10/10/2008

Il pleut, il pleut....

Bonjour,

Saviez-vous que seulement un peu plus de 2% de toute l'eau disponible sur notre planète est potable ?  

Et saviez-vous que l'agriculture à elle seule consommait 70% de cette eau potable, et même jusqu'à 95% dans certains pays ?

Et pourtant, nous tous, nous avons l'impression que cette eau ne peut pas nous manquer: il suffit de tourner le robinet pour en obtenir en abondance.
En Belgique, c'est 150 litres par jour et par personne en moyenne.
Dont seulement 7 à 10 litres sont effectivement utilisés pour l'alimentation.
Le reste est utilisé à des fins sanitaires et d'entretien (nettoyage, lessives, toilettes, bain/douche, arrosage...).

Et pour cette fraction importante de notre consommation, nous utilisons une eau rare, potabilisée par des traitements parfois lourds.

Et dans le même temps, nous évacuons nos eaux de pluie directement à l'égoût.  Ce qui a pour conséquence, entre autres, de favoriser les innondations de plus en plus fréquentes et de mettre à mal les stations d'épuration qui, ne sachant pas traiter un trop grand volume d'eaux usées dans un court laps de temps sont alors court-circuitées, et les eaux non traitées sont alors balancées telles quelles dans les cours d'eau.

Une solution rentable pour enrayer ces phénomènes est de récupérer l'eau de pluie et de l'utiliser partout où c'est possbile.

Une installation de base pour couvrir tous les besoins non-potables se résume bien souvent à la mise en place d'une citerne et d'une pompe, et quelques petits travaux de plomberie.   Ainsi, sans traitement préalable peut-on déjà utiliser l'eau de pluie pour les lessives (entraînant aussi une baisse de consommation de produits lessiviels), les chasses d'eau, le nettoyage des sols et des voitures, et l'arrosage.

La citerne peut être apparente (solution la plus simple et la moins couteuse), mais elle sera alors soumise aux caprices de la météo et devra être protégée du gel.   Les cuves en polypropylène sont robustes, mais laissant filtrer les rayons solaires, elles permettent le développement de micro-organismes et d'algues.   C'est d'autant plus embêtant qu'une fois une colonie d'algues installée, il est impossible de la déloger, car ces cuves ne se démontent pas.  L'eau devient alors trouble et peut avoir une odeur, ce qui la rend alors inutilisable pour les lessives.

La citerne enterrée représente un investissement un peu plus important et des travaux plus lourds, mais s'ils sont correctement planifiés (par exemple en profitant de la construction d'une maison, ou d'un réaménagement de jardin), ils deviennent simples à entreprendre.    Ces citernes présentent aussi l'avantage d'offrir des capacités nettement plus importantes, et le béton des citernes maçonnées favorise la neutralisation de la légère acidité naturelle de l'eau de pluie.
Pas d'algues à craindre.

A côté de ces installations de base, il existe aussi toute une série de filtres simples à installer et très utiles permettant un filtrage des particules par phases successives jusqu'à 5 microns, ainsi que la possibilité d'installer des purificateurs fonctionnant sur le principe de l'osmose inversée.   Ces purificateurs potabilisent l'eau de pluie, mais leur coût est souvent prohibitif.   Enfin, il faut mettre en évidence que l'osmose inverse est un processus qui gaspille énormément d'eau (de 2 à 5 litres gaspillés pour 1 litre produit) et que l'eau ainsi potabilisée revient au même prix que de l'eau en bouteille (environ 50 cents le litre). Les bouteilles en moins, il est vrai.  Cette solution peut cependant constituer le seul recours dans le cas où il s'agit de fournir de l'eau potable à un endroit où le réseau de distribution n'est pas implanté.

Signalons que les citernes d'eau de pluie, si elles sont installées et utilisées un peu partout, agissent aussi comme un tampon pendant les gros orages, et peuvent réduire la fréquence et l'importance des inondations.

Enfin, certaines régions proposent des primes à l'installation de systèmes récupérateurs d'eau de pluie.


Je n'ai pas la possibilité d'être exhaustif ici pour toutes les régions de la francophonie d'où vous me lisez, mais renseignez-vous, ca peut valoir le coup !

Bonne fin de semaine et à vendredi prochain.

10:30 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour David, bonjour à tous,

On peut être completement indépendant en eau en utilisant l'eau de pluie. Effectivement la potabilisation de l'eau grace à l'osmose inverse utilise de l'eau ... Mais rien n'empeche de rediriger le trop plein de l'osmoseur vers la citerne... Pas de gaspi alors... On peut utiliser aussi la microfiltration.

Vous pouvez trouver beaucoup d'infos à ce sujet sur le site très complet de Joseph Országh (http://www.eautarcie.com).

L'utilisation des toilettes sèches permet une économie d'eau d'environ 30%. Mais surtout, elles permettent de produire un compost de très bonne qualité. Quand on sait que les sols s'appauvrissent de plus en plus en humus, on en comprend l'importance. J'ai fait un article sur mon blog là dessus...

A+

Seb

Écrit par : cousin_hub | 10/10/2008

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heuuu, ça m'a toujours énervé de tirer la chasse en sachant que c'est de l'eau potable.

Écrit par : Biglodion | 10/10/2008

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le lave-main WC Voici une idée astucieuse : le lave-main WC, l'eau utilisée dans le lave-main s'écoule dans le réservoir du WC

http://green.yahoo.com/blog/ecogeek/835/dual-system-toilets.html

Écrit par : wallid | 24/11/2008

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