04/07/2008

Au feu les pompiers....

"Seul un idiot se bat dans une maison en feu"



Cette citation (dont je ne retrouve pas l'auteur.... si quelqu'un le connaît, n'hésitez pas à me le faire savoir....) donne à réfléchir.

Si on s'imagine habitant une maison dans laquelle un incendie se déclare (je ne vous le souhaite pas !  C'est une expérience traumatisante.  On en reste marqué à vie !), on peut schématiser les réactions possibles comme suit:

  • "Vite !  De l'eau, des seaux, il faut éteindre l'incendie avant qu'il ne soit trop tard".  C'est la réaction de bon sens.  On cherche une solution pour éviter de tout perdre.  Plus on perd du temps, plus l'avenir de la maison est compromis.  L'incendie, lui, se répand alors de plus en plus vite et fini par échapper à tout contrôle.  Si les mesures adéquates ne sont pas prises dès le début de l'incendie, bien souvent, il ne reste plus rien à sauver.
  • "Sauve qui peut, chacun pour soi !  Que les enfants se débrouillent pour s'en sortir".   Et tant pis pour la maison.   Et tant pis pour les autres qui y vivent.  Trop préoccupé par sa propre personne, on ne réfléchit pas plus loin, et quitte à tout perdre, on se dit que tant pis.   Au moins, on ne prend pas de risque, et de l'extérieur, on peut toujours profiter du spectacle.
  • "Ca m'est égal si j'ai mis le feu à la maison.  Je n'ai pas à m'en soucier: les enfants n'ont qu'à s'occuper d'éteindre l'incendie.   Moi, j'ai les moyens de m'en reconstruire une nouvelle."   Variante du "chacun pour sa gueule", c'est en toute connaissance de cause que l'on rejette les conséquences de nos propres actes sur les autres occupants de la maison, et on ne se préoccupe que de soi.
  • "C'est faux, la maison ne brûle pas.  Je ne veux rien savoir.  Je continue à allumer le feu ouvert".   La réaction la plus confortable: on nie l'évidence.  Ce n'est que lorsque l'incendie arrivera dans le salon, enflammera le canapé dans lequel on est confortablement vautré, que, tout paniqué, on se demandera avec des yeux ronds comme des billes ce qui est en train de se passer.
  • "La maison prend feu ?  Et alors ?  Les pompiers vont venir éteindre tout ça !".   Dans un vrai incendie, le départ de feu est le moment critique après lequel il est trop tard.   Tout se décide dans les premières minutes.  On peut encore maîtriser le feu.  Si on ne le fait pas, et qu'on attend passivement que les pompiers arrivent, il se sera propagé un peu partout et en sera que plus difficile à maîtriser.  Bien souvent, de plus, les dégâts provoqués par l'eau qui a servi à éteindre le foyer ont fini d'achever le travail de destruction: on a tout perdu !
  • "La maison brûle ? Eh bien, que mon voisin commence par prendre des mesures pour empêcher l'incendie de s'étendre".   Que de nombreuses fois je n'ai entendu cette réaction !  Que les autres commencent à bouger et alors (peut-être) je bougerai aussi.   Inutile de dire que face à un incendie, je ne donne pas cher de la maison....
  • "Quel beau spectacle, cette maison qui brûle. Rien que pour emmerder les pompiers, je vais aller y jeter un jerrican d'essence.".   Par folie, par cupidité ou par malveillance, certains espèrent la destruction complète de la maison, et oeuvrent en ce sens.


Inutile de vous faire un dessin.
Vous aurez vite compris où je voulais en venir.
En effet, face aux problèmes écologiques et énergétiques de notre époque, on peut retrouver plusieurs types de réactions de la part du public.
Et elles vont exactement dans les mêmes directions.

On nie l'évidence, on rejette la faute sur les autres pour justifier sa propre inaction, on attent que les autres citoyens ou les politiques fassent le premier geste, on espère aveuglément une intervention miraculeuse de la science ou pire, on laisse la génération future se dépétrer des problèmes que nous avons créé, en toute connaissance de cause, voire même, on fait tout pour aller dans le sens de la destruction parce que cela rapporte.

Sauf que quand il s'agit de notre Terre, personne n'aura les moyens d'en reconstruire une autre.   

Certaines de ces réactions vous paraissent excessives ?  Et pourtant, pour chacune d'entre elles, je me suis basé sur des réactions que j'ai réellement lues ou entendues.  Si, si, aussi incroyable que cela puisse vous paraître, ca existe !

Et vous, que feriez-vous ?

Ah oui ! Et au fond, l'étymologie du mot "Ecologie" est formé de deux racines grecques signifiant "Science de la maison"....

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

bonne réflexion que tu nous mènes à faire là...
Beaucoup trop de gens font l'autruche ou de toute façon pensent qu'il est trop tard pour agir!
Pourtant si tout le monde prenait simplement conscience qu'il y encore tant de chose à faire....

Écrit par : l'eternelle optimiste | 04/07/2008

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Il faut voir aussi l'état de l'incendie, si il a l'air maitrisable ou pas. Sinon il faudrait l'option : "faire évacuer toute la maison puis prévenir les pompiers" je trouve

Écrit par : Cédric D. | 04/07/2008

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(par contre évacuer la planète puis appeller les pompier c'est évidemment impossible... )

Écrit par : Cédric D. | 04/07/2008

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En l'occurrence, on dirait que les gouvernements comptent sur les pompiers pour venir nous sauver : les extraterrestres d'Ezan XI.

Écrit par : Sébi | 05/07/2008

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Hein qu'est-ce que tu racontes Sébi ?? :D

Écrit par : Cédric D | 14/07/2008

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Ah ah ! Ah ah, Cédric ! Si tu ne connais pas encore Sébi, tu vas souffrir... ;-)))

T'inquiètes, moi non plus, je ne comprends rien à ce qu'il raconte, le plus souvent.

N'empêche, son blog est génial ! (Voir son lien)

Écrit par : David | 15/07/2008

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