15/05/2009

Vie de chateau

Bonjour,

L'écologie et une certaine idée du confort sont-ils incompatibles ?

Faut-il se priver de tout raffinement et vivre dans le plus total dénuement pour être en accord avec ses principes ?
La préservation de la nature impose-t-elle de devoir vivre dans une cabane en rondins au fond des bois ?

Bien sûr que non.

Et c'est ce que semble vouloir démontrer le Prince Louis-Albert de Broglie, surnommé "Le Prince Jardinier" en se lancant dans une grande rénovation verte du Château-Hôtel de la Bourdaisière dont il est le propriétaire.labourdaisière

Le but n'est, ni plus ni moins, que de transformer cet hôtel de luxe en habitat vert exemplaire.

Economies d'énergie, isolation, gestion des déchets, chauffage au départ de sources renouvelables,... tout est passé au crible.

Le bon sens reste de mise, et les projets du Prince évitent la démesure sans pour autant manquer d'ambition.

Bien entendu, même si l'engagement écologique du Prince ne peut être mis en doute (on est bien loin ici d'un vulgaire green-washing, et pour s'en convaincre, il suffit de voir les autres initiatives qu'il mène), il faut lui reconnaître aussi l'honnêteté d'avouer que le projet n'est pas QUE désintéressé, car un des buts visés est tout de même de pouvoir ouvrir le Château au public pendant les mois d'hiver.

Et pourquoi pas, après tout ?  Dès lors que le chauffage est rendu possible par les mesures d'isolation prévues et l'utilisation de sources renouvelables, l'exploitant aurait bien tort de se priver de chercher une nouvelle rentabilité pour amortir son investissement.

Vous me direz (avec raison) que ce château n'est pas le seul hébergement qui vise à devenir plus écologique.  De nombreux Gîtes ou chambres d'hôtes suivent la même démarche.

Mais le message fort que je dégage d'une initiative comme celle-ci est que un engagement écologique est possible quel que soit le milieu auquel on appartient.  Pas de question de castes ici, que l'on soit riche ou pas, il y a toujours moyen de prendre l'une ou l'autre petite mesure qui fera du bien à notre planète, tout en assurant, à terme, un gain économique à son initiateur.

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A vendredi !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

il s'agit aussi du prince de la tomate ;-) si je ne me trompe, je l'ai vu dans un reportage, il gère une sorte de conservatoire des espèces rares de tomates.

Écrit par : wallid | 15/05/2009

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@Wallid C'est exactement la même personne en effet.

Écrit par : David | 15/05/2009

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Sinon il peut revivre comme un châtelain d'avant ?
Encore que, je ne suis pas sûr que ce soit très écologique non plus, appliqué à toute la planète...

Écrit par : Sébi | 18/05/2009

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