24/07/2009

Bricolage

En cette période de longues vacances scolaires, il n'est pas toujours évident d'occuper nos chères petites têtes blondes.   Les parents doivent rivaliser d'imagination et d'astuce pour leur dégotter "le" stage adéquat, "la" plaine de jeux où ils se plairont, tout en négociant avec les patrons repectifs pour réussir à s'organiser en termes de congé....

C'est le moment idéal pour vous proposer une petite idée bricolage qui devrait aisémment pouvoir les occuper lors d'une après-midi de pluie.

Evidemment, vous me connaissez, je ne vous la proposerait même pas s'il n'y avait pas derrière tout cela une petite idée "écolo"....

Alors, voilà.   Tout cela part d'un constat fait par "Randomly Ross", un internaute étasunien.  Nos poches se remplissent de gadgets électroniques tous plus fragiles les uns que les autres (vous remarquerez d'ailleurs que plus l'appareil en question est fragile, plus il est cher...  Allez comprendre...).  D'un simple GSM ou lecteur MP3, ce sont maintenant carrémment de micro-ordinateurs de poche qu'il s'agit.

Et pour chacun de ces appareils, on réussi à vous extorquer quelques euros supplémentaires en vous vantant les mérites d'une belle housse de protection, bien rembourrée, qui peut s'attacher aussi à votre ceinture, et qui protégera votre cher (au propre comme au figuré) appareil.

Et bien, voilà bien l'occasion de réaliser quelques euros d'économie, en suivant l'idée de Randomly Ross qui vous propose tout simplement d'utiliser de vieux cartons de jus de fruits (ou de lait), une paire de ciseaux et de réaliser vous-même votre étui sur mesure.  

Etui pour iPod

Rien de bien sorcier dans la réalisation, si ce n'est qu'il faut bien connaître les dimensions de l'appareil pour trouver les dimensions de la pièce à découper.

J'ajouterais juste que vous pouvez ajouter un bouton pression ou une bande velcro pour assurer la fermeture de votre boîtier, et que deux petites sangles (récupérées sur un vieux pantalon par exemple), cousue sur l'arrière permettraient de faire tenir votre housse sur votre ceinture.

Je conseillerais enfin de prévoir les dimensions un peu plus grandes pour permettre de rembourrer l'intérieur.  Ce qui me paraîtrait très bon, ce serait une première épaisseur de "papier-bulle", elle-même recouverte d'un morceau de vieux drap en flanelle qui ainsi protège votre appareil des griffes.  Le tout serait cousu à l'aide d'une machine à coudre équipée d'aiguilles suffisamment résistantes (comme celles prévues pour coudre le cuir par exemple).

Si le look un peu "flashy" vous rebute, vous pouvez tout simplement assembler le tout pour que ce soit la face intérieure (brillante) qui devienne l'extérieur de votre pochette qui prendra ainsi un look métallique.   

Pour un effet plus classique, vous pouvez récupérer un vieux portefeuille ou un vieux sac à main et coudre le cuir (ou simili) en même temps que le rembourrage intérieur (utilisez du bon fil bien solide).

Au final, notez que l'ensemble pourrait être entièrement réalisé en utilisant uniquement des matériaux de récupération.

Voyez les différentes réalisations de Randomly Ross sur son Flickr. (En anglais uniquement)

A vous de jouer, et n'hésitez pas à m'envoyer les photos et éventuels plans (dimensions) de vos réalisations.

Bonnes vacances et à vendredi prochain.

09:01 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/07/2009

On se la coule douce...

Un grand monsieur, et un brin d'optimisme.

Tranquiiiillleeee !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2009

Matière à réflexion

Jean Boudreau a commencé la journée tôt, ayant réglé son réveil-matin (Made in Japan) à 6 heures.

Pendant que sa cafetière (Made in China) filtrait le café (Made in Brazil), il s'est rasé avec son rasoir (Made in Hong-Kong).

Puis il s'est habillé avec sa chemise (Made in Sri Lanka), ses jeans (Made in Singapour) et ses chaussures (Made in Korea).

Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (Made in India) agrémenté de fraises (Made in Spain) et de bananes (Made in Costa Rica), il s'est assis, calculatrice en main (Made in Mexico), pour calculer son budget de la journée.
 
En consultant sa montre (Made in Taiwan), il a synchronisé sa radio (Made in China), puis est monté dans sa voiture (Made in Japan) pour continuer sa recherche d'emploi, entre deux fermetures d'usines de sa région.

À la fin d'une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (Made in South Africa) en écoutant Britney Spears (Re-made in USA), pour accompagner son dîner congelé (Barely made in USA), met ses sandales (Made in Bangladesh) et allume sa télévision (Made in Indonesia), et puis se demande pourquoi il n'arrive simplement pas à se trouver un job, ici, chez lui...

(Auteur inconnu; reçu par e-mail il y a quelques semaines)

09:08 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/07/2009

Cher verre de lait

Pendant mes vacances, je n'ai pas pû éviter d'aborder le sujet du moment avec Yannick, un agriculteur breton (Notez que, contrairement aux idées reçues, tous les Bretons ne s'appellent pas forcémment Yannick, et vice-versa).

Le lait, bien entendu.

Yannick a chiffré son coût de production à 0.33 € le litre. Son exploitation de taille moyenne ne permet pas de descendre plus bas sans compromettre la qualité sanitaire de son produit.

La laiterie lui achète maintenant son lait à 0.19 €.

Pas la peine de vous faire un dessin: comme beaucoup d'autres de ses confrères, Yannick ne voit pas son avenir en rose fluo.

Lors d'une récente manifestation, les agriculteurs du coin ont obtenu des reports de paiements de certaines charges de la Préfecture, et certains ont pû négocier un report des charges d'intérêt sur leurs emprunts auprès de leur banquier. Un petit ballon d'oxygène, certes, mais qui ne fera qu'empirer le mal une fois les nouvelles échéances arrivées.

Pas facile d'y trouver une solution, à cette crise du lait.

Il faut dire qu'elle tombe à un très mauvais moment aussi: les pouvoirs publics voient leurs budgets plombés et les banques ne sont pas encore remises du tsunami financier. Les laiteries, souvent des coopératives ne faisant donc pas de bénéfice, et n'ayant donc pas de marges à raboter, il reste l'industrie agro-alimentaire et la grande distribution.

Pour les premiers, les grands groupes dominant sur le marché donnent le ton: Pas question de payer le lait plus cher sous peine de le faire venir de pays où il coûte effectivement moins cher à produire (les pays de l'Est, notamment).

Les seconds frappent la mesure : La distribution se livre une concurrence féroce en rabotant les premier prix à un niveau plancher.

Or, voilà peut-être le vrai noeud du problème. Les produits premier prix sont vendus avec une marge extrêmement réduite (voire pas de marge du tout) couvrant tout juste les frais de personnel, de transport et de stockage des produits laitiers. Par des prix très réduits sur cette gamme de produits, on veut attirer le client dans son enseigne, et ainsi lui remplir son chariot par la même occasion.

Je me pose la question: Cette pression excessive sur les premiers prix étoufferait-elle toute la filière ?

On sait que les marges bénéficiaires réalisées par les transformateurs sur les produits préparés au départ du lait ou de sa crême (beurre, yaourts, fromages, ...) sont plutôt confortables. Certains de ces producteurs seraient d'accord de revoir un peu leur politique d'achat et de consentir un effort permettant la survie de la filière,car ils en dépendent eux-mêmes. Un effort plus important est envisageable moyennant la participation des clients qui paieraient les produits laitiers un peu plus chers.

Mais la logique sous-jacente aux produits premiers prix minerait tout l'effort, car le client lui aussi touché par la crise n'accepterait sans doute pas cette augmentation, et se rabatterait sur les produits moins chers.....

Et voilà comment on crée un joli cercle vicieux.

Comment en sortir ?  En instaurant un prix de vente minimum unique dans toute l'Europe peut-être ?  Mais pas sûr que les distributeurs acceptent cela de gaïeté de coeur...

Et quand je demande à Yannick s'il a connaissance d'exploitations en difficultés dans sa région, son regard se voile et c'est d'une voix pesante où se mêlent désespoir et résignation qu'il me répond : "Ca va faire mal, terriblement mal...."

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |