28/11/2008

Accumulateurs et chargeurs (2)

Bonjour,

Aujourd'hui, voyons un petit peu sur quels critères se baser pour l'achat d'un (bon) chargeur de piles.

Le chargeur idéal

Trouver un bon chargeur de piles qui sera efficace et préservera la durée de vie de vos piles n'est pas simple.

Autant être clair: les fabricants de piles qui fabriquent aussi des chargeurs ont tout intérêt à ce que vous rachetiez des piles très prochainement.

Je n'ai donc pas peur d'écrire que le plus souvent, les chargeurs vendus par les fabricants de piles eux-mêmes font peu de cas de la durée de vie des piles rechargeables qui leur sont confiées.

Je vise en particulier les chargeurs dits "rapides" qui vous chargent des piles en quelques heures, voire quelques dizaines de minutes.

Il n'y a pas de miracle: si vous chargez rapidement une pile, vous utilisez un courant de charge important.   Et celui-ci provoquera une usure plus rapide de l'accumulateur.   De plus, cela augmentera la température de l'accu, ce qui lui est aussi préjudiciable.

Donc, première règle d'or: Au plus longtemps dure la charge, au plus longue sera la vie de votre accu.

Fuyez donc totalement les chargeurs rapides.   Vérifiez sur les emballages, et choisissez un chargeur dont le courant de charge est le plus faible possible.

On considère souvent que ce courant (l'unité est le milli-ampère ou mA) devrait être inférieur au dixième de la capacité (dont l'unité est le milli-ampère-heure ou mAh).

Par exemple, si vos piles rechargeables ont une capacité de 2000 mAh, le courant de charge de votre chargeur ne devrait pas excéder 200 mA

Idéalement, le chargeur sera suffisamment perfectionné pour que vous puissiez choisir vous-même le courant de charge.   Les modèles sont rares, mais ca existe.

Ensuite, deuxième règle d'or: votre chargeur doit être universel.  Inutile d'acheter un chargeur dédié à recharger un seul modèle de piles: c'est de l'argent jeté par les fenêtres.   N'ayez pas peur de débourser quelques euros de plus pour un modèle qui vous permet de recharger les différentes tailles de piles de 1,5 V ainsi que les blocs de 9 V.  Au long terme, vous y gagnerez toujours.

Troisième point: le nombre de piles chargeables simultanément.   Une des grosses arnaques sur les chargeurs, c'est que, pour diminuer les coûts, vous vous retrouvez avec un chargeur qui vous permet de ne charger les piles que par paires.   C'est extrêmement mauvais pour les piles (la charge ne peut pas être contrôlée individuellement, et sur ce type d'appareils, elle ne l'est généralement pas du tout), peu pratique (comment rechargez-vous alors les 3 piles de votre appareil photo, par exemple ?), et accélére la mort de vos piles (la pile la plus faible d'une paire va dégrader les performances de la seconde pendant la charge en série).   D'où cette troisième règle d'or: Ne jamais acheter un chargeur qui ne charge les piles que par paires.

Il est particulièrement important pour les piles Ni-Cd d'être déchargées avant d'être rechargées.  De plus, une décharge controlée peut aider à récupérer une pile Ni-Cd atteinte de l'effet mémoire.   Mais une décharge profonde est toujours dommageable.   Donc, votre chargeur ne doit pas seulement être équipé d'une fonction de décharge, mais celle-ci doit être contrôlée ou automatique.   Un simple bouton de décharge risque de bousiller vos piles très rapidement.  Et donc: Vérifiez avant l'achat la fonction de décharge: elle doit être automatique ou controlée.

Cela va de soi: la charge aussi doit être contrôlée, surtout pour les Ni-MH qui craignent la surcharge.  Une simple temporisation comme sur les modèles bon marché ne suffit pas.   Le contrôle de charge doit être complet et tenir compte au minimum de la température de l'accu, et de la réponse de charge (ce qu'on appelle le dV/dt -- c'est à dire la variation de tension de l'accu en fonction du temps de charge, pour information).

Autant vous dire tout de suite: les chargeurs qui réunissent toutes ces caractéristiques ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval.  Oubliez la grande distribution: vous n'y trouverez aucun modèle correct.

Il faudra vous tourner vers des magasins particulièrement bien fournis, et plus particulièrement vers des magasins (ou des vendeurs en ligne) d'électronique.

Par contre, pour le prix, pas de grosse inquiétude à avoir : il existe d'excellents chargeurs réunissant toutes les qualités énumérées pour moins de 100 EUR.

C'est une dépense, certes, mais la différence par rapport à un chargeur bas de gamme (qui peut quand même vous coûter entre 30 et 50 EUR) sera récupérée en un an ou deux de par la prolongation de la vie de vos accus !   Ca en vaut donc toujours la peine.

 

La semaine prochaine, quelques conseils d'utilisation pour prolonger la durée de vie de vos piles.

A vendredi prochain.

EDIT: Petit changement de programme: la troisième partie de cette série paraîtra plus tard.  Mais soyez au rendez-vous vendredi prochain pour un sujet d'actualité.

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/11/2008

Accumulateurs et chargeurs (1)

Bonjour,

On se perd un petit peu aujourd'hui parmi les différents modèles de piles rechargeables et de chargeurs disponibles sur le marché.

De plus, on est parfois déçu du comportement de certains accumulateurs.   Bien souvent, de petits trucs simples permettent d'améliorer les performances et la durée de vie de piles rechargeables.

Je vais essayer aujourd'hui de débroussailler un petit peu le terrain.   Je vais essayer de rester simple dans les explications, mais si vous voulez en savoir plus, je fournis de nombreux liens pour vous aider à vous y retrouver.

Tout d'abord, les types de piles rechargeables.   Il existe une myriade de technologies différentes, mais je ne parlerai que des 3 types les plus connus et accessibles au grand public.

1°) Nickel-Cadmium (Ni-Cd)

C'est la technologie qui a percé et véritablement lancé le marché des piles rechargeables. 

Aujourd'hui, elles sont progressivement interdites à cause de l'extrême toxicité du cadmium qu'elles contiennent.   Notons tout de suite qu'il est impératif de porter à la collecte sélective les piles Ni-Cd en fin de vie, ainsi que tous les appareils qui en contiennent.

Elles souffrent essentiellement d'un défaut majeur: l'effet mémoire, et d'un talon d'Achille: la décharge profonde. (Non, il ne s'agit pas du titre d'un film coquin... ;-) )

En effet, si elles sont mal utilisées, elles donnent l'impression que leur capacité diminue rapidement.   Un exemple: vous disposez d'un téléphone sans fil dans votre maison, dont le combiné se recharge automatiquement lorsque vous le redéposez sur sa base.   Il sera alors systématiquement remis en charge alors que son accu n'est pas pleinement déchargé.   A la longue, l'effet mémoire apparaît.  Vous avez l'impression que l'accu ne fonctionne plus et que il ne contient plus assez d'énergie.

Pour éviter cela, il faut toujours décharger un accu Ni-Cd avant de le recharger.  Les chargeurs modernes intègrent une fonction de décharge.  Mais sur les modèles trop simples ou trop bon marché, cette fonction n'est pas contrôlée et peut amener à la destruction de l'accu à cause d'une décharge trop profonde.   J'en reparlerai dans la deuxième partie du post, lorsque je parlerai des chargeurs.

Dans l'état actuel des choses, il vaut de toute façon mieux éviter d'acheter encore des accus Ni-Cd.   Pour les appareils qui en contiennent (comme les téléphones sans fil ou l'outillage électrique portatif), donnez la préférence à l'achat aux modèles qui utilisent une autre technologie pour leurs accus.  Par la même occasion, vous acheterez un appareil de meilleure qualité qui rattrapera très vite sur sa durée de vie le léger surcoût à l'achat.

2°) Nickel-Métal-Hydrure (Ni-MH)

Successeur des précédentes, elles sont nettement moins toxiques pour l'environnement, bien que contenant toujours des substances irritantes qui imposent également un recyclage ou une élimination correcte en fin de vie.

A taille égale, elles peuvent contenir plus d'énergie et délivrer des puissances plus élevées que les Ni-Cd.   Elles supportent aussi des courants de charge plus élevés, donc des charges plus rapides.  Pour ces raisons, elles sont actuellement la technologie de référence utilisée dans les véhicules hybrides.

Elles s'affranchissent de l'effet mémoire, mais restent toujours sensibles à la décharge profonde.  Par contre, elles introduisent une nouvelle fragilité: celle liée à une surcharge.

Une fois chargé, l'accu Ni-MH ne peut plus être laissé en charge, ou alors seulement avec un courant très faible, appelé courant de maintient.   Ce qui signifie que le chargeur va devoir détecter le moment ou un accu Ni-MH est chargé, et stopper la charge à ce moment-là.

On ne peut donc pas charger une pile Ni-MH avec n'importe quel chargeur.

Pour les modèles courants de pile, la Ni-MH représente à l'heure actuelle le meilleur choix.

Mais attention: elles ne se valent pas toutes.  Evitez les piles bon marché: il faut malheureusement constater que la qualité d'une telle pile est quasimment toujours directement fonction de son prix

Lors des premières utilisations, ne vous étonnez pas si le rendement de ces piles vous parait faible.  C'est normal.   Elles ont besoin d'une sorte de période de rodage avant de pouvoir pleinement délivrer le meilleur d'elles-mêmes.  4 à 5 cycles de charge/décharge s'avèrent souvent nécessaires.

A l'achat, préférez donc les types Ni-MH, très clairement.

 

3°) Lithium-Ion (Li-Ion)

On trouve beaucoup ce genre d'accumulateurs dans l'électronique portable (téléphones mobiles, PC portables, visseuses électriques haut de gamme, caméscopes,...).

Elles se déclinent en plusieurs technologies, mais ne sont pas disponibles dans des formats "classiques".  Néanmoins, j'en parle, car nous en utilisons beaucoup autour de nous, sans même le savoir.

Beaucoup de qualités pour ces piles, et surtout, elles peuvent se décliner dans une grande quantité de variantes (Lithium polymère, lithium air, ...) dont de nombreuses restent à découvrir et qui sont très prometteuses.

Deux gros défauts cependant: Elles sont parfois instables et peuvent s'enflammer ou exploser si elles sont mal utilisées, et elles vieillissent assez vite, même sans être utilisées.   Ce dernier point les différentie de façon importante des accus plus classiques au Ni-Cd ou Ni-MH.   Pour celles-là, leur durée de vie est essentiellement fonction du nombre de cycles de charge/décharge.   Pour les lithium, en revanche, elles vieillissent en permanence et au bout de 2 ou 3 ans, sont bonnes pour le recyclage.

Donc, pour l'outillage portatif par exemple, si vous utilisez votre visseuse électrique trois fois par an, préférez un modèle avec Ni-MH.   Si vous êtes utilisateur professionnel, là, vous pouvez sans craintes prendre un modèle avec Li-Ion.

 

Dans un prochain post, je parlerai des chargeurs et donnerai quelques conseils d'utilisation qui vous permettront de prolonger grandement la durée de vie de vos piles rechargeables, ainsi qu'une série de liens vers des pages d'information plus complètes et plus techniques pour ceux qui veulent en savoir plus.

Pour en savoir plus:

A vendredi prochain, et bon week-end.

 

 

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

14/11/2008

Comparatif éclairage (4)

Bonjour,

Comme chaque année depuis la création de ce blog, je refais le point sur les nouvelles techniques et tendances en matière d'éclairage.

1°) L'incandescence classique:  Rien de neuf sous la loupiote, évidemment, si ce n'est la décision de l'Union Européenne de ne plus permettre la vente d'ampoules à incandescence d'ici 2010 ou 2012 (selon les sources, l'année exacte diverge).

A cette date butoir, nous ne trouverons plus dans le commerce d'ampoules à incandescence.    Il est intéressant d'en tenir compte dès à présent dans l'élaboraiton de votre système d'éclairage si vous êtes en train de construire ou de rénover votre habitation.

J'ignore encore si les éclairages halogènes sont visés par cette mesure radicale ou non, mais c'est l'occasion ou jamais de sauter le pas de toute façon.

Mon avis personnel sur la question est que c'est une bonne chose, bien que j'aurais nettement préféré que l'on instaure plutôt une taxe dissuasive sur les ampoules à incandescence et les halogènes, afin de les mettre en vraie concurrence avec les technologies modernes.   Et cela aurait permis, pour certaines situations bien ciblées (par exemple: il est un peu idiot de forcer à installer des ampoules économiques dans un grenier que l'on visite deux fois par an...), de pouvoir malgré tout continuer à utiliser l'incandescence là où cela peut encore se justifier.

Mais je reviendrai plus longuement dans quelques mois sur cette future interdiction, ses impacts et les moyens positifs de s'y préparer.

2°) Les halogènes

Là non plus, rien de bien neuf.  Les halogènes encapsulées dans une ampoule normale dont je vous parlais l'année passée existent toujours, avec un gain en énergie de l'ordre de 20% par rapport à l'incandescence classique, mais le prix reste toujours trop élevé que pour permettre une vraie percée commerciale.

En général, l'intérêt de ces ampoules est d'apporter un peu plus de lumière pour la même consommation électrique, mais il est dommage que les fabricants n'en ai pas profité pour proposer des modèles qui consomment moins.

Un exemple pour illustrer: Une telle ampoule de 40 W est présentée comme offrant 20 % de lumière en plus.   Il aurait été plus intéressant de proposer des modèles de 35 W fournissant autant de lumière qu'une ampoule classique de 40 W, par exemple.

3°) Les ampoules économiques (ou fluo-compactes)

Je découvre avec plaisir que les bonnes marques commencent à être un peu plus accessibles que l'année prochaine.

En Belgique, on trouve le nec plus ultra (pour moi c'est la marque Megaman) dans des magasins de plus en plus nombreux.

D'après mes derniers déplacements en France, en revanche, les bonnes lampes économiques restent très difficiles à trouver.  Les supermarchés ou magasins de meuble regorgent de produits bon marché absolument pas à la hauteur.  Les magasins de bricolage ne sont pas tous mieux lottis.   Par Internet, certains fournisseurs proposent de très bons modèles, mais attention aux frais d'envoi.

Les modèles se miniaturisent de plus en plus, et diversifient leurs formes et tons de couleur.    L'allumage quasi-instantané est disponible d'office sur toutes les bonnes marques.   L'insensibilité aux allumages répétés reste pour l'instant le monopole de Megaman, de même que la durée de vie la plus élevée.   Le prix est évidemment en conséquence.

Notez que je ne vous conseille pas les modèles miniatures là où ce n'est pas strictement indispensable, en raison du surcoût et d'une fragilité plus importante de ces modèles.

Sans risque de se tromper, je peux vous affirmer, pour avoir testé l'un ou l'autre modèle d'à peu près toutes les marques que j'ai pû trouver, que ce soit pour la qualité de la lumière, le rendement et la consommation réelle, le confort d'utilisation et les possibilités offertes qu'il n'y a pas de miracle: Si c'est bon marché, c'est de la m...de !   Ni plus ni moins !

N'hésitez donc pas à sortir 20 EUR pour un bon spot à allumage instantané et insensible aux allumages fréquents: il sera beaucoup plus rentable et confortable à utiliser qu'un modèle à 5 EUR !

4°) Les LED's

De plus en plus de visibilité pour les LED's.   On en trouve maintenant quasimment partout aux environs de 10 EUR, voire moins,  pour un spot, avec bien souvent le choix d'une teinte froide ou chaude.   Même les supermarchés s'y sont mis.

Si vous n'en trouvez pas dans votre région, Internet peut aussi encore venir à votre aide.

C'est bien, mais j'attends quand même encore toujours la percée et la mise à disponibilité des modèles intégrant non pas une grappe de 38 LED's de moyenne puissance, mais ceux basés sur une LED unique de forte puissance.  Jusqu'à présent, je n'ai pas vu mieux que 3 W, alors que les puces LED's jusqu'à 10 W existent bel et bien.

Tuyau: J'ai trouvé, fin octobre, à la faveur d'un déplacement à Paris, dans un grand magasin de bricolage (Castorama, pour ne pas le citer) de La Défense (mais je suppose que ce sera disponible dans toute la France), des spots LED de 3 W pour environ 7 EUR.   Une vraie affaire !  J'en ai acheté, et ils fournissent la même lumière qu'un spot économique de 7 W ou encore qu'un spot à incandescence de 25 W.   Vérifiez bien la couleur avant d'acheter, car il y en a toute une gamme.  Celui qui est annoncé comme étant blanc restitue (et c'est une bonne surprise) un blanc chaud très agréable et pas trop jaune.

Seule chose à tenir à l'oeil: le culot E14 est parfois de diamètre un tout petit peu trop petit pour certaines appliques.  Si le spot ne s'allume pas quand vous l'installez, n'en déduisez pas trop vite qu'il ne fonctionne pas.  Il suffit de plier légèrement, à l'aide d'un tournevis fin, la patte qui donne le contact latéral à l'intérieur de votre socquet , vers le centre.  Si votre socket ne contient pas de patte latérale, mais bien un pas de vis métallique, vous n'aurez pas de problème.  Allez-y doucement pour ne pas la briser, et surtout COUPEZ LE COURANT AU DISJONCTEUR AVANT DE PROCEDER.

Concernant la durée de vie des LED's, en utilisation normale, je n'ai encore grillé aucun de mes 10 spots LED's que j'utilise un peu partout chez moi.   Le plus ancien a quasimment 3 ans et est un des trois qui sont les plus utilisés chez moi.

Pour l'instant, outre les spots classiques à culot E14, E27, B22, G10 ou G5.3, on ne trouve encore que des modèles basés sur des designs très modernes, et malheureusement très (trop) chers.

Il y a aussi une grande percée de l'éclairage architectural (des immeubles entiers parfois décorés d'éclairages de couleur à LED's), mais pour un particulier, cela n'a que peu ou pas d'intérêt.

Dans le monde du spectacle aussi (concerts, boîtes de nuit...), on commence à utiliser des éclairages de couleurs différentes ou changeantes basés sur des LED's.  Là, c'est une très bonne chose, car cela permet effectivement de réaliser des économies d'énergie substantielles.  Surtout si, en plus, la salle doit être climatisée.  Les LED's ne dégageant quasimment pas de chaleur, on économise aussi de l'énergie sur la climatisation.

 

Comparatif éclairage:

 

Dernière réflexion:

Il serait temps, je trouve, que les associations de consommateurs se penchent enfin sur la question de l'éclairage économe et proposent des tests dignes de ce nom d'ampoules économiques (bulbes et spots) et de LED's.   En Belgique, le dernier test en date de Test-Achats est vraiment loin d'être complet, et néglige quelques aspects parmi les plus importants.   Voilà l'appel lancé....

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

07/11/2008

La 6ème extinction

L'histoire de notre planète a été jalonnée par des évènements capitaux au niveau des espèces animales et végétales qui ont vu une part significative d'entre elles disparaître sur une période de temps très courte, d'un point de vue géologique.

La dernière de ces extinctions massives, la 5ème du nom, a eu lieu il y a 65 millions suite à un évènement cataclysmique supposé (l'écrasement d'une grosse météorite) et a entraîné la disparition des dinosaures.   Même si Sarah Palin a une autre théorie sur le sujet... ;-)))

Sommes-nous en train de vivre la 6ème extinction massive ?

Un large consensus scientifique semble se dégager en faveur de cette hypothèse.
Et l'ampleur de cette extinction-ci n'aurait jamais été égalée, car elle impliquerait la disparition de près de la moitié des espèces animales et végétales sur un laps de temps aussi réduit que une vie d'homme.

C'est dans ce contexte d'urgence que des chercheurs de l'Université de Californie de Santa-Barbara ont lancé un vaste programme de recherche afin de déterminer quelles plantes doivent être protégées en priorité.

En étudiant la place et l'interaction de plus de 150 espèces de plantes, les chercheurs veulent mettre en évidence et tenter d'enrayer un effet domino qui pourrait être initié par la disparition de certaines espèces bien précises.

Certaines plantes clés dans un biotope donné auraient ainsi d'autant plus d'importance que leurs caractères génétiques différent significativement de ceux des autres plantes de ce biotope.

En disparaissant, ces plantes clés appauvrissent le biotope de façon plus importante et plus permanente.

L'exemple donné dans cette étude pour illustrer le propos est celui du bouton d'or.

Bouton d'or
Si celui-ci venait à disparaître (et il s'agit bien d'une espèce en voie de disparition), sa niche écologique ne serait pas comblée, et il y aurait donc un appauvrissement du biotope partout où il est actuellement présent.

Au contraire, les marguerites et les tournesols sont des plantes apparentées.  La disparition de l'une pourrait être compensée dans le même biotope par l'autre.

En bref et en résumé, dans la maison en train de brûler, nous sommes en train de commencer à choisir quels sont les meubles que nous allons essayer de sauver et lesquels vont rester sur place.

Plutôt inquiétant....

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |