27/06/2008

Commentaires ou forum ?

Bonjour à tous et à toutes,

En cette veille de vacances, tout d'abord, une petite information qui, je l'espère, sera accueillie comme une bonne nouvelle:

Sauf cas de force majeure, la publication des articles va continuer sans interruption pendant tout l'été, au rythme habituel d'un article chaque vendredi !

Vous êtes en effet plus d'un millier de lecteurs à venir me rendre visite chaque semaine, et pour vous en remercier, je me dois de tout mettre en oeuvre pour continuer à vous servir au mieux de mes possibilités.

Néanmoins, comme je serai tout de même absent d'Internet pendant une quinzaine de jours, je ne réagirai peut-être pas immédiatement à vos commentaires.  

 

A propos des commentaires, justement... Je voudrais en parler avec vous.

Je constate que beaucoup de mes amis bloggeurs et bloggueuses se posent un peu les mêmes questions que moi.  Malgré que vous soyiez aussi nombreux à venir me lire, vous êtes, en comparaison, relativement peu nombreux à laisser votre avis et à venir débattre sur le blog.

Après en avoir parlé avec certains d'entre vous, j'ai pu mettre en évidence que peut-être, certains éléments vous rebuttent.

Un point qu'il faut préciser tout de suite: l'adresse e-mail qui vous est demandée lorsque vous postez un commentaire n'est PAS OBLIGATOIRE !

Je vous conseille d'ailleurs même de ne PAS la compléter, afin d'éviter d'être envahis de courrier indésirable.

Notez aussi que je suis dans l'incapacité d'enlever une adresse e-mail d'un commentaire, ce que l'on me demande souvent.  Tout au plus, je peux supprimer entièrement le commentaire, mais pas le modifier. 

Autre élément issu de mes discussions avec certains internautes: le format d'un blog semble être moins bien perçu pour les discussions et débat.  Certains préfèrent les forums.   Personnellement, je trouve que l'on peut très bien discuter sur un blog, en rapport avec l'un quelconque des sujets publiés, mais je comprends que la force de l'habitude peut être tenace.

Je vous propose ici un petit sondage pour que vous puissiez me faire savoir si vous préfèreriez vous exprimer sur un forum associé à Grandeur Nature, ou si le système actuel de commentaires sur le blog vous satisfait.  Si une nette tendance se dégage en faveur du forum, je pourrais envisager sa création, bien que pour l'instant, j'y rechigne, car je dispose de fort peu de temps libre pour en plus en assurer l'administration....

Alors, venez vous exprimer, votez, et ditez-moi comment on pourrait stimuler les débats entre nous...

(Bien sûr, vous pouvez aussi me laisser toutes vos suggestions et idées comme d'habitude via les commentaires...) 

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/06/2008

L'autre soleil

Bonjour à tous et à toutes,

Parmi les techniques de production d'énergie au départ de l'énergie solaire, le particulier en connaît particulièrement deux dont il peut voir les applications et juger de leur énorme potentiel chez lui: le solaire thermique (produisant de l'eau chaude) et le solaire photovoltaïque pour la production d'électricité.

D'un point de vue industriel, cependant, on peut parfois arriver à d'excellents résultats en combinant ces deux techniques.

Dans le sud de l'Espagne près d'Almeria, là-même où, il y a une trentaine d'années furent tournés tant et tant de westerns spaghettis, par exemple, on utilise de grands miroirs paraboliques rectilignes qui concentrent le rayonnement solaire sur un tuyau passant par leur foyer.  En bout de chaîne, on retrouve de la vapeur que l'on peut utiliser pour actionner des alternateurs produisant du courant électrique.
fresdemo
Ainsi, une centrale pilote de 1 MW, Fresdemo, y est déjà en fonctionnement depuis 1 an.  Ce prototype servira d'évaluation du procédé jusque fin août 2008.   Après cela, la production en série d'unités de 50 MW pourra commencer.


Une autre méthode de production d'électricité basée sur le soleil est la fameuse tour solaire.  Deux exemplaires, basés sur des principes complètement différents, en existent déjà dans le monde: une en Australie, et une autre encore dans le sud de l'Espagne, près de Séville cette fois (Voyez cette incroyable vidéo en fin d'article).

solar_tower_sevilla
Des miroirs concentrent aussi le soleil, mais vers un foyer unique au sommet d'une tour, où la température de 400°C ainsi atteinte sert également à produire de la vapeur pour faire tourner des alternateurs.

11 MW sont ainsi déjà produit par cette tour.

En Australie, dans un des déserts les plus arides au monde, une autre tour solaire utilise un principe différent:

solar tower enviromissionLa tour (dont le prototype existe déjà depuis plus de 25 ans !) est basée sur une grande structure de verre qui, par effet de serre, chauffe l'air qui se trouve en dessous d'elle.Schéma_fonctionnel tour solaire

Cet air, qui comme chacun s'en souvient depuis la brillante démonstration des frères Montgolfier, étant plus léger que l'air ambiant plus froid, s'engouffrera alors dans une sorte de grande cheminée où il actionnera au passage des alternateurs électriques.



Ces solutions, pour exotiques qu'elles paraissent, ont déjà au moins le mérite d'exister, et d'avoir prouvé la faisabilité des différents concepts.  Contrairement à des annonces retentissantes que l'on entend parfois à propos de telle ou telle nouvelle technique de production de panneaux photovoltaïques, on n'en est plus à la simple curiosité de laboratoire.

Il y a ici un réel potentiel de développement pour une technologie efficace et très performante.

En savoir plus:

A vendredi prochain !

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/06/2008

Chaleur des villes, chaleur des champs

Il y a quelques semaines, dans le billet sur la mixité verticale, j'avais abordé une problématique pûrement urbanistique: la cohabitation des fonctions, et l'utilisation rationelle des surfaces et volumes.

Il y a encore beaucoup à dire sur ces lieux si particuliers que sont les villes. 

Par exemple: le réchauffement climatique sera-t-il plus dur à encaisser dans les grands villes qu'en rase campagne ?
Et bien, il semblerait bien que oui.

Les grandes villes sont effectivement le siège d'un phénomène que vous avez déjà peut-être constater par vous-mêmes: il y fait plus chaud qu'ailleurs.

Ce phénomène d'"Ilot de Chaleur Urbaine (ICU)" a déjà été identifié au début du XXème siècle, et n'est donc pas nouveau.
Ce qui signifie qu'une partie au moins de ses causes sont inhérentes à l'architecture et l'urbanisation en tant que telle.  Les activités humaines et le dérèglement climatique étant des facteurs aggravants.

J'explique:
Les surfaces sombres sont légion en ville.  Les routes, les toits, tout ça est sombre.  Or, il ne faut pas avoir fait 10 années d'université pour comprendre qu'une surface sombre au soleil accumule de la chaleur qui sera restituée pendant la nuit.

Donc en ville, cette chaleur non évacuée (non réfléchie) provoque un accroissement parfois spectaculaire des températures au niveau local.  Ainsi, à Pékin ou Tokyo, on a pu observer des élévations de l'ordre de 10 à 12°C par rapport aux campagnes environnantes.

La concentration d'activité humaine (la chaleur dégagée entre autres par les véhicules et les systèmes de climatisation) ajoute à l'effet global.

Et cet accroissement de température entraîne l'habituel train de problèmes de santé publique: Formation de smog, problèmes respiratoires et cardiaques, vagues de décès en période de canicule...

Alors comment combattre cela ?
Sur le plan énergétique, c'est clair: il vaut mieux prévenir que guérir.  Dès lors, le bon sens dicte de réduire la circulation automobile en ville et réduire les clims.  Parsemer les toits de panneaux solaires pour la production d'eau chaude (réduisant d'autant les rejets des chauffe-eaux)

Mais sur le plan pûrement urbanistique aussi, on peut penser mieux l'agencement des villes: créer des espaces verts (il existe d'ailleurs aussi ce que l'on nomme les toits végétaux, mais ce vaste sujet méritant à lui seul un article, j'y reveindrai dans quelques semaines), des plans d'eau et des fontaines.  Eclaircir les surfaces sombres en repeignant les toits des immeubles ou les routes etc...

A Los Angeles, cette mesure à priori curieuse pourrait être un enjeu économique important.  On parle d'économiser jusqu'à 500 millions de dollars par an : 150 millions d'économies d'énergie sur les clims, et 350 millions de par la baisse des niveaux de polluants atmosphériques.

Tiens, on pourrait tous apporter quelque chose en ce sens.  Je suis sûr que c'est une mesure inédite: J'ai chez moi une allée recouverte de gravier de porphyre, et exposée plein sud.   En été, on sent bien l'accumulation de chaleur à cet endroit.  Récemment, j'ai dû apporter un peu de gravier supplémentaire: mon choix s'est porté sur un gravier nettement plus clair que le précédent, qui se retrouve ainsi mélangé.  On verra cet été, mais en toute logique, la différence sera sensible.

Pensez-y, si vous avez une allée, une terrasse à refaire, une façade à repeindre, etc...   Donnez une préférence à des teintes plus claires...

Comme d'habitude, ca ne sauvera pas le monde, mais comme cela ne peut pas lui faire de tort non plus, ca va donc dans le bon sens. 

 

En savoir plus:

09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

06/06/2008

Guindaille avec des baveuses

Ca y est !  Comme chaque année, elles sont de retour.

Un temps très humide et chaud comme celui qui règne sur notre Belgique depuis quelques semaines et elles pullullent dans les jardins.

"Elles", ce sont les limaces, celles qui viennent ravager vos parterres et ruinent irrémédiablement vos nouvelles plantations.

Non pas que ces animaux soient particulièrement nuisibles, non, c'est juste qu'elles sont pour le moins un peu trop présentes.   Si on les laisse faire, elles se multiplient à une allure phénoménale, et rapidement, la situation peut évoluer hors de tout contrôle.

Pour les éliminer, plusieurs méthodes existent:

  • Le sel: le plus simple à mettre en oeuvre, mais pas forcémment le plus efficace.  Il faut en effet poser le sel sur la limace pour que cela agisse.  Si vous vous contentez de le répandre, il risque en plus de faire du tort à certaines plantes fragiles.  Et à la moindre pluie... c'en est fini.
  • Les granulés bleus:  alors ca non !  A éviter à tout prix.   Le principe actif est présenté comme sans danger, mais les limaces mortes, ingérées par la suite par les oiseaux qui viennent s'en régaler provoque leur empoisonnement.
  • Le piège à bière: La troisième méthode est en même temps peu coûteuse et très efficace.  Disposez une boîte en plastique dont vous aurez percé le couvercle, ou un vieux pot quelconque, légèrement enterré et versez-y de la bière sur une hauteur d'une dizaine de centimètres.   Inutile de vous ruiner: la bière en canette la moins chère que vous pourrez trouver fera très bien l'affaire.  
    Un couvercle augmente l'efficacité du piège en empêchant les évasions.
    Le résultat est garanti: Quelques heures après avoir placé le piège (un peu à l'abri de la pluie, si possible), vous verrez affluer des rangs entiers de limaces attirées par l'odeur, à plusieurs mètres à la ronde.   
    Après une semaine, il faut vider le piège, le rincer et le regarnir de bière, afin d'éviter des odeurs trop fortes.

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"Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les au-au-tres....."

 (Cliquez sur le texte ci-dessus pour entendre la chanson issue du folklore estudiantin belge....   Des souvenirs... ;-)))

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09:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |