24/04/2009

Zéro absolu

Bonjour,

Si vous avez choisi Dubaï comme destination pour vos vacances cet été, vous serez sans doute ravi d'avoir bien chaud sur une belle plage de sable fin.
Les 40°C à l'ombre sont fréquents dans cette région du monde.  Et comme de l'ombre, il n'en traîne pas des camions là-bas, vous vous retrouvez bien vite dans le rôle de l'écrevisse.

Alors pourquoi faire simple quand on peut tout polluer ?

Vous avez trop chaud dans un des endroits les plus chauds au monde ?  Qu'à cela ne tienne, il suffit de passer faire un petit tour par le frigo pour vous rafraîchir.
Et en matière de frigo, les Emirs ont inventé le nec plus ultra.

Prenez cette belle plage de sable fin si brûlante sous vos pieds, et incorporez-y des canalisations par lesquelles circulent un liquide de refroidissement et voilà: vous ne vous brûlerez plus les pieds.

Notez que l'on est plus à une incohérence près: après les aircos automobiles et domestiques sous les latitudes belges ou même encore plus polaires, après les terrasses chauffées où peuvent aller s'empoisonner les fumeurs sous les mêmes froides latitudes, voilà qu'on va réfrigérer les plages les plus chaudes au monde.

Et après, ce sera quoi ?  Les saunas au pays des esquimaux ? (ah flûte; ca existe déjà...) ?   Les pistes de ski indoor en plein désert ? (Re-zut, ca existe aussi).

Et après, on s'étonne que la consommation mondiale de combustibles fossiles a tendance à augmenter (non obstant les effets de la crise économique), et cela, malgré les innombrables initiatives en matière de réductions des-dites consommations.

J'ai même d'ailleurs entendu récemment dans une réunion publique concernant un projet éolien dans ma région l'argument de la non-réduction des consommations mondiales comme une preuve que l'éolien ne serait pas efficace...

Je sais pas vous, mais là, j'ai vraiment l'impression qu'on tourne en rond, non ?

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/04/2009

Cyber cars

Bonjour,

De la SF au menu aujourd'hui ?  (J'en vois déjà qui trépignent... ;-))

Et bien non.  Le sujet du jour pourrait effectivement apparaître comme sorti tout droit d'un film ou d'un roman de SF, et pourtant, vous verrez qu'il s'agit bel et bien d'une réalité.

Il s'agit de voitures cybernétiques.  Ni plus ni moins.   Oui, je sais,... là ca en jette grave.  Et pourtant comment appeler autrement des véhicules électriques qui se conduisent tout seul ?  Nulle crainte donc à avoir de voir un grand costaud en veste de cuir et lunettes noires venir sonner à votre porte vous demander si vous êtes bien Sarah Connor...   car ces voitures sont vraiment sans pilote.

Oui, vous allez me dire que dans de nombreuses villes (dont Paris et Londres), on trouve déjà des rames de métros automatiques, mais ici, cela va plus loin.

La performance est de réussir à faire rouler ces véhicules sans guidage apparent.  Pas de rails donc.  Même si pour l'instant, ces véhicules sont encore confinés sur des sites propres, on s'attend à les voir bientôt pouvoir se mêler à grande vitesse au flot normal de la circulation urbaine.

En France, des expériences ont ou ont eu lieu notamment à Clermont-Ferrand, La Rochelle ou Antibes.  Rome, Valence ou l'aéroport d'Heathrow (Londres) aussi.

Du véhicule individuel au minibus automatique, en passant par une version biplace de la célèbre "patinette électrique", il y en a vraiment pour tous les goûts.

Robosoft

Ultra2

Ces projets hautement technologiques embarquent des concepts qui vont réellement très loin dans l'innovation.  Je ne vous gaverai pas de termes techniques ici, mais si cela vous intéresse, je vous invite à visiter les sites référencés plus bas, car franchement, c'est réellement passionnant.

Espérons juste que ces expériences finissent par déboucher sur des réalisations à grande échelle qui particperont à libérer nos centres urbains des nuisances de l'automobile individuelle.

J'espère pouvoir vous en reparler dans un futur pas trop lointain.

D'ici là, jusqu'au 26 avril 2009 (dépéchez-vous; c'est pas cher et ca vaut franchement le détour !), les lecteurs belges (ou frontaliers) pourront admirer et même expérimenter quelques "CyCabs" dans le cadre de l'expo "Robotixs 2009" au Parc D'aventures Scientifiques (le PASS) de Frameries (Belgique).

En savoir plus:

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

10/04/2009

Bu et approuvé....

... par le Vatican.

jus de mangue WM

 

(Merci à l'Eternelle Optimiste)

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/04/2009

Prototype révolutionnaire !

Un prototype révolutionnaire d'éolienne offshore inauguré aujourd'hui à Comodoro Rivadavia, en Argentine.

bjorn_radvikFruit de la collaboration entre Björn Radvik (Photo ci-contre), un pêcheur danois passionné d'éoliennes et l'Université de Buenos Aires, la spin-up "NoMast" vient de donner les premiers tours de pales à son premier prototype opérationnel.

Ce nouveau concept a ceci de révolutionnaire que pour la première fois, les chercheurs ont réussi à rendre opérationnelle une éolienne sans mât.

"Les infra-sons produits par les turbines et véhiculées par le mât jusque dans les fonds marins perturbent gravement l'ouïe des bancs de cabillauds" explique Björn Radvik. "Imaginez-vous que vous habitiez à côté d'un aéroport international et que vous subissiez jour et nuit le bruit du survol de votre maison par des avions à réaction.  Nulle part en Europe, on ne tolèrerait cela !   Alors, pourquoi les cabillauds, les merlans et les sardines devraient-ils subir cela ?" s'emporte le pêcheur.   "Je ne suis pas contre les éoliennes, mais la pêche est mon gagne-pain.   Et mes zones de pêches se vident depuis l'ouverture du parc de Middelgrunden.  Aussi me suis-je associé à l'Université de Buenos Aires après avoir visité leur parc d'expérimentation éolienne de Comodoro Rivadavia pour rechercher une solution.".

Après de nombreuses années d'études et d'essais en soufflerie, le prototype, que Leonard Da Vinci n'aurait pas renié, est enfin prêt.

Il est articulé autour d'une structure autoportante, sans support fixe, pouvant s'élever verticalement sous l'effet de la rotation des pales disposées horizontalement (une autre innovation de NoMast), et cela pour des vitesses de vent théoriquement très faibles.

Divers capteurs embarqués permettront d'évaluer en permanance les paramètres du vent et d'ajuster ainsi la position de l'ensemble pour un maximum d'efficacité.

La puissance utilisable de ce genre d'installation n'est pas encore connue, mais on pourrait atteindre des "niveaux tout à fait intéressants" annonce-t-on à Buenos Aires.

L'absence de mât et de structure de maintien oblige cependant pour l'instant à un guidage manuel de la structure afin que celle-ci reste correctement alignée avec son poste de transformation, ancré au sol.

"Je travaille actuellement au développement d'un système expert, basé sur l'intelligence artificielle, pouvant assurer le guidage automatique de la structure et rendre possible le commercialisation à grande échelle sans la nécessité de devoir prévoir un opérateur humain pour chaque turbine, ce qui menacerait la rentabilité du produit.", explique fièrement Björn Radvik. 

Le système permetterait même de limiter l'impact sur l'avifaune et les ULM en procédant à des manœuvres d'évitement pour prévenir toute collision.

La grande difficulté rencontrée jusqu'à présent par les concepteurs du projet concerne le bruit.  La "NoMast" semble en effet être, de par son principe même, condamnée à être plus bruyante qu'une éolienne traditionnelle.  A Comodoro Rivadavia, on se veut néanmoins rassurant, le marché offshore se préoccupant finalement fort peu de cet impact.   Néanmoins, les recherches se poursuivent : "A terme," , poursuit Radvik, "lorsque l'on aura résolu le problème du bruit, on pourra même envisager l'utilisation du concept NoMast pour des éoliennes à l'intérieur des terres (onshore, NDLR).  Ainsi, on obtiendra des éoliennes qui deviendront litéralement invisibles lorsqu'elles ne tourneront pas, car elles retourneront se poser au sol, disparaissant ainsi du paysage"

Et comme Bjorn Radvik a vraiment pensé à tout, il prévoit même la possibilité de mettre en place l'organisation de représentations de type son et lumière autour des parc éoliens où l'on pourrait faire "danser" les éoliennes au rythme d'une musique spécialement composée pour l'occasion. Un compositeur avant-gardiste allemand aurait d'ailleurs déjà été commandité pour composer la "Wind Music", version néo-moderniste électro-minimaliste de la "Water Music" de Haendel.  Le projet apporterait ainsi en plus, des retombées économiques positives pour les régions prenant le forme d'attractions touristiques centrées sur les éoliennes, et génératrices de nombreux emplois.   Il semblerait même que la société nouvellement créée aie déjà été approchée sur cette question par les plus hautes instances en matière d'économie d'une région d'Europe qui auraient même déjà proposé un programme d'incitants financiers et diverses aides logistiques à l'installation de ce type de structure.  Mais Radvik reste laconique sur l'identité de la région en question: "Rien n'est encore fait.  Nous sommes encore en pourparlers. Il existe des règles régissant la concurrence au niveau européen, et nous les étudions actuellement ensemble".

Nul doute que l'on parlera sans doute encore beaucoup de ces éoliennes d'un nouveau type dans les mois à venir.
En attendant, ce sont les poissons qui vont être contents !

NoMast_prototype

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09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |