29/05/2009

Maison

Vendredi prochain, c'est le 5 juin. Et comme chaque année, sous l'impulsion de l'ONU, nous célèbrerons ce jour-là la Journée Mondiale de l'Environnement.

Cette année, la journée s'articulera autour du thème du réchauffement climatique.

L'évènement prépondérant, en tout cas pour nous, francophones, est la sortie du très attendu film de Yann-Arthus Bertrand "Home".

Pourquoi "Home" ?

Parce que Home, c'est la maison. Et la science qui a pour but la connaissance de la maison, de notre habitat, c'est tout simplement l'écologie.

Un film qu'on nous annonce déjà comme exceptionnel, et qui de surcroît, fera aussi l'objet d'une distribution exceptionnelle.

Distribué gratuitement sur internet (pendant 10 jours) et à la télévision (France 2 ou Club RTL en Belgique), à prix coûtant en DVD (5 EUR) ou BluRay (10 EUR) et dans certaines salles de cinéma (à noter que certains grands complexes en Belgique n'hésiteront pas à s'engraisser en vous faisant payer un billet au tarif ordinaire, ce qui est tout simplement scandaleux par rapport à la démarche originale souhaitée par les producteurs du film; renseignez-vous et fuyez donc ces salles-là ou préférez le confort de votre salon devant votre petit écran), ce film à grand spectacle s'inscrit dans la continuité de la démarche d'information et de sensibilisation initiée par les très beaux documents de la série "Vu du Ciel".

Un discours non pas propagandiste, mais plutôt basé sur une démarche où le spectateur est amené à tirer lui-même les conclusions de ce qu'il a vu, étayé par quelques faits et chiffres les plus éloquents, sensationnel mais pas sensationnaliste, "Vu du ciel" attire à chaque diffusion de nombreux spectateurs.
On pourrait donc croire à une démarche mercantile visant à exploiter le filon à grande échelle, mais c'est mal connaître l'homme qui est à la base de tout.

Ceux qui l'ont déjà suivi lors d'un débat le savent : YAB n'est ni un marchand de tapis, ni un politicien, ni un scientifique pompeux. C'est un passionné. Passionné d'images bien sûr, mais aussi un homme qui a pris conscience, à force de silloner le monde, que si notre Terre est si belle, elle est aussi terriblement fragile. Il faut bien peu de choses pour rompre l'équilibre précaire sur lequel est bâti tout l'édifice de la vie qui nous entoure.

En nous amenant à nous emmerveiller devant cette si belle mécanique, nous prenons conscience, de nous-même, qu'il est impératif et du devoir de chacun de prendre soin de cette maison qui nous abrite et dont nous ne sommes que locataires.

Parce que tout simplement, nous n'avons pas d'autre endroit où aller.

Home

 

 

P.S.: En raison de quelques problèmes de santé, il est possible que la continuité du blog connaisse quelques perturbations dans les semaines qui viennent.  Mais revenez voir de temps à autres, car les autres auteurs du blog ont plus d'un tour dans leur sac ! ;-)

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/05/2009

no comment

une leçon de courage !

09:00 Écrit par L'Eternelle Optimiste dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blog, vie, courage, lecon de vie |  Facebook |

15/05/2009

Vie de chateau

Bonjour,

L'écologie et une certaine idée du confort sont-ils incompatibles ?

Faut-il se priver de tout raffinement et vivre dans le plus total dénuement pour être en accord avec ses principes ?
La préservation de la nature impose-t-elle de devoir vivre dans une cabane en rondins au fond des bois ?

Bien sûr que non.

Et c'est ce que semble vouloir démontrer le Prince Louis-Albert de Broglie, surnommé "Le Prince Jardinier" en se lancant dans une grande rénovation verte du Château-Hôtel de la Bourdaisière dont il est le propriétaire.labourdaisière

Le but n'est, ni plus ni moins, que de transformer cet hôtel de luxe en habitat vert exemplaire.

Economies d'énergie, isolation, gestion des déchets, chauffage au départ de sources renouvelables,... tout est passé au crible.

Le bon sens reste de mise, et les projets du Prince évitent la démesure sans pour autant manquer d'ambition.

Bien entendu, même si l'engagement écologique du Prince ne peut être mis en doute (on est bien loin ici d'un vulgaire green-washing, et pour s'en convaincre, il suffit de voir les autres initiatives qu'il mène), il faut lui reconnaître aussi l'honnêteté d'avouer que le projet n'est pas QUE désintéressé, car un des buts visés est tout de même de pouvoir ouvrir le Château au public pendant les mois d'hiver.

Et pourquoi pas, après tout ?  Dès lors que le chauffage est rendu possible par les mesures d'isolation prévues et l'utilisation de sources renouvelables, l'exploitant aurait bien tort de se priver de chercher une nouvelle rentabilité pour amortir son investissement.

Vous me direz (avec raison) que ce château n'est pas le seul hébergement qui vise à devenir plus écologique.  De nombreux Gîtes ou chambres d'hôtes suivent la même démarche.

Mais le message fort que je dégage d'une initiative comme celle-ci est que un engagement écologique est possible quel que soit le milieu auquel on appartient.  Pas de question de castes ici, que l'on soit riche ou pas, il y a toujours moyen de prendre l'une ou l'autre petite mesure qui fera du bien à notre planète, tout en assurant, à terme, un gain économique à son initiateur.

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A vendredi !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

08/05/2009

Emulation batave

Bonjour,

On sait que les relations entre les belges et les hollandais sont parfois sujettes à certains sentiments pas toujours très amicaux.  Récemment, l'actualité politico-financière de nos deux pays nous en a encore fourni une brillante illustration.

Et pourtant, nous, les belges, nous devrions parfois apprendre à ravaler notre rancoeur et aller jusqu'à prendre exemple sur nos voisins du nord.

En tout cas, en matière d'efficience énergétique.

Une récente étude d'un très grand bureau de consultance l'a encore démontré: la Belgique est un des pays au monde qui utilise le plus mal son énergie.

En étudiant de près les chiffres de consommation des trois secteurs les plus énergivores (le bâtiment, les transports et l'industrie, soit 90% de notre consommation nationale totale), force est de constater que les Hollandais peuvent nous donner quelques leçons.

D'ici 2030, et à condition bien sûr qu'une politique volontariste en ce sens soit initiée dès à présent, ce ne sont pas moins de 50% d'économies qui pourraient etre réalisées dans le bâtiment, créant au passage 20.000 nouveaux emplois.

Dans les transports, de par le simple changement de comportement des usagers, 20 % d'économies est un objectif tout à fait à notre portée.   L'industrie, enfin, possède le même potentiel.

Mais en quoi, les Hollandais sont-ils "mieux" que nous: et bien, cela commence par une plus grande efficacité... des institutions politiques.   Que de chipot en Belgique parfois à cause du morcellement des compétences qui rend parfois le dialogue entre institutions très difficiles.  Sans même parler des problèmes communautaires.

Ensuite, bien sûr, c'est connu: au fur et à mesure que l'on remonte vers le Nord, la perception des enjeux écologiques devient de plus en plus sensible.

On l'a souvent dit ces derniers temps: la crise économique actuelle fournit au moins l'opportunité de réorienter certains investissements vers le vert.   Peut-être la sortie de crise est-elle là, toute proche....

A méditer.

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09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/05/2009

Laver sans eau

Bonjour,

On commence, en France principalement, à voir émerger de-ci de-là des stations de lavage de voiture d'un genre nouveau, puisqu'elles n'utilisent pas d'eau.  Une vingtaine de stations de ce nouveau type voient ainsi le jour chaque année dans l'Hexagone.

Le procédé consiste tout simplement en un lavage manuel, avec chiffons et produits (le plus souvent bio-dégradables et/ou d'origine végétale).

Dans certaines de ces stations, le lavage prend une dimension sociale intéressante supplémentaire, car ce sont des personnes en ré-insertion qui sont employées.

Une station parisienne va encore plus loin dans la démarche sociétale en reversant, pour chaque prestation, la somme de 1 € à une association spécialisée dans l'accès à l'eau pour les populations démunies.

D'après le Ministère Français de le l'Ecologie, ce serait ainsi 6% de la consommation totale d'eau de distribution qui pourraient être économisés si toutes les voitures du pays pouvaient être lavées sans gaspillage de cette si précieuse eau.

Plusieurs enseignes sont donc déjà présentes sur le marché, et même si le prix proposé reste plus élevé que celui du lavage traditionnel, nul doute que le succès de cette filière devrait se confirmer dans les années à venir.

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09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |