27/02/2009

La roue du hamster

Bonjour,

David torse nuJe ne sais pas vous, mais moi, à la sortie de l'hiver, j'ai toujours tendance à accumuler quelques kilos de trop, vous ne trouvez pas ? (Photo Copyright Collection personnelle de mon épouse...  ;-)

Un petit peu d'exercice pour éliminer tout ça avant l'été ne me ferait pas de tort !

Un collègue m'a envoyé un lien vers cette page, où l'auteur se demandait (entre autres choses) s'il ne serait pas possible de produire de l'électricité en récupérant l'énergie mécanique produite par les appareils de torture tels ceux que l'on paie très cher pour aller y souffrir dans une salle de fitness.

Aucun chiffre n'est malheureusement donné dans ce petit article, mais j'ai fait ma petite enquête....

Saviez-vous qu'au repos, un adulte dégage en chaleur autant d'énergie qu'une ampoule d'une soixantaine de watts ?
En plein effort, ce chiffre peut être multiplé par 5 ou même 10, selon les personnes.
Au summum, un cycliste professionnel sur sa drôle de machine peut développer un travail mécanique d'une puissance équivalente à 1500 Watts ! De quoi chauffer votre salon.

Bien entendu, tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir un Eddy Merckx ou un Bernard Hinault dans son salon pour l'hiver.
Mais l'idée est séduisante:
Même sans bricoler, vous remarquerez qu'après quelques minutes d'efforts sur un stepper, les pistons de ceux-ci sont bouillants. Surveillez bien la température de votre pièce, et vous verrez de combien elle s'est élevée pendant votre séance d'exercices.
Si vous êtes un peu bricoleur et que vous savez manier un fer à souder, vous pouvez déjà équiper votre vélo d'appartement d'une dynamo et d'une poignée de composants pour un faire un chargeur de piles ou de batterie de portable, balladeur....

Alors de là à en envisager une application commerciale, pourquoi pas, après tout !
Techniquement, cela ne représenterait pas de grande difficulté technique que d'utiliser l'énergie produite par ces engins comme chargeur de piles. A l'extrême, bien que là, le coût deviendrait probablement excessif, on pourrait même réaliser le dispositif permettant d'injecter cette production électrique sur votre propre installation électrique.

Il y a quelques temps, j'avais lu un article sur une famille américaine vivant à peu près au milieu de nulle part, et où on s'installait sur un vélo d'appartement pour produire l'électricité nécessaire à alimenter le petit poste de télévision. Si je retrouve le lien, promis je vous le poste.

Bon, allez. Assez déliré.... J'ai encore l'ascension du Ventoux à me farcir...

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09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

20/02/2009

Voiture branchée

Bonjour,

La voiture électrique, on en parle, on en parle....  Mais elle est toujours aussi rare sur nos routes.
Et pourtant, pas un mois ne s'écoule sans que l'une ou l'autre annonce plus ou moins tonitruante ne soit faite sur le sujet.

Cette fois-ci, c'est d'un consortium créé et centré sur l'Université du Delaware que vient cette info étonnante.

Un des reproches que l'on fait encore aux solutions électriques ou hybrides actuelles est le coût élevé de la technologie et son impact sur la rentabilité du véhicule.  Aux Etats-Unis où les prix des carburants sont sans aucune commune mesure avec ce que l'on connaît en Europe, la rentabilité n'est pas au rendez-vous.  Et aux Etats-Unis plus que n'importe où ailleurs, si ce n'est pas rentable, ce n'est pas viable.

L'Université du Delaware et ses partenaires proposent une approche plutôt originale pour résoudre cette question.
Prenons deux cas de figure possibles, basés sur les propositions du Consortium MAGICC.

1°) Equipons les véhicules électriques de panneaux solaires.  Ce faisant, on augmente directement l'autonomie du véhicule pendant son utilisation.   En soi, ce n'est pas nouveau comme idée, mais en poursuivant le raisonnement, le consortium pose le constat que, le véhicule n'étant utilisé que pendant 1 ou 2 heures chaque jour, on peut très bien se trouver dans la situation où les batteries se retrouvent chargées par l'énergie solaire, et que pendant plusieurs heures par jour, la production d'électricité solaire soit perdue.   Qu'à cela ne tienne: branchons le véhicule sur le secteur !  Non pas pour le charger, mais bien, au contraire, pour y injecter le surplus de production d'électricité solaire !   Et voilà notre voiture devenue un générateur électrique qui vous rapporte directement le prix de revente de tous ces kilowatts.   D'après les estimations, ce sont ainsi environ 19 kW qui peuvent être produits par jour (Hypothèse de 12 heures d'ensoleillement)

2°) Une toute autre façon encore d'aborder les choses est de considérer la problématique des pics de consommation.  Comme on peut le voir en observant les courbes de consommation électrique sur le réseau au cours d'une période de 24 heures, à certains moments de la journée, cette consommation atteint des pics.   Or, un réseau électrique doit être calibré pour pouvoir produire et acheminer ces pics de consommation.   Si l'on pouvait étaler ces pics de consommation dans le temps, on réduirait d'autant la nécessité de devoir mettre en ligne de nouvelles capacités de production (= de centrales).   C'est ce que l'on fait déjà, par exemple en Belgique, depuis 40 ans, à la centrale hydraulique de Coo, où l'on pompe de l'eau dans un bassin supérieur pendant la nuit (lorsque la consommation électrique est la plus faible) pour la laisser redescendre en produisant de l'électricité pendant les heures de pointe.
Quel rapport avec notre voiture électrique ?  Et bien, c'est tout simple: utilisons la batterie de notre voiture de la même façon : on recharge la voiture pendant les creux, et on relibère tout ou partie de cette énergie sur le réseau pendant les pics de consommation.   C'est intéressant, mais il faut quand même tenir compte du faible rendement du processus de recharge des batteries depuis le secteur.  Donc cette solution ne peut être envisagée que couplée à l'utilisation des panneaux solaires.

MAGICC Prototype
Le prototype existe déjà, et la technologie semble tout à fait au point.

Voilà donc bien un pas dans la bonne direction pour ouvrir (enfin !) les portes du marché aux véhicules électriques.

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

13/02/2009

Le syndrome de la pâquerette

Aujourd'hui, déprimons philosophons avec Sébi.

L'autre jour, je lisais ce petit livre passionnant de Hubert Reeves, Joël de Rosnay, Yves Coppens et Dominique Simonnet, intitulé "La plus belle histoire du monde" (éd. Points), dans lequel D. Simonnet interviewe les trois autres à propos de la naissance de l'univers, puis celle de la vie sur Terre, puis celle de l'homme.

Je n'ai pas encore fini ce livre, mais un passage m'a marqué (chapitre Joël de Rosnay), que je souhaite partager avec toi aujourd'hui :

"Imaginons, comme le propose l'Anglais James Lovelock, une petite planète peuplée par des pâquerettes blanches et des pâquerettes noires. Les blanches réfléchissent la lumière du soleil, et tendent à refroidir la température de leur environnement ; les noires, au contraire, absorbent la lumière solaire et réchauffent leur milieu. (...)

Au départ, la planète est très chaude. Les pâquerettes ne résistent pas et meurent en grand nombre. Quelques blanches, regroupées dans un petit système local, refroidissent leur environnement par leur simple présence et survivent. Plus la température baisse dans cette région, plus elles prolifèrent et gagnent du terrain. Au bout d'un certain temps, elles occupent presque toute la surface de la planète, qui devient en majorité blanche. Mais du coup, la température baisse, elles commencent à mourir en quantité. Ce sont maintenant les noires survivantes qui ont un avantage : en réchauffant leur milieu, elles prennent le dessus. Le système repart dans l'autre sens, jusqu'à ce qu'il fasse de nouveau trop chaud..."

Je sais pas ce que ça t'évoque, mais moi cette histoire de pâquerettes (Daisyworld) ça me fait penser au destin de l'humanité. Celle-ci a trouvé sur Terre un ensemble de propriétés qui lui ont permis d'apparaître, de se développer, au point d'occuper toutes les zones habitables de la planète. Aujourd'hui cette population, qui n'a jamais été aussi nombreuse au cours de son histoire, exerce sur son environnement une pression énorme : prédation et pollution des ressources. Du point de vue de nombreux/certains scientifiques, philosophes, auteurs (tu peux aller voir ces liens, ils sont passionnants), l'humanité a atteint (ou est sur le point d'atteindre) le moment du déclin. On pourrait dire qu'elle est dans la même situation critique que la pâquerette blanche de Lovelock (ou plutôt, de celle de la pâquerette noire, si l'on cherche une analogie avec le réchauffement de la planète). Peut-on encore enrayer la chute qui se profile ? Est-ce seulement possible ?

Voilà, c'était une petite réflexion comme ça.

A part ça, quand même, pour pas trop plomber l'ambiance avant le week-end, une bonne nouvelle : tu te souviens de la pétition que je t'avais demandé de soutenir ici-même à propos du maire du Thor (Vaucluse) qui avait déclaré sa commune anti-OGM ? L'Etat avait attaqué en justice sa décision. Le tribunal administratif a rendu son verdict : le maire du Thor a raison.

Comme quoi, les vendredi 13, on peut aussi annoncer du bonheur.

09:00 Écrit par Sébi dans Nature | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

06/02/2009

Eole et Apollon

Bonjour,

Une bonne idée appelée à rapidement faire son petit bout de chemin, c'est celle de l'éclairage public propre.

L'idée est d'associer Eole (Dieu du vent) et Apollon (Dieu de la clarté solaire) pour vaincre Nyx (Déesse de la nuit)....  

Pour arriver à ce résultat, on trouve déjà sur le marché spécialisé plusieurs modèles de réverbères ayant en commun l'utilisation de LED's comme source lumineuse et alimentées par des énergies renouvelables.

Ainsi, en Bretagne, ce début d'année verra l'implantation dans plusieurs villes de ce type de lampadaires équipés d'une mini-éolienne comme source d'énergie.  C'est la SARL Breizh Multiservices, au travers de sa filiale Breizh Eolienne basée à Carhaix qui mène cette opération de séduction à grande échelle des pouvoirs locaux.  Même si c'est sa spécialité, elle ne se limite d'ailleurs pas aux réverbères écolos, car elle propose aussi de petites éoliennes pour les particuliers.

Ailleurs, la société "Expansion et Développement" propose Windela, un concept similaire de lampadaire éolien, mais complété par des panneaux solaires, permettant ainsi aussi une utilisation dans des endroits moins copieusement fournis en largesses du dieu Eole.

Windela
Outre l'aspect écologique de ce type de réverbère, on peut leur trouver aussi d'autres avantages qui auront de quoi séduire les élus locaux, comme par exemple le fait qu'il ne faut pas les relier au réseau électrique (pas de tranchées à creuser, pas de raccordements électriques à prévoir,...), et la longue durée de vie des LED's.

Peut-être un jour verra-t-on aussi ce genre de dispositifs à disposition des particuliers pour l'éclairage de jardins, terrasses, façades...
Ca me fait toujours mal au coeur quand je vois ces facades illuminées à grand frais par des spots halogènes de 50 W pièce !

On pourrait sans problème jouer sur l'aspect artistique de l'objet.  Ceux qui connaissent les superbes fontaines animées de Pol Bury savent que l'on peut ainsi mettre agréablement en valeur le mouvement.  D'ailleurs, c'est ce que le designer Philippe Starck a réalisé avec sa mini-éolienne dont on attend avec impatience la commercialisation.

A vendredi prochain.

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09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |