, le manque d'eau et de nourriture.

Alors que faire ?

Tout d'abord, au niveau des pouvoirs publics et des services de voirie, il convient d'utiliser ces produits avec discernement.  Soyons pragmatiques: s'il est difficile de s'en passer, un peu d'attention lors de l'épandage permettrait d'éviter le gaspillage qui a lieu à certains endroits.


Surtout, au niveau des particuliers, il faudrait absolument proscrire l'utilisation de ces produits.  Si vous devez déneiger votre trottoir, l'utilisation d'une pelle donne de meilleurs résultats que l'utilisation de ces produits.   Car pour être efficace, le sel répandu doit être brassé avec la neige.  Sur la route, le passage des voitures s'en charge. Mais sur un trottoir ou dans une allée, ce brassage est insuffisant. 

PelleEt donc, on aura tendance à multiplier les quantités de sel, en vain.  De plus, la légère fonte qui a lieu est rapidement annulée et le regel donne comme résultat de rendre les trottoirs encore plus glissants.  Enfin, du côté du prix, une pelle à neige ou un simple pelle de maçon (photo) sont indubitablement un meilleur investissement.

Pour les oiseaux, outre l'apport d'un peu de nourriture sous forme de graines NON SALEES et de graisses, de l'eau disponible est indispensable.  Un petit truc: placez de l'eau dans un récipient placé si possible là où le soleil a le plus de chance de le réchauffer.  Un récipient sombre ou placé sur une surface sombre gèlera moins vite.

En faisant ainsi, on attire aussi les oiseaux par le reflet du soleil sur une surface d'eau libre.  De la sorte, on détourne l'oiseau d'une flaque d'eau saumâtre qui pourrait lui être fatale.
N'oubliez pas de changer l'eau souvent, surtout si le gel est permanent.
Evitez absolument d'ajouter eau, sucre ou alcool.  D'une part, cela n'empêchera pas l'eau de geler, mais pire, cela ferait encore plus de mal aux oiseaux.

A vendredi prochain.

En savoir plus:

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01/01/2009

2009 !!!

Je vous souhaite une merveilleuse année 2009 , qu'elle soit comblée de valeurs vraies comme la famille, les amis et encore se battre pour donner encore une belle planète pour nos enfants...

Ne pas en vouloir trop et savoir apprécier chaque minute comme un cadeau!

L'Eternelle Optimiste


2009, déjà ! Dis donc, ça file !

Je sais pas toi, mais plus le temps passe dans la vie, plus on a l'impression qu'il passe vite.

Dans l'écologie c'est pareil : plus le temps passe, plus le temps presse, comme l'indique ce changement climatique qui s'annonce régulièrement plus dur et plus rapide que prévu.

Souhaitons-nous donc, pour nous, beaucoup de bonheur, de santé et tout ça, et pour la planète, toujours plus de prises de conscience, d'actions volontaristes, d'échanges, de bon sens, d'humanisme. Nous marchons ensemble.

Bonne année !

Sébi


Le monde est en crises. Qu'elles soient financières, économiques, humaines, sociales, démocratiques, sanitaires, ... elles sont graves, mais ne doivent pas masquer le fait que leur résolution passe aussi par les actes que nous pouvons tous poser pour résoudre les crises énergétiques et écologiques.

Que 2009 soit l'année de la prise de conscience du plus grand nombre, qu'elle nous permette à tous et à toutes de trouver le petit geste qui fera du bien à notre planète, à votre santé et votre portefeuille.  Et que le monde de 2009 soit un tout petit peu plus beau que celui de 2008.

Enfin, je voudrais remercier chaleureusement mes deux co-auteurs, l'Eternelle Optimiste et Sébi, qui ont accepté de mouiller leur chemise et de prendre le risque de monter à bord de Grandeur Nature en 2008 et de venir l'enrichir de leurs points de vue et de leurs opinions.

(Prochaine parution: 09 janvier 2009)

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26/12/2008

Cosmos 1899

Bonjour,

Je ne résiste pas....

Ca n'a rien à voir avec l'écologie (quoique je pourrais vous pondre une longue diatribe sur les dangers du stockage des déchets nucléaires....), mais juste pour le sourire, voici une petite parodie d'une série télé de mon enfance encore fort appréciée de nos jours : Cosmos 1999.

Ici, un internaute s'est amusé à imaginer ce qu'aurait donné cette série de science-fiction si elle avait été réalisée à l'époque du cinéma muet.

Ca donne un petit bijou d'humour, parfaitement maitrisé et monté, et même si on ne connaît pas la série originale, on appréciera les détournements de situation et les clichés du cinéma muet qui sont repris ici avec brio.

Allez, profitez-en... c'est cadeau !

 

 

A vendredi prochain...

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19/12/2008

Accumulateurs et chargeurs (3)

Bonjour,

Pour finir cette série d'articles sur les accus et les chargeurs, voici quelques conseils en vrac qui vous permettront de porlonger la vie de vos accumulateurs.

  • N'utilisez jamais de chargeurs rapides.   Plus la charge est lente (plus le courant de charge et la température sont faibles), plus vos piles dureront longtemps.
  • Déchargez une pile Ni-Cd selon une décharge contrôlée pour éviter l'effet mémoire.
  • Evitez la décharge profonde pour tous les types de piles.
  • Une pile Ni-Cd atteinte de l'effet mémoire peut être récupérée si elle est confiée à un bon chargeur: celui-ci effectuera 2 ou 3 cycles de charge/décharge contrôlées, ce qui dans la grande majorité des cas restituera à la pile ses performances optimales.
  • Tous les accus rechargeables perdent une partie de leur charge même sans être utilisés.   Tous les deux ou trois mois, il peut être bon de prévoir une recharge d'office de vos piles.
  • Ne laissez pas traîner des piles rechargeables dans des appareils que vous n'utilisez plus ou peu souvent.
  • Ne pas utiliser de piles rechargeables dans des appareils peu consommateurs comme des horloges à aiguilles ou des télécommandes peu utilisées.
  • Les accus Lithium s'usent même si on ne s'en sert pas: n'achetez donc pas d'accus lithium en réserve.
  • La durée de vie d'un accu Ni-MH est essentiellement fonction du nombre de recharges.  Pour cette raison, ne rechargez un accu Ni-MH que quand c'est nécessaire.
  • Pour éviter la surcharge, ne rechargez pas systématiquement un accu Ni-MH jusqu'à sa pleine capacité.   On estime généralement que l'on améliore sa durée de vie si on reste à 80 % de sa pleine capacité.  Cette remarque n'est pas pertinente avec un bon chargeur qui évitera toujours la surcharge.
  • La température, dans un sens comme dans l'autre, a une grande importance pendant la recharge: Essayez de toujours recharger vos piles dans des températures variant entre 18 et 25 °C.
  • Pour la même raison, ne stockez jamais d'accus à des températures supérieures à 40 °C , ni à des températures inférieures à 0 °C.
  • Pour l'environnement, rapportez toujours vos piles rechargeables usagées ou les appareils qui en contiennent dans un point de collecte adéquat.

Enfin, une dernière réflexion:

Les Fêtes de Fin d'Année sont là.  Chaque année, je vous propose d'offrir des cadeaux utiles (comme des ampoules économiques) autour de vous.

On pourrait y ajouter des piles rechargeables et/ou un bon chargeur... pourquoi pas ?

De toute façon, on peut très simplement éviter d'offrir des cadeaux qui utilisent des piles: il existe plein de jeux de société ou de jouets qui n'utilisent pas de piles !

Un geste tout simple pour notre environnement....

A vendredi prochain, et bon week-end.

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12/12/2008

C'est cadeau !

Bonjour,

Avec l'approche des Fêtes, les éternelles questions refont surface: Mais que vais-je donc bien pouvoir offrir ?

cadeau vertPlutôt que de gaspiller bêtement votre argent à acheter des objets inutiles et nuisibles à l'environnement, voici quelques idées de cadeaux plus utiles, pour tous les goûts et toutes les bourses.

 

  • Des ampoules économiques: Observez préalablement les luminaires chez vos amis ou famille, et choisissez quelques modèles de bonnes ampoules économiques (ou LED's).  Achetez des ampoules de qualité: vous arriverez ainsi à convaincre les plus sceptiques.  Voyez aussi mon comparatif éclairage pour vous aider dans vos choix.
  • Des noix de lavage: Une bonne alternative à tous les produits de lavage classiques.  Un kilo suffit pour un an de lessive pour une famille de quatre personnes.  Ma copine l'Eternelle Optimiste m'a convaincu.
  • Des piles rechargeables et/ou un bon chargeur: Je vous ai déjà bassiné pendant deux semaines avec ce sujet-là.  A vous de le mettre en pratique, maintenant.... ;-)
  • S'il y a de la place, offrez un bac à compost.  Pourquoi pas ?  Ca coûte vraiment pas cher, et au moins, ça, c'est original !
  • Vous avez un distributeur de café au bureau ?  Offrez donc des tasses ou des mugs à vos collègues.  Ce seront autant de gobelets en plastique économisés.
  • Des plantes en pot plutôt que des fleurs coupées.  Incluez-y du lierre, ce qui constitue un excellent moyen de dépolluer l'air intérieur.
  • Une lampe de poche LED à dynamo intégrée: ca coûte moins cher que le jeu de piles alcalines d'une lampe de poche normale.  Et au moins, jamais de mauvaise surprise: avec la dynamo, il y a toujours d ela lumière quand on en a besoin.  En plus, certains modèles peuvent aussi servir de chargeur pour téléphones mobiles.  Un beau cadeau à offrir.
  • Un ou plusieurs bloc multi-prises à interrupteur: Comme je l'écrivais il y a quelques semaines : Rester branché, c'est démodé !
  • Un abonnement à un fournisseur de vidéos à la demande: Si disponible dans votre région, ce genre de système permet d'éviter les DVD's physiques et les nuisances que ces petits bouts de plastique engendrent.   A défaut, le même abonnement auprès du vidéo-club le plus proche de chez vos amis ou famille peut faire l'affaire.
  • Un citytrip, incluant le voyage en train:  Au départ de Bruxelles, on peut ainsi se rendre à grande vitesse à Paris, Londres, Amsterdam ou Cologne.  D'autres grandes villes sont aussi accessibles.  Et une fois sur place, les transports en commun de ces villes font merveille.
  • Le livre "L'écono Ecolo" qui fourmille de petits trucs pour préserver l'environnement et économiser de l'argent.  Plein d'autres titres du même genre sont disponibles aussi.  
  • Des vêtements en coton bio: de grandes chaînes de magasins vestimentaires (dont le C&A) proposent maintenant une gamme très étendue de vêtements bio.   Compte tenu de la qualité, le prix n'est pas surfait.
  • Puisqu'on y est: un joli petit gilet ou pull (bio) pour l'intérieur.  De ce fait, vos amis ou votre famille pourront diminuer le chauffage de leur habitation d'un petit degré et réaliser d'importantes économies.
  • Un panier de fruits et/ou légumes bio locaux.  Inutile d'offrir des pommes bio de Nouvelle-Zélande: ce n'est pas écolo, et il en existe d'aussi bonnes près de chez vous.  Alternative selon les goûts: si vous avez une ferme laitière bio près de chez vous, vous pourrez y trouver des paniers de fromages, yaourts etc...
  • De façon générale, n'hésitez pas à interroger vos amis ou votre famille sur ce qui leur serait vraiment utile.  L'effet de surprise n'y sera peut-être plus, mais au moins, vous éviterez ainsi d'offrir un objet qui finira rapidement au fond de la cave ou du grenier... voire à la poubelle.   Et quand vous procédez aux achats, choisissez toujours l'alternative la plus écologique.
  • Banissez tous les produits incluant ou nécessitant des piles.
  • De même, n'offrez pas de produits cosmétiques: ils risquent fort de ne pas être au goût de la personne à qui vous l'offrez et risque de finir rapidement à la poubelle.  Offrez alors plutôt un bon d'achat dans un magasin vendant des cosmétiques bio.
  • N'offrez jamais un animal, même et surtout à un enfant.  Ce n'est pas un objet, mais un être vivant.  Si vous l'offrez à un enfant, il ne comprendra pas cela, et aura tendance à toujours considérer les animaux comme des objets ou des jouets.  Ce genre de perception est malheureusement durable et peu (mal) influencer la perception qu'a l'enfant de la nature tout au long de sa vie.
  • Choisissez des produits locaux plutôt que des produits venant de loin.  Privilégiez les filières bio courtes (du producteur bio au consommateur).   Vous réduirez ainsi les émissions de CO2 et participerez réellement à l'économie bio de votre région.
  • Gare au suremballage: Préférez du papier cadeau à base de papier recyclé.  Ca existe, c'est aussi joli, et c'est mieux que du papier cadeau plastifié.

Voilà quelques idées et réflexions qui ne manqueront pas de faire mouche et de souligner votre engagement envers notre planète.

Si vous en avez d'autres, postez-les ici pour le plus grand intérêt de tous.

Bon week-end et à vendredi.

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28/11/2008

Accumulateurs et chargeurs (2)

Bonjour,

Aujourd'hui, voyons un petit peu sur quels critères se baser pour l'achat d'un (bon) chargeur de piles.

Le chargeur idéal

Trouver un bon chargeur de piles qui sera efficace et préservera la durée de vie de vos piles n'est pas simple.

Autant être clair: les fabricants de piles qui fabriquent aussi des chargeurs ont tout intérêt à ce que vous rachetiez des piles très prochainement.

Je n'ai donc pas peur d'écrire que le plus souvent, les chargeurs vendus par les fabricants de piles eux-mêmes font peu de cas de la durée de vie des piles rechargeables qui leur sont confiées.

Je vise en particulier les chargeurs dits "rapides" qui vous chargent des piles en quelques heures, voire quelques dizaines de minutes.

Il n'y a pas de miracle: si vous chargez rapidement une pile, vous utilisez un courant de charge important.   Et celui-ci provoquera une usure plus rapide de l'accumulateur.   De plus, cela augmentera la température de l'accu, ce qui lui est aussi préjudiciable.

Donc, première règle d'or: Au plus longtemps dure la charge, au plus longue sera la vie de votre accu.

Fuyez donc totalement les chargeurs rapides.   Vérifiez sur les emballages, et choisissez un chargeur dont le courant de charge est le plus faible possible.

On considère souvent que ce courant (l'unité est le milli-ampère ou mA) devrait être inférieur au dixième de la capacité (dont l'unité est le milli-ampère-heure ou mAh).

Par exemple, si vos piles rechargeables ont une capacité de 2000 mAh, le courant de charge de votre chargeur ne devrait pas excéder 200 mA

Idéalement, le chargeur sera suffisamment perfectionné pour que vous puissiez choisir vous-même le courant de charge.   Les modèles sont rares, mais ca existe.

Ensuite, deuxième règle d'or: votre chargeur doit être universel.  Inutile d'acheter un chargeur dédié à recharger un seul modèle de piles: c'est de l'argent jeté par les fenêtres.   N'ayez pas peur de débourser quelques euros de plus pour un modèle qui vous permet de recharger les différentes tailles de piles de 1,5 V ainsi que les blocs de 9 V.  Au long terme, vous y gagnerez toujours.

Troisième point: le nombre de piles chargeables simultanément.   Une des grosses arnaques sur les chargeurs, c'est que, pour diminuer les coûts, vous vous retrouvez avec un chargeur qui vous permet de ne charger les piles que par paires.   C'est extrêmement mauvais pour les piles (la charge ne peut pas être contrôlée individuellement, et sur ce type d'appareils, elle ne l'est généralement pas du tout), peu pratique (comment rechargez-vous alors les 3 piles de votre appareil photo, par exemple ?), et accélére la mort de vos piles (la pile la plus faible d'une paire va dégrader les performances de la seconde pendant la charge en série).   D'où cette troisième règle d'or: Ne jamais acheter un chargeur qui ne charge les piles que par paires.

Il est particulièrement important pour les piles Ni-Cd d'être déchargées avant d'être rechargées.  De plus, une décharge controlée peut aider à récupérer une pile Ni-Cd atteinte de l'effet mémoire.   Mais une décharge profonde est toujours dommageable.   Donc, votre chargeur ne doit pas seulement être équipé d'une fonction de décharge, mais celle-ci doit être contrôlée ou automatique.   Un simple bouton de décharge risque de bousiller vos piles très rapidement.  Et donc: Vérifiez avant l'achat la fonction de décharge: elle doit être automatique ou controlée.

Cela va de soi: la charge aussi doit être contrôlée, surtout pour les Ni-MH qui craignent la surcharge.  Une simple temporisation comme sur les modèles bon marché ne suffit pas.   Le contrôle de charge doit être complet et tenir compte au minimum de la température de l'accu, et de la réponse de charge (ce qu'on appelle le dV/dt -- c'est à dire la variation de tension de l'accu en fonction du temps de charge, pour information).

Autant vous dire tout de suite: les chargeurs qui réunissent toutes ces caractéristiques ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval.  Oubliez la grande distribution: vous n'y trouverez aucun modèle correct.

Il faudra vous tourner vers des magasins particulièrement bien fournis, et plus particulièrement vers des magasins (ou des vendeurs en ligne) d'électronique.

Par contre, pour le prix, pas de grosse inquiétude à avoir : il existe d'excellents chargeurs réunissant toutes les qualités énumérées pour moins de 100 EUR.

C'est une dépense, certes, mais la différence par rapport à un chargeur bas de gamme (qui peut quand même vous coûter entre 30 et 50 EUR) sera récupérée en un an ou deux de par la prolongation de la vie de vos accus !   Ca en vaut donc toujours la peine.

 

La semaine prochaine, quelques conseils d'utilisation pour prolonger la durée de vie de vos piles.

A vendredi prochain.

EDIT: Petit changement de programme: la troisième partie de cette série paraîtra plus tard.  Mais soyez au rendez-vous vendredi prochain pour un sujet d'actualité.

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/11/2008

Accumulateurs et chargeurs (1)

Bonjour,

On se perd un petit peu aujourd'hui parmi les différents modèles de piles rechargeables et de chargeurs disponibles sur le marché.

De plus, on est parfois déçu du comportement de certains accumulateurs.   Bien souvent, de petits trucs simples permettent d'améliorer les performances et la durée de vie de piles rechargeables.

Je vais essayer aujourd'hui de débroussailler un petit peu le terrain.   Je vais essayer de rester simple dans les explications, mais si vous voulez en savoir plus, je fournis de nombreux liens pour vous aider à vous y retrouver.

Tout d'abord, les types de piles rechargeables.   Il existe une myriade de technologies différentes, mais je ne parlerai que des 3 types les plus connus et accessibles au grand public.

1°) Nickel-Cadmium (Ni-Cd)

C'est la technologie qui a percé et véritablement lancé le marché des piles rechargeables. 

Aujourd'hui, elles sont progressivement interdites à cause de l'extrême toxicité du cadmium qu'elles contiennent.   Notons tout de suite qu'il est impératif de porter à la collecte sélective les piles Ni-Cd en fin de vie, ainsi que tous les appareils qui en contiennent.

Elles souffrent essentiellement d'un défaut majeur: l'effet mémoire, et d'un talon d'Achille: la décharge profonde. (Non, il ne s'agit pas du titre d'un film coquin... ;-) )

En effet, si elles sont mal utilisées, elles donnent l'impression que leur capacité diminue rapidement.   Un exemple: vous disposez d'un téléphone sans fil dans votre maison, dont le combiné se recharge automatiquement lorsque vous le redéposez sur sa base.   Il sera alors systématiquement remis en charge alors que son accu n'est pas pleinement déchargé.   A la longue, l'effet mémoire apparaît.  Vous avez l'impression que l'accu ne fonctionne plus et que il ne contient plus assez d'énergie.

Pour éviter cela, il faut toujours décharger un accu Ni-Cd avant de le recharger.  Les chargeurs modernes intègrent une fonction de décharge.  Mais sur les modèles trop simples ou trop bon marché, cette fonction n'est pas contrôlée et peut amener à la destruction de l'accu à cause d'une décharge trop profonde.   J'en reparlerai dans la deuxième partie du post, lorsque je parlerai des chargeurs.

Dans l'état actuel des choses, il vaut de toute façon mieux éviter d'acheter encore des accus Ni-Cd.   Pour les appareils qui en contiennent (comme les téléphones sans fil ou l'outillage électrique portatif), donnez la préférence à l'achat aux modèles qui utilisent une autre technologie pour leurs accus.  Par la même occasion, vous acheterez un appareil de meilleure qualité qui rattrapera très vite sur sa durée de vie le léger surcoût à l'achat.

2°) Nickel-Métal-Hydrure (Ni-MH)

Successeur des précédentes, elles sont nettement moins toxiques pour l'environnement, bien que contenant toujours des substances irritantes qui imposent également un recyclage ou une élimination correcte en fin de vie.

A taille égale, elles peuvent contenir plus d'énergie et délivrer des puissances plus élevées que les Ni-Cd.   Elles supportent aussi des courants de charge plus élevés, donc des charges plus rapides.  Pour ces raisons, elles sont actuellement la technologie de référence utilisée dans les véhicules hybrides.

Elles s'affranchissent de l'effet mémoire, mais restent toujours sensibles à la décharge profonde.  Par contre, elles introduisent une nouvelle fragilité: celle liée à une surcharge.

Une fois chargé, l'accu Ni-MH ne peut plus être laissé en charge, ou alors seulement avec un courant très faible, appelé courant de maintient.   Ce qui signifie que le chargeur va devoir détecter le moment ou un accu Ni-MH est chargé, et stopper la charge à ce moment-là.

On ne peut donc pas charger une pile Ni-MH avec n'importe quel chargeur.

Pour les modèles courants de pile, la Ni-MH représente à l'heure actuelle le meilleur choix.

Mais attention: elles ne se valent pas toutes.  Evitez les piles bon marché: il faut malheureusement constater que la qualité d'une telle pile est quasimment toujours directement fonction de son prix

Lors des premières utilisations, ne vous étonnez pas si le rendement de ces piles vous parait faible.  C'est normal.   Elles ont besoin d'une sorte de période de rodage avant de pouvoir pleinement délivrer le meilleur d'elles-mêmes.  4 à 5 cycles de charge/décharge s'avèrent souvent nécessaires.

A l'achat, préférez donc les types Ni-MH, très clairement.

 

3°) Lithium-Ion (Li-Ion)

On trouve beaucoup ce genre d'accumulateurs dans l'électronique portable (téléphones mobiles, PC portables, visseuses électriques haut de gamme, caméscopes,...).

Elles se déclinent en plusieurs technologies, mais ne sont pas disponibles dans des formats "classiques".  Néanmoins, j'en parle, car nous en utilisons beaucoup autour de nous, sans même le savoir.

Beaucoup de qualités pour ces piles, et surtout, elles peuvent se décliner dans une grande quantité de variantes (Lithium polymère, lithium air, ...) dont de nombreuses restent à découvrir et qui sont très prometteuses.

Deux gros défauts cependant: Elles sont parfois instables et peuvent s'enflammer ou exploser si elles sont mal utilisées, et elles vieillissent assez vite, même sans être utilisées.   Ce dernier point les différentie de façon importante des accus plus classiques au Ni-Cd ou Ni-MH.   Pour celles-là, leur durée de vie est essentiellement fonction du nombre de cycles de charge/décharge.   Pour les lithium, en revanche, elles vieillissent en permanence et au bout de 2 ou 3 ans, sont bonnes pour le recyclage.

Donc, pour l'outillage portatif par exemple, si vous utilisez votre visseuse électrique trois fois par an, préférez un modèle avec Ni-MH.   Si vous êtes utilisateur professionnel, là, vous pouvez sans craintes prendre un modèle avec Li-Ion.

 

Dans un prochain post, je parlerai des chargeurs et donnerai quelques conseils d'utilisation qui vous permettront de prolonger grandement la durée de vie de vos piles rechargeables, ainsi qu'une série de liens vers des pages d'information plus complètes et plus techniques pour ceux qui veulent en savoir plus.

Pour en savoir plus:

A vendredi prochain, et bon week-end.

 

 

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

14/11/2008

Comparatif éclairage (4)

Bonjour,

Comme chaque année depuis la création de ce blog, je refais le point sur les nouvelles techniques et tendances en matière d'éclairage.

1°) L'incandescence classique:  Rien de neuf sous la loupiote, évidemment, si ce n'est la décision de l'Union Européenne de ne plus permettre la vente d'ampoules à incandescence d'ici 2010 ou 2012 (selon les sources, l'année exacte diverge).

A cette date butoir, nous ne trouverons plus dans le commerce d'ampoules à incandescence.    Il est intéressant d'en tenir compte dès à présent dans l'élaboraiton de votre système d'éclairage si vous êtes en train de construire ou de rénover votre habitation.

J'ignore encore si les éclairages halogènes sont visés par cette mesure radicale ou non, mais c'est l'occasion ou jamais de sauter le pas de toute façon.

Mon avis personnel sur la question est que c'est une bonne chose, bien que j'aurais nettement préféré que l'on instaure plutôt une taxe dissuasive sur les ampoules à incandescence et les halogènes, afin de les mettre en vraie concurrence avec les technologies modernes.   Et cela aurait permis, pour certaines situations bien ciblées (par exemple: il est un peu idiot de forcer à installer des ampoules économiques dans un grenier que l'on visite deux fois par an...), de pouvoir malgré tout continuer à utiliser l'incandescence là où cela peut encore se justifier.

Mais je reviendrai plus longuement dans quelques mois sur cette future interdiction, ses impacts et les moyens positifs de s'y préparer.

2°) Les halogènes

Là non plus, rien de bien neuf.  Les halogènes encapsulées dans une ampoule normale dont je vous parlais l'année passée existent toujours, avec un gain en énergie de l'ordre de 20% par rapport à l'incandescence classique, mais le prix reste toujours trop élevé que pour permettre une vraie percée commerciale.

En général, l'intérêt de ces ampoules est d'apporter un peu plus de lumière pour la même consommation électrique, mais il est dommage que les fabricants n'en ai pas profité pour proposer des modèles qui consomment moins.

Un exemple pour illustrer: Une telle ampoule de 40 W est présentée comme offrant 20 % de lumière en plus.   Il aurait été plus intéressant de proposer des modèles de 35 W fournissant autant de lumière qu'une ampoule classique de 40 W, par exemple.

3°) Les ampoules économiques (ou fluo-compactes)

Je découvre avec plaisir que les bonnes marques commencent à être un peu plus accessibles que l'année prochaine.

En Belgique, on trouve le nec plus ultra (pour moi c'est la marque Megaman) dans des magasins de plus en plus nombreux.

D'après mes derniers déplacements en France, en revanche, les bonnes lampes économiques restent très difficiles à trouver.  Les supermarchés ou magasins de meuble regorgent de produits bon marché absolument pas à la hauteur.  Les magasins de bricolage ne sont pas tous mieux lottis.   Par Internet, certains fournisseurs proposent de très bons modèles, mais attention aux frais d'envoi.

Les modèles se miniaturisent de plus en plus, et diversifient leurs formes et tons de couleur.    L'allumage quasi-instantané est disponible d'office sur toutes les bonnes marques.   L'insensibilité aux allumages répétés reste pour l'instant le monopole de Megaman, de même que la durée de vie la plus élevée.   Le prix est évidemment en conséquence.

Notez que je ne vous conseille pas les modèles miniatures là où ce n'est pas strictement indispensable, en raison du surcoût et d'une fragilité plus importante de ces modèles.

Sans risque de se tromper, je peux vous affirmer, pour avoir testé l'un ou l'autre modèle d'à peu près toutes les marques que j'ai pû trouver, que ce soit pour la qualité de la lumière, le rendement et la consommation réelle, le confort d'utilisation et les possibilités offertes qu'il n'y a pas de miracle: Si c'est bon marché, c'est de la m...de !   Ni plus ni moins !

N'hésitez donc pas à sortir 20 EUR pour un bon spot à allumage instantané et insensible aux allumages fréquents: il sera beaucoup plus rentable et confortable à utiliser qu'un modèle à 5 EUR !

4°) Les LED's

De plus en plus de visibilité pour les LED's.   On en trouve maintenant quasimment partout aux environs de 10 EUR, voire moins,  pour un spot, avec bien souvent le choix d'une teinte froide ou chaude.   Même les supermarchés s'y sont mis.

Si vous n'en trouvez pas dans votre région, Internet peut aussi encore venir à votre aide.

C'est bien, mais j'attends quand même encore toujours la percée et la mise à disponibilité des modèles intégrant non pas une grappe de 38 LED's de moyenne puissance, mais ceux basés sur une LED unique de forte puissance.  Jusqu'à présent, je n'ai pas vu mieux que 3 W, alors que les puces LED's jusqu'à 10 W existent bel et bien.

Tuyau: J'ai trouvé, fin octobre, à la faveur d'un déplacement à Paris, dans un grand magasin de bricolage (Castorama, pour ne pas le citer) de La Défense (mais je suppose que ce sera disponible dans toute la France), des spots LED de 3 W pour environ 7 EUR.   Une vraie affaire !  J'en ai acheté, et ils fournissent la même lumière qu'un spot économique de 7 W ou encore qu'un spot à incandescence de 25 W.   Vérifiez bien la couleur avant d'acheter, car il y en a toute une gamme.  Celui qui est annoncé comme étant blanc restitue (et c'est une bonne surprise) un blanc chaud très agréable et pas trop jaune.

Seule chose à tenir à l'oeil: le culot E14 est parfois de diamètre un tout petit peu trop petit pour certaines appliques.  Si le spot ne s'allume pas quand vous l'installez, n'en déduisez pas trop vite qu'il ne fonctionne pas.  Il suffit de plier légèrement, à l'aide d'un tournevis fin, la patte qui donne le contact latéral à l'intérieur de votre socquet , vers le centre.  Si votre socket ne contient pas de patte latérale, mais bien un pas de vis métallique, vous n'aurez pas de problème.  Allez-y doucement pour ne pas la briser, et surtout COUPEZ LE COURANT AU DISJONCTEUR AVANT DE PROCEDER.

Concernant la durée de vie des LED's, en utilisation normale, je n'ai encore grillé aucun de mes 10 spots LED's que j'utilise un peu partout chez moi.   Le plus ancien a quasimment 3 ans et est un des trois qui sont les plus utilisés chez moi.

Pour l'instant, outre les spots classiques à culot E14, E27, B22, G10 ou G5.3, on ne trouve encore que des modèles basés sur des designs très modernes, et malheureusement très (trop) chers.

Il y a aussi une grande percée de l'éclairage architectural (des immeubles entiers parfois décorés d'éclairages de couleur à LED's), mais pour un particulier, cela n'a que peu ou pas d'intérêt.

Dans le monde du spectacle aussi (concerts, boîtes de nuit...), on commence à utiliser des éclairages de couleurs différentes ou changeantes basés sur des LED's.  Là, c'est une très bonne chose, car cela permet effectivement de réaliser des économies d'énergie substantielles.  Surtout si, en plus, la salle doit être climatisée.  Les LED's ne dégageant quasimment pas de chaleur, on économise aussi de l'énergie sur la climatisation.

 

Comparatif éclairage:

 

Dernière réflexion:

Il serait temps, je trouve, que les associations de consommateurs se penchent enfin sur la question de l'éclairage économe et proposent des tests dignes de ce nom d'ampoules économiques (bulbes et spots) et de LED's.   En Belgique, le dernier test en date de Test-Achats est vraiment loin d'être complet, et néglige quelques aspects parmi les plus importants.   Voilà l'appel lancé....

A vendredi prochain !

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