29/08/2008

Téléphone vert

Il y avait déjà le téléphone rouge, le téléphone rose, bientôt naîtra peut-être le téléphone vert.

Le GSM, ou téléphone mobile, a, en quelques années complètement envahi nos vies. Ce ne sont pas moins d'un milliard de terminaux portables qui auront été vendus de par le monde rien qu'en 2007.  Et ce n'est pas fini.  L'émergence d'une importante classe moyenne en Chine devrait contribuer à maintenir le rythme dans les années à venir.
greenmobile

Tous ces petits bijoux de technologie ne vont pas sans dommages pour notre environnement.  Je ne rentrerai pas dans la polémique autour de la nocivité supposée des ondes émises par les dispositifs, et me cantonnerai donc au domaine des rejets en cours du cycle de vie de l'appareil.

On distingue toujours dans ce genre de sujets les trois phases du cycle de vie de l'objet:

  • Sa production: pour un GSM, concentré d'électronique, on fait appel à des quantités importantes de minerais parfois très rares, nécessitant des processus d'extraction, de raffinage et de préparation souvent très polluants pour la production des semiconducteurs.  Les coques sont basées sur l'utilisation de plastique moulé ne contenant encore que très rarement des matières premières recyclées.  La production proprement dite de tout cela génère beaucoup de rejets: des gaz à effet de serre, bien sûr, mais aussi l'utilisation de beaucoup d'eau, de solvants, et autres produits chimiques.  L'acheminement des centaines de composants nécessaires au départ du monde entier vers l'usine de production allourdit encore le bilan CO2, tout comme la distribution finale jusqu'au consommateur.
  • Son utilisation: Outre les consommations électriques des opérateurs de téléphonie mobile pour assurer le fonctionnement de leurs installations techniques et de leur administration, la multiplication des chargeurs parfois encore branchés en permanence engendre un gaspillage d'énergie phénoménal.  Savez-vous par exemple que votre chargeur qui ne consomme "que" 5 watts, si vous le laissez branché en permanence, gaspillera pas loin de 45 kWh par an que vous payez de votre poche !  Et si vous êtes plusieurs dans votre ménage, multipliez ce chiffre par le nombre de chargeurs différents....  Au prix actuel de l'électricité, est-ce bien raisonnable ?   Une estimation récente chiffrait que la consommation des appareils en veille (incluant les chargeurs de GSM) représentait, pour un pays comme la France, la production intégrale de deux unités nucléaires.  Pas moins !
  • Sa mise au rebut: De part les grandes quantités de produits potentiellement dangereux qu'il contient, le téléphone portable devrait systématiquement faire l'objet d'un recyclage au lieu d'une mise au rebut.  C'est d'ailleurs obligatoire en Europe.  Le recyclage permet de récupérer certains matériaux précieux (or, argent, platine,...) et aussi de recycler les batteries.   Malheureusement, actuellement, seuls 1 à 2 % des GSM sont effectivement collectés pour être recyclés. Le consommateur a plutôt tendance à stocker son vieux GSM dans un tiroir, sans doute par crainte (peu justifiée, selon moi) d'une utilisation frauduleuse des informations éventuellement encore stockées dans les mémoires du téléphone.


Heureusement, des initiatives sont prises au niveau des constructeurs.  Sous l'impulsion du WWF, à peu près tous les constructeurs ont élaboré ensemble des méthodes de production plus respectueuses de l'environnement, en incorporant par exemple des fibres recyclées ou même végétales (bambou, par exemple) dans le plastique des coques, voire même en concevant des coques 100% biodégradables qui engendrent un joli tournesol après l'avoir planté dans un pot de fleur. biodegradablecovers
Des efforts importants sont également consentis pour fabriquer des chargeurs 10 fois moins énergivores et en augmentant la qualité et donc la durée de vie des batteries.

Début septembre, un célèbre fabricant finlandais devrait lancer une campagne d'information des consommateurs.  Affaire à suivre.

Quant à nous, consomm-acteurs, quelques petits trucs simples:

  • Débranchez tous vos chargeurs quand ils ne sont pas utilisés.
  • Eteignez votre GSM la nuit s'il n'est pas indispensable que vous soyiez joignable 24 heures sur 24: vous diminuerez le besoin de le recharger et donc sa consommation électrique, et vous prolongerez de 30 % sa durée de vie.
  • Pensez à l'achat d'un ensemble main-libres pour votre voiture: c'est mieux pour votre sécurité, et vous pourrez ainsi aussi recharger votre appareil de façon très écologique (l'électricité produite par une voiture est souvent excédentaire et sa production est plus efficace que le réseau de distribution où les pertes d'acheminement sont énormes; l'utiliser pour recharger piles et batteries rejette donc moins de CO2 que d'utiliser le réseau).  Optez pour un modèle universel qui survivra ainsi à votre gsm actuel.
  • Au rayon des gadgets, on trouve plusieurs modèles de chargeurs à énergie solaire, voire même éolienne.  Un bon investissement et assurémment, vous paraîtrez très branché.  "Grandeur Nature" vous en avait présenté un modèle parmi bien d'autres il y a quelques mois dans cet article.
  • En fin de vie, ne stockez pas votre GSM, mais apportez-le dans un point de collecte.  A ce sujet, je ne suis pas très d'accord avec des oeuvres prétenduement "humanitaires" qui collectent des GSM quasi usagés pour les envoyer (les revendre) dans des pays en développement.  Non seulement, une fois là-bas, ils ne seront plus jamais recyclés, mais en plus, je pense qu'il ne s'agit pas là du besoin le plus criant de ces populations défavorisées.  En revanche, certains organismes collectent les GSM usagés pour les revendre à des filières de recyclage et consacrent ensuite cet argent à des projets humanitaires.  Ce processus là doit évidemment être encouragé.  A chacun d'entre nous d'être attentif sur la finalité de la collecte.
  • Lors d'un achat, n'hésitez pas à mettre le prix et achetez un produit de qualité.  Il durera plus longtemps et vous coûtera moins cher sur le long terme.  Comme on dit souvent, "Le bon marché coûte cher".   L'idéal est de se diriger vers un appareil simple de bonne qualité, plutôt qu'un bazar bourré de gadgets inutiles qui vous coûtera le même prix mais rendra l'âme à la moindre contrariété.  Si votre budget est limité, faites donc plutôt des compromis sur l'équipement, mais pas sur la qualité.  A moyen et long terme, c'est toujours rentable.


A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22/08/2008

Que la ferme soit avec vous

Bonjour à tous, 

Sans commentaire....

Une vidéo d'animation ultra-humoristique (Tous publics et sous titrée français), basée sur Star Wars.

(Merci à Phano)

 
En espérant que cela aidera à finir la semaine à tous les courageux au boulot...
 
A vendredi prochain ! 
 
Pour en voir plus:
 
Le site de Terre TV 

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

15/08/2008

Qui suis-je (2)

Bonjour,

Ce mois-ci, je passe le cap de la quarantaine.
Eh oui !  On se fait vieux.... ;-))

A cette occasion, je voudrais répondre à une suggestion que l'on m'a faite: Je parle effectivement très peu de moi sur mon blog.

Pourquoi ?  Parce que Grandeur Nature se veut avant tout un petit site d'informations, où je lance des idées pour ouvrir des pistes de réflexion et de
débats.   Le format du blog étant facile à mettre en oeuvre, c'est celui que j'ai adopté.
Et donc, au bout du compte, j'ai toujours considéré que ma petite personne n'était pas un sujet bien important de discussion, et je n'aime pas me mettre en avant...

Apparemment, il y a quand même une demande chez certains d'entre vous d'en savoir plus.

OK, je vais essayer de vous satisfaire.

Mis à part mon prénom et mon portrait réalisé par mon fils et publié l'année passée, vous savez maintenant que j'entre dans la formidable ère de la quarantaine.
On verra si je ferai ma crise, mais pour l'instant, rassurez-vous, je vais bien ;-))

J'habite depuis 10 ans en Wallonie (Belgique francophone), dans un petit clos résidentiel en périphérie d'une ville de 25000 habitants, au calme, dans un petit écrin verdoyant pour l'instant encore préservé de la folie urbanistique, avec mon épouse et nos deux enfants.

Je suis diplômé dans les domaines de l'électronique (dont j'ai fait un hobby), et dans celui de l'informatique (dont j'ai fait mon métier).
Je travaille comme analyste informatique dans une petite équipe d'une grande société à Bruxelles, où je me rends chaque jour en train et à pied pour me rendre à la gare.  Mon travail m'amène à rencontrer énormément de personnes au sein de la société, d'horizons différents, avec des besoins et des modes de pensée parfois très différents aussi, et mon rôle consiste à les écouter, à les comprendre, à synthétiser tout cela, et ensuite à l'expliquer aux équipes de développeurs qui se chargeront de la concrétisation du tout.

Mon travail est très prenant, parfois très stressant, demande beaucoup d'efforts, mais apporte également de très grandes satisfactions.

Ces nombreux contacts humains sont l'aspect le plus attrayant de mon travail.  J'ai ainsi pu rencontrer dans les différents départements des personnes de très grande qualité, avec qui j'entretiens des relations plus que cordiales.
Plusieurs de mes collègues sont devenus aussi des lecteurs fidèles de Grandeur Nature.

Parmi mes hobbies, donc, l'électronique.  Cela m'a déjà permis d'apporter des innovations assez uniques en leur genre dans l'éclairage de ma maison et dans le système de chauffage.   Ces mesures, ainsi que les autres en matière d'isolation de ma maison, par exemple, m'ont permis au fil des ans, de diviser ma consommation de mazout de chauffage par trois, pour arriver à une consommation qui fait de ma maison une maison basse-énergie (au dernier plein: 1105 litres pour 2 ans de chauffage et d'eau chaude sanitaire pour 4 personnes dans une superficie habitable chauffée de 170 m², soit donc 3.25 litres par an par m²) alors qu'il s'agit à l'origine d'une construction datant des années '70, et à l'origine, très mal isolée, où, la première année, pour 2 personnes seulement, de façon pourtant économe, nous avions consommé 2100 litres, soit plus de 12 litres par m².   Le tout, bien entendu, sans sacrifier le confort. 

Bien sûr, Grandeur Nature constitue aussi un hobby très présent dans mon emploi du temps.  Grâce au service de documentation de ma société, je peux passer les pauses de midi et mes trajets en train à prendre connaissance d'articles sur les sujets qui m'intéressent, choisis par mots-clés, parmi plusieurs centaines de sources du monde entier.   C'est là que je vais chercher l'essentiel de mes informations.

C'est pendant mon adolescence, au milieu des années 80, que j'ai pris conscience des problèmes écologiques soulevés par notre mode de vie.
Avec mes parents, nous vivions dans un milieu ouvrier très modeste, et ils m'ont toujours appris à éviter les gaspillages.   Car pour nous, le gaspillage ne nous était tout simplement pas permis si nous voulions finir le mois.  

J'ai rejoint un groupe local de défense de l'environnement, où j'ai milité sur plusieurs sujets, où je me suis intéressé de très près à la politique communale, et où j'ai mené plusieurs campagnes par voie de presse dont on a ensuite parlé jusque dans certaines unifs en France. 

Je ne vous dis pas ma fierté quand j'ai reçu un jour un courrier d'un prof de Toulouse (je crois) qui me demandait l'autorisation d'utiliser un de mes articles sur la couche d'ozone dans un de ses cours... ;-)))  Il n'a jamais su que je n'étais encore qu'un gamin plus jeune que ses propres étudiants.....

Bon, là, ça commence à faire un petit peu long....
Faites-moi savoir si ce sujet vous intéresse ou pas, et peut-être, dans quelques mois (pas trop souvent quand même !), en saurez-vous encore plus sur mes autres hobbies, mes centres d'intérêt, quelques anecdotes etc...

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

08/08/2008

Adalia

Salut tout le monde, 

"Adalia", c'est le nom de la coccinelle à deux points, la variété qui est la plus friante des pucerons qui hantent nos rosiers et nos vergers.

C'est aussi le nom d'une ASBL Wallone qui s'est fixé pour mission d'informer et de sensibiliser aux dangers des pesticides (Irritations cutanées, vomissements, pertes de conscience, oedèmes pulmonaires, cancers, leucémies, stérilité... et les risques pour les enfants sont 12 fois plus élevés que pour un adulte) et aux alternatives naturelles à utiliser dans la lutte contre les nuisibles.

Parmi les campagnes menées par l'association, épinglons les "4 saisons sans pesticides", qui informe précisément sur chaque alternative à utiliser en lieu et place des produits dangereux pour l'environnement et notre santé (comme par exemple, le tristement célèbre et pourtant encore trop répandu Round-Up de Monsanto), et qui convie certaines jardineries à jouer le jeu et à produire leurs plantes de manières "bio".

Je voulais particulièrement mettre à l'honneur la rubrique "Jardiner sans pesticides" du site internet de Adalia, qui contient une multitude de petits trucs simples pour un jardin d'agrément ou potager plus sain.

Une sous-rubrique vous permet de trouver les moyens de luttes classés selon le nuisible à combattre : limaces, pucerons, mauvaises herbes,...

Une autre classe reprend des informations utiles selon le mois de l'année et les nuisibles les plus rencontrés à ce moment-là, ou les actions préventives qui peuvent être entreprises à ce moment-là.

Une autre encore contient des dossiers thématiques téléchargables pour tout savoir sur les différents nuisibles, et quelques "jardifiches" viennent compléter le tout.

Enfin, une section particulière du site, "Le monde de la coccinelle", s'adresse tout particulièrement aux enfants et aux enseignants.

En fait, sur ce site, vous trouverez dans un langage clair et concis (même moi j'ai compris ... ;-)) tout ce qu'il y a à savoir pour ne plus avoir besoin de répandre des produits toxiques et cancérigènes qui mettent votre santé et celle de votre famille en péril.

Plein de trucs donc, pour que CECI n'arrive jamais:
monsanto

 

A vendredi prochain !

 

En savoir plus:

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/08/2008

Qu'est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ?

Salut tout le monde,

Dans la grande série "Ca ne va pas révolutionner le monde, mais c'est toujours bon à prendre", voici.... l'ascenseur hybride !  Ou presque....

Une célèbre firme d'ascenseurs établie, pour la France, près de Gien (et ses célèbres grottes... ;-))) équipe ses ascenseurs d'un dispositif récupérant l'énergie cinétique (= l'énergie de son déplacement) de la cage d'ascenseur dans certaines circonstances, et la retransformant en énergie électrique.

L'idée de départ est la même que pour les voitures hybrides: lorsque la cage d'ascenseur doit ralentir, au lieu de simplement "freiner" cette cage (et dissiper au passage son énergie cinétique en chaleur), on récupère plutôt cette énergie pour enclencher un alternateur qui produit de l'électricité qui sera directement injectée sur le réseau électrique de l'immeuble.  Dans une voiture hybride, cette énergie est utilisée pour recharger les batteries qui, plus tard, alimenteront le moteur électrique.

ascenseur boutonsL'intérêt supplémenaire du dispositif, par rapport aux voitures hybrides que vous savez que je n'aime pas beaucoup, est qu'il ne nécessite aucune batterie.

Au total, on récupère, ou plutôt, on regénère, selon le constructeur, jusqu'aux deux-tiers de l'énergie totale utilisée par l'ascenseur.

L'intérêt est écologique, bien sûr, mais aussi financier.  Quand on sait qu'un ascenseur moyen consomme plus de 12000 kWh d'électricité par an, si on peut en économiser 8000, c'est déjà pas mal.   Pour les gestionnaires d'immeubles, ce chiffre est à multiplier par le nombre de cages disponibles.

Pour chaque cage ainsi équipée, c'est l'énergie électrique correspond à la consommation annuelle de un peu plus de 2 ménages moyens qui est récupérée.

Bien entendu, il y a toujours moyen de faire mieux: pour les petits parcours de quelques étages seulement, préférez la cage d'escalier. En plus c'est bon pour votre santé !

En savoir plus:

Bon courage à ceux qui travaillent, et à vendredi prochain !


Photo: Otis

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