25/01/2008

Sous les pavés... le chauffage

J'adore ce genre de petites news....

Aux Pays-Bas, une idée géniale fait son chemin... C'est le cas de le dire !

Des ingénieurs ingénieux se sont rendus compte qu'une route goudronnée, exposée au soleil... chauffait.
Ben oui, quoi... Vous n'avez jamais marché pieds nus sur une route en plein été ?  C'est bouillant !

De là à transformer les dites routes en véritables panneaux solaires thermiques, il n'y eu qu'un pas.

Ils ont donc fait circuler, juste sous le bitume, une serpentin contenant un fluide caloriporteur (= qui transporte la chaleur), du même genre que celui déjà largement utilisé dans les panneaux solaires thermiques pour transporter la chaleur jusqu'à votre chauffe-eau.

Ainsi, actuellement, afin de démontrer la faisabilité de la chose, un tronçon de route secondaire d'environ 200 mètres et le petit parking adjacent ont été équipés de la sorte, et fournissent maintenant le chauffage à un immeuble de 70 appartements !  Pas moins !

oomsLe "Road Energy system", puisque c'est son nom, avait à l'origine été conçu pour aider au déneigement des routes en hiver, mais en tant que source de chauffage pour l'habitat, le potentiel est évidemment énorme, et il est sans nul doute promis à un bel avenir, car il ne réunit que des avantages: facilité de mise en oeuvre, relativement bon marché, technique simple et fiable, etc....

A défaut de vraies voitures vertes (j'y reviendrai dans un futur article), au moins, on ne manque pas de routes bien noires....


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08:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/01/2008

REVA: Un rêve électrique

Vous avez déjà tout lu et entendu sur la Reva, cette petite voiture électrique indienne au look sympa qui débarque en force au Salon de l'Auto de Bruxelles, bousculant quelques peus tous les ridicules"inutilitaires" ou "futilitaires" au passage.

reva

Je voudrais juste m'attarder un petit peu sur l'aspect écologique de l'engin.

En une nuit, nous dit-on, sur une simple prise de courant domestique, vous accumulez de l'énergie pour une autonomie de 80 kms.  

Ceci dit, à grand renfort de pub ou de passages dans les journaux télévisés, on nous annonce la Reva comme étant un véhicule ne rejettant absolument aucun CO2.

Est-ce bien correct de présenter les choses comme cela ?

Et d'où vient l'électricité utilisée pour charger la voiture, alors ?   D'une centrale électrique qui, à moins de se fournir chez un fournisseur 100 % vert, participe à un mix énergétique qui, en Belgique, émet environ 300 g de CO2 par kWh consommé.
(l'électricité 100% verte serait titrée, d'après Science & Vie, à environ 30 g de CO2 par Kwh, dû aux dépenses énergétiques de fabrication).
En France, la plus grande part du nucléaire dans le mix énergétique fait que l'on descend à environ 190 g de CO2 par kWh

On nous annonce pour la Reva qu'une charge complète coûte environ 1 euro. 

A noter que si l'on fouille bien sur le site de l'importateur belge, on trouve une mention de 63 g de CO2 en moyenne si l'on reste chez un fournisseur d'électricité standard.... mais aucune mention du nombre de kWh nécessaires pour effectuer une recharge.

D'accord, d'accord... 63g/Km c'est extrêmement peu, et imbattable par n'importe quelle technologie actuelle se basant sur la combustion directe, mais épaulée par une technologie hybride.  Mais ce n'est tout de même pas nul !  Si l'on se fournit chez un fournisseur d'électricité exclusivement verte, là c'est quasi-nul, ok.

Ceci dit, j'aimerais bien trouver un chiffre plus précis de la consommation (électrique) réelle, mais mes recherches sur le net jusqu'à présent n'ont rien donné.  Alors dans un premier temps, on va accepter cela tel qeul.

Autre point qui me pose plus de problèmes encore: vous l'aurez deviné si vous me lisez régulièrement, ce sont les batteries.
On nous vante une technologie ayant fait ses preuves, et pour cause, puisqu'on utilise de vieilles, très polluantes et très lourdes (265 Kgs tout de même !) batteries au plomb !   L'horreur !!!!
Et là aussi, les batteries, il faut les fabriquer et les recycler ou éliminer en fin de vie...  Et tout cela ne se fait pas sans coût environnemental...

D'après l'importateur, dans le courant de l'année, une technologie plus efficace et plus propre (le lithium-ion) devrait être adoptée.  Ce serait effectivement un grand pas en avant.

Alors, essayons de résumer:
Au final, on obtient un véhicule original, pas cher, pratique bien que manquant certes un peu de confort (comme l'absence de chauffage par exemple, si ce n'est un dégivrage électrique) et donc de polyvalence.

Un véhicule qui peut cependant quand même très avantageusement remplacer une petite deuxième voiture dans un ménage habitant en ville ou en périphérie immédiate, à un coût d'utilisation très avantageux.
Par souci écologique, une voiture prometteuse que l'on peut donc adopter sans rougir, surtout si on fait la démarche de se fournir en électricité verte, ce qui reste une bonne idée dans tous les cas, d'ailleurs, mais à condition d'attendre les nouvelles batteries moins polluantes.

J'en profite pour lancer un petit appel: je serais très curieux de pouvoir tester une telle voiture, et de pouvoir vérifier aussi la consommation électrique réelle.  Alors si vous en achetez une, (ou si l'importateur me lit), laissez moi un petit mail (bouton dans la colonne de gauche).... 

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09:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

11/01/2008

Sous le soleil de Provence

Le solaire photo-voltaïque va connaître un essor bondissant dans le sud de la France ces prochaines années.

Un méga-projet de 5 parcs totalisant 32 MW solaires, répartis sur 80 hectares y est en effet à l'étude, pour un investissement de 140 millions d'euros et être potentiellement à même de fournir l'électricité de 11000 ménages.

Une bonne nouvelle en soi, mais je m'interroge quand même (comme à chaque fois qu'il est question de solaire photovoltaïque):
Pour 140 millions d'euros, on peut ériger une bonne cinquantaine d'éoliennes de 2 MW.  On produirait ainsi 3 fois plus d'électricité verte pour le même budget.
Les 32 MW de ce projet-ci seraient déjà produits avec seulement 16 éoliennes.

Les budgets n'étant jamais des ressources renouvelables, il faut tout de même veiller à utiliser au mieux chaque euro investi. (Oui, je sais, c'est bête à dire, mais parfois j'ai l'impression que dans certains projets, on privilégie parfois le gigantisme et le prestige par rapport au pragmatisme...)  Alors pourquoi ne pas d'abord s'assurer le développement des projets les plus éco-rentables ?

Et puis, je me demande aussi quelle surface va devoir être déboisée pour trouver les 80 hectares de terrain, et les impacts éventuels sur le biotope local, l'érosion des sols etc...  Mais bon, je ne connais pas du tout la région, et la question ne se pose peut-être pas.

Mais ne soyons pas morose, et reconnaissons que tout projet dans le sens des énergies renouvelables est bon à prendre.

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08:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

05/01/2008

Les vieux cartons

Quand vous avez une caisse en carton chez vous, par exemple, suite à l'achat d'un nouvel électro-ménager, ou simplement en revenant du supermarché, qu'en faites-vous ?

Vous le recyclez à la déchetterie ou lors des collectes à domicile ?  Très bien !  Impeccable !!!

D'ailleurs, à part pour entreposer des vieilleries sur le grenier, à quoi d'autre pourraient bien servir tous ces vieux cartons ?  A rien, n'est-ce pas ?

Et bien, ce n'est pas ce que pense Valérie Lesaicherre.  

Cette jeune comptable de formation du Nord de la France vous expliquera en long et en large que tous ces cartons vont devenir, pour vous, de magnifiques meubles.   Etagères, fauteuils, tables basses,... son imagination n'a aucune limite.

etagerehifilaurence

 

lameridienne150x100x50cmtable_virguleComment ?  Vous n'y croyez pas ?  Le carton, ce n'est pas assez solide pour s'asseoir dessus ?   Tout faux !  Et Val vous le prouvera lors des stages de création qu'elle organise dans le Nord.

A Paris, l'atelier des Cartonnistes Associés fait office de pionniers.  Ce sont eux, d'ailleurs, qui ont formé Valérie.

Vous y apprendrez tout sur ce nouvel art du recyclage où l'on n'a plus besoin de transformer la matière pour lui trouver un nouvel usage.  Le carton est utilisé tel quel, mais bien sûr, pour lui donner un aspect moins austère, il sera habillé de diverses peintures, maques ou tissus en fin de processus.

C'est étonnant, et fantastiquement intéressant.  Visitez donc son site: vous y trouverez de nombreuses photos de créations d'elle même ou de ses stagiaires, ainsi que des vidéos et une découverte en 3D surprenante.

En savoir plus:

  • Le site de Val'Cartonne (Nord-Pas de Calais)
  • Les Cartonnistes Associés (Paris)
  • La Maison de carton (également dans le Nord de la France)
  • La société Karton Design commercialise des meubles tout faits.  Lire d'ailleurs à ce sujet l'article sur le blog d'Angélie
  • Je n'ai malheureusement pas trouvé d'adresse de ce genre d'ateliers en Belgique.  Si vous en trouviez une, n'hésitez à m'envoyer un petit mail ou à poster un commentaire, et je l'ajouterai à la liste.

22:53 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2008

L'Islande bientôt 100 % renouvelable

Le pays produit déjà actuellement 80% de son énergie au départ de l'hydraulique.  Le reste est fourni par la géothermie (l'utilisation de poches d'eau souterraines très chaudes, dues à la forte activité volcanique de la région), largement utilisée pour les réseaux de chauffage urbain. 

Mais il reste tout de même encore le très gourmand secteur des transports (incluant le carburants des bâteaux de pêche) qui dépend encore quasi exclusivement des énergies fossiles.

Les solutions envisageables ne sont pas simples à mettre en oeuvre.  La piste privilégiée pour l'instant est le recours à l'hydrogène.  Techniquement, les méthodes de production et de stockage de l'hydrogène commencent à être au point, mais il subsiste le problème de l'énergie primaire utilisée.
L'hydrogène, on le trouve à peu près partout dans l'univers, et en très grandes quantités.  Autour de nous, on le trouve, combiné à l'oxygène dans l'eau.

Il "suffit" donc de casser la molécule d'eau pour pouvoir en récupérer d'énormes quantités d'une part, et de l'oxygène d'autre part.
Seulement voilà, casser une molécule d'eau ne se fait pas si simplement que de sortir une vanne à deux balles quand on est un surfeur Niçois habillé de jaune, et la méthode la plus efficiente resterait l'électrolyse (bien que d'autres pistes semblent envisagées aussi).  

On fait passer un fort courant électrique dans l'eau, et on récolte sur les électrodes l'hydrogène et l'oxygène sous forme de gaz.  Mais ce fort courant électrique, il faut le produire.   Et à quoi donc peut bien servir de brûler du charbon dans une centrale électrique pour produire l'électricité nécessaire à la production d'hydrogène ?  Le principe n'est donc écologiquement valable QUE si l'électricité est produite (en abondance) au départ de sources elles-mêmes renouvelables.

C'est là tout le défi qui attend encore l'Islande, et, du reste, toute la filière de production d'hydrogène.


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