25/07/2008

"Wash My World"

Salut tout le monde,

On le présente comme étant une "figure emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique".

Et ce serait Nicolas Hulot himself qui aurait eu ces mots doux pour le DJ le plus en vogue du moment sur la scène dance/électro.... Laurent Wolf

Alors,...:  opportunisme mercantile de bas étage ou sincère engagement pour le futur de nos enfants ?

Je ne trancherai pas, mais par ces temps ensoleillés, je vous livre le clip de "Wash My World" :

 

En savoir plus:

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/07/2008

"Auprès de mon toit, je vivais heureux..."

Bonjour,

Comme promis dans mon article sur les Ilots de Chaleur Urbains (ICU), cette semaine, je vais m'intéresser aux toits végétaux.

Saviez-vous qu'en moyenne, les toits représentent 30 % de la surface de nos villes ?

Autant de surface "perdue", bien souvent de couleur sombre, qui participe à ce phénomène d'élévation locale de température au niveau des villes.
Le toit plat d'un immeuble de bureau peut atteindre des températures de 65°C en plein soleil.   Cette chaleur participe à l'échauffement du bâtiment proprement dit, et entraîne des dépenses excessives de climatisation.

Une solution serait de couvrir, du moins là où cela est possible, ces toits par des couvertures végétales.
La mise en oeuvre la plus simple consiste juste à faire reposer sur une couverture draînante (pour permettre l'écoulement des eaux excédentaires et empêcher les infiltrations dans la bâtiment), une couche de terre recouverte d'une simple pelouse.

Dans le cadre d'une entreprise, on peut aussi créer très simplement un lieu très "classe" de relaxation pour les employés, et pourquoi pas, moyennant un aménagement adéquat (par exemple, un chalet en bois piour donner une touche champêtre), en un lieu de réunion qui serait particulièrement attrayant pour les contacts commerciaux.  

Mais on peut encore aller plus loin, et carrémment aménager de véritables jardins, voire même des serres où l'on pourrait installer de petits potagers capables de fournir en produits bio à faible coût pour les restaurants des entreprises de l'immeuble.   Un hôtel de Toronto procède déjà de la sorte, et a pu chiffrer ses économies annuelles à 30.000 dollars canadiens.

Voilà pour les avantages économiques, mais qu'en est-il des avantages pour notre environnement ?

Déjà, la couverture végétale permet de réduire l'accumulation de chaleur pendant la journée, et diminue ainsi l'effet de réchauffement du micro-climat urbain.  Avec, on l'a vu, une incidence directe sur la consommation énergétique des systèmes d'airco.

Au Canada, le Ministère de l'Environnement a calculé que si seulement 6 % des toits des villes étaient recouverts, la température en ville baisserait en moyenne de 1.5 °C en été, ce qui engendrerait 5% d'économie sur l'énergie gaspillée par les climatiseurs.

Ensuite, bien entendu, selon le type de couverture, on peut contribuer aussi à l'amélioration de la qualité de l'air, par la fixation, le filtrage et l'absorbtion
des particules et poussières nocives, et la captation du CO2.
Certaines entreprises spécialisées dans les toitures végétales proposent même ainsi une épuration des rejets d'air vicié par les systèmes d'airco eux-mêmes.

Au niveau de l'écoulement des eaux, les toits végétaux permettent de mieux gérer l'influence des eaux de pluie dans le réseau d'égouttage, par exemple, lors de grands orages.   En elle-même, elle absorbe déjà comme une éponge l'eau de pluie, en utilise une partie pour la croissance des végétaux, en évapore une autre, et le surplus ne s'écoule pas en une fois, mais s'étale dans le temps.  Quand on sait que le réchauffement climatique augmente et augmentera encore dans le futur la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes comme les gros orages, on voit ici l'apport possible de ces toits végétaux sur la prévention des inondations, et la gestion des capacités d'égouttage.

Et l'eau qui finit quand même par se retrouver dans le système d'égouttage est de très bonne qualité, car elle a été filtrée par le substrat végétal.  Au niveau des stations d'épuration, c'est tout bénéfice.   Pour peu, bien entendu, que ces toitures végétales ne deviennent pas des cibles pour toutes sortes de pesticides ou autres poisons "phyto-sanitaires".

Si on regarde vers le futur, on trouve même des projets aussi ambitieux qu'intéressants, comme celui de deux architectes parisiens de créer une véritable "Tour Vivante" en plein centre urbain, où l'on intègrerait sur les trente étages de la structure pas moins de 700 mètres de serres à vocation agricole.

Un autre type de mixité verticale en milieu urbain.

Au niveau du particulier aussi, les toits végétaux sont possibles.  Attention cependant aux impératifs architecturaux: la terre, ca pèse lourd.  On ne recouvre pas ainsi un toit (en plateforme, ou même incliné: c'est possible !) de terre et de plantes sans prendre un minimum de précautions lors de la conception de la structure du bâtiment.   Et en cas de rénovation, les difficultés deviennent rapidement insurmontables.    Mais pour le candidat bâtisseur, pourquoi ne pas le prévoir dès le départ ?

Dans des régions très chaudes, comme le Sud de la France, par exemple, on peut bénéficier des avantages bio-climatiques que ce type de toiture peut apporter en limitant déjà l'échauffement des habitations.   Un gain de confort assuré.

Alors, plutôt que de prévoir un coûteux et énergivore système de climatisation dans une habitation privée (ce qui entraîne d'ailleurs, tout comme l'airco des voitures, des problèmes respiratoires parfois sévères pour la santé des habitants, à court, moyen et long termes), comme c'est en train de devenir une mode, d'autant plus ridicule dans le contexte énergétique actuel, pourquoi ne pas oser le pari de la toiture végétale ?

Quant à l'aspect écologique du procédé (pour répondre à la question de Sébi), si dans le principe, un toit vert est indubitablement intéressant à presque tous les points de vue, il n'en demeure pas moins que pendant sa conception, une attention particulière devra être apportée aux éléments constituant les couches inférieures de la structure mise en place, afin d'éviter que certains matériaux utilisés ne pollue les eaux qui percolent au travers.

C'est malheureusement le cas de certaines membranes bitumeuses utilisées au niveau de l'étanchéité qui peuvent contenir des substances herbicides.   Une grande attention devra donc être apportée au choix des bons matériaux.

A cette petite restriction prêt, le toit végétal, au niveau d'un immeuble d'entreprise, ou au niveau d'une construction individuelle n'apporte donc que des avantages: économiques, écologiques et de confort.

Une variante des toits végétaux est le mur végétal

Quai Branly Mur végétal les Halles AvignonEn général plus facile à mettre en oeuvre sur des constructions existantes, les exemples les plus connus sont les façades du Musée du Quai Branly, à Paris, ou des Halles à Avignon.

En savoir plus :

Pour en savoir plus sur ces sujets passionnants, je vous renvoie aux excellents articles de Wikipedia et d'Ekopedia, particulièrement exhaustifs, et qui comprennent également toutes les explications nécessaires à la bonne réalisation de telles structures, et dont sont aussi extraites les photos illustrant ce billet.

Pour réentendre la chanson de Georges Brassens...

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

11/07/2008

Pas si grave !

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd'hui, une petite bouffée d'optimisme dans "Grandeur Nature".
Comme je mets de temps à autre un autre blog à l'honneur, aujourd'hui, j'ai décidé de sortir un peu des sentiers battus des blogs dits "écolos", pour vous présenter un des blogs les plus inhabituels de la toile francophone: "Pas Si Grave" .

La jeune mère de famille qui en est à l'origine se fait appeler "L'Eternelle Optimiste", et elle n'aurait pas pu choisir un meilleur pseudo, tant il est vrai que l'optimisme perle à chacune de ses publications.

Sur les sujets les plus graves, elle trouve toujours un moyen de dire, "Vous savez, il y a toujours pire". Et son optimisme est contagieux.

Basée en Belgique, elle avoue la trentaine bien sonnée, mais à la lire, on lui laisserait bien un crédit de quelques années...

C'est sur une suggestion en forme de défi de "Moitié" qu'elle a lancé son blog voilà deux ans.
Ses sujets de prédilection sont avant tout sa petite famille : "Moitié" et leurs deux enfants, deux adorables petits monstres jamais à cours d'un bon mot.   Mais elle est très loin d'être égocentrique et se tourne toujours volontiers vers les autres.

Elle ne se considère pas spécialement "écolo" (quoique les sujets sur les problèmes environnementaux de notre époque soient fréquents, et traités avec plein de bon sens), mais juste comme une citoyenne responsable, et responsable de l'avenir de ses enfants et des autres.

C'est une des premières et des plus fidèles lectrices de Grandeur Nature (et à l'occasion, elle me fait l'amitié d'écrire un petit article pour mon blog, ce dont je suis extrêmement flatté). Mais elle visite aussi d'autres blogs de mamans bloggueuses et beaucoup d'autres aussi, et ne tarit jamais d'encouragements à leur égard.

La télé, c'est pas son truc. Elle lui préfère de loin le bricolage, le jardinage, la lecture, les ballades dans la nature ou encore les brocantes.   Et le cinéma les jours de pluie.

wonder womanPetite, elle voulait faire "Wonder Woman". Mais dans la dure réalité de la vie, elle s'est finalement orientée dans une profession plus terre à terre qu'elle définit comme étant "dans le social".   C'est ce qui lui permet aujourd'hui d'être en contact permanent avec des gens en difficulté ou qui souffrent, et de les aider du mieux qu'elle le peut.

Sa gentillesse, son bon sens, sa générosité, son humour, et cet indécrottable optimisme qui la caractérisent en font une des bloggueuses les plus attachantes, et un des blogs "généralistes" les plus agréables à lire.

Alors, si de temps à autre, vous avez un petit coup de cafard, visitez donc l'Eternelle Optimiste et son blog "Pas Si Grave" : vous verrez, c'est vraiment bon pour le moral, et on en ressort meilleur !

(Petite note: Les informations contenues dans ce portrait sont reprises des réponses qu'elle a bien voulu fournir à un petit questionnaire que je lui ai envoyé.   Je tiens ici à la remercier pour avoir accepter de se livrer un peu.)

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/07/2008

Au feu les pompiers....

"Seul un idiot se bat dans une maison en feu"



Cette citation (dont je ne retrouve pas l'auteur.... si quelqu'un le connaît, n'hésitez pas à me le faire savoir....) donne à réfléchir.

Si on s'imagine habitant une maison dans laquelle un incendie se déclare (je ne vous le souhaite pas !  C'est une expérience traumatisante.  On en reste marqué à vie !), on peut schématiser les réactions possibles comme suit:

  • "Vite !  De l'eau, des seaux, il faut éteindre l'incendie avant qu'il ne soit trop tard".  C'est la réaction de bon sens.  On cherche une solution pour éviter de tout perdre.  Plus on perd du temps, plus l'avenir de la maison est compromis.  L'incendie, lui, se répand alors de plus en plus vite et fini par échapper à tout contrôle.  Si les mesures adéquates ne sont pas prises dès le début de l'incendie, bien souvent, il ne reste plus rien à sauver.
  • "Sauve qui peut, chacun pour soi !  Que les enfants se débrouillent pour s'en sortir".   Et tant pis pour la maison.   Et tant pis pour les autres qui y vivent.  Trop préoccupé par sa propre personne, on ne réfléchit pas plus loin, et quitte à tout perdre, on se dit que tant pis.   Au moins, on ne prend pas de risque, et de l'extérieur, on peut toujours profiter du spectacle.
  • "Ca m'est égal si j'ai mis le feu à la maison.  Je n'ai pas à m'en soucier: les enfants n'ont qu'à s'occuper d'éteindre l'incendie.   Moi, j'ai les moyens de m'en reconstruire une nouvelle."   Variante du "chacun pour sa gueule", c'est en toute connaissance de cause que l'on rejette les conséquences de nos propres actes sur les autres occupants de la maison, et on ne se préoccupe que de soi.
  • "C'est faux, la maison ne brûle pas.  Je ne veux rien savoir.  Je continue à allumer le feu ouvert".   La réaction la plus confortable: on nie l'évidence.  Ce n'est que lorsque l'incendie arrivera dans le salon, enflammera le canapé dans lequel on est confortablement vautré, que, tout paniqué, on se demandera avec des yeux ronds comme des billes ce qui est en train de se passer.
  • "La maison prend feu ?  Et alors ?  Les pompiers vont venir éteindre tout ça !".   Dans un vrai incendie, le départ de feu est le moment critique après lequel il est trop tard.   Tout se décide dans les premières minutes.  On peut encore maîtriser le feu.  Si on ne le fait pas, et qu'on attend passivement que les pompiers arrivent, il se sera propagé un peu partout et en sera que plus difficile à maîtriser.  Bien souvent, de plus, les dégâts provoqués par l'eau qui a servi à éteindre le foyer ont fini d'achever le travail de destruction: on a tout perdu !
  • "La maison brûle ? Eh bien, que mon voisin commence par prendre des mesures pour empêcher l'incendie de s'étendre".   Que de nombreuses fois je n'ai entendu cette réaction !  Que les autres commencent à bouger et alors (peut-être) je bougerai aussi.   Inutile de dire que face à un incendie, je ne donne pas cher de la maison....
  • "Quel beau spectacle, cette maison qui brûle. Rien que pour emmerder les pompiers, je vais aller y jeter un jerrican d'essence.".   Par folie, par cupidité ou par malveillance, certains espèrent la destruction complète de la maison, et oeuvrent en ce sens.


Inutile de vous faire un dessin.
Vous aurez vite compris où je voulais en venir.
En effet, face aux problèmes écologiques et énergétiques de notre époque, on peut retrouver plusieurs types de réactions de la part du public.
Et elles vont exactement dans les mêmes directions.

On nie l'évidence, on rejette la faute sur les autres pour justifier sa propre inaction, on attent que les autres citoyens ou les politiques fassent le premier geste, on espère aveuglément une intervention miraculeuse de la science ou pire, on laisse la génération future se dépétrer des problèmes que nous avons créé, en toute connaissance de cause, voire même, on fait tout pour aller dans le sens de la destruction parce que cela rapporte.

Sauf que quand il s'agit de notre Terre, personne n'aura les moyens d'en reconstruire une autre.   

Certaines de ces réactions vous paraissent excessives ?  Et pourtant, pour chacune d'entre elles, je me suis basé sur des réactions que j'ai réellement lues ou entendues.  Si, si, aussi incroyable que cela puisse vous paraître, ca existe !

Et vous, que feriez-vous ?

Ah oui ! Et au fond, l'étymologie du mot "Ecologie" est formé de deux racines grecques signifiant "Science de la maison"....

A vendredi prochain !

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