28/12/2007

7000 en 2020

Le nombre a de quoi frapper l'imagination: 7000 !
C'est le nombre d'éoliennes de forte puissance (5 MW pièce) que le Royaume-Uni compte ériger d'ici 2020 aux larges de ses côtes.

Le but est de fournir en électricité éolienne l'ensemble des foyers britanniques.

Avec un tel parc, la puissance fournie (33 GW) sera de l'ordre de celle fournie par une armada de 25 à 30 tranches nucléaires.

C'est un revirement complet de politique énergétique, amorcé voilà déjà quelques années par le gouvernement britannique qui mise sur l'exploitation maximale des immenses ressources éoliennes dont dispose le pays, particulièrement au large de ses côtes.

Bien entendu, tous les pays ne disposent pas de la situation particulièrement favorable de l'Angleterre à ce niveau, mais la preuve est ici une fois de plus faite qu'une politique volontariste en faveur des énergies renouvelables est possible.

Et pendant ce temps-là, avec un peu de chance, en 2020, notre pauvre Belgique (ou ce qu'il en restera) aura peut-être enfin réussi à se sortir de ses ridicules problèmes communautaires.....

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08:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

23/12/2007

C'est la Fête !....

L'année passée à cette même période, notre famille avait été heurtée de plein fouet par un décès dû à un accident de la route provoqué par l'alcool (voir mon post "Pierre")

Un an après, les stigmates sont encore bien présentes: c'est bien simple, dans la famille, personne n'a la coeur à la Fête, et pour beaucoup, il n'y aura pas de réveillons.

Ne pensez pas qu'au bout d'un an le deuil est fait.  Non.  La souffrance est encore bien là.  Plus piquante que jamais en cette période de réjouissances.

Un des blogs les plus populaires de l'hébergeur qui acceuille le mien véhicule l'idée selon laquelle la voiture est reine sur la route, et que s'il y a des accidents impliquant des usagers faibles (vélos, piétons,...) c'est de leur faute: ils n'ont qu'à rester chez eux et laisser la route aux (grosses) voitures.   Des propos particulièrement choquants y étaient écrits, l'année passée à la même période, suite à un autre drame de la route qui avait défrayé l'actualité en Belgique, où un petit garçon avait été happé, sur un passage piéton alors qu'il traversait avec sa maman, par une camionette dont la conductrice était en train de téléphoner. (Ne comptez pas sur moi pour faire de la pub pour ce blog absolument écoeurant, et je vous demande aussi de ne pas tenter de le retrouver: ce genre de raisonnements odieux ne doit pas être encouragé).  Et c'est pareil à chaque accident relaté dans la presse: le ou les auteurs de ce blog s'empressent de lancer l'idée, très insidieusement, que finalement la victime l'a bien cherché, et qu'à la limite, c'est toujours un de moins....

J'espère encore que la très forte audience de ce sous-blog ordurier ne reflète pas un courant d'idées global. Je sais l'égoïsme dont sont capables certains conducteurs, mais je pense (j'espère !) qu'ils ne restent qu'une détestable minorité.

Quoi qu'il en soit, loin de moi l'idée de vous gâcher l'ambiance de fêtes, mais par pitié, soyez prudents avec l'alcool, et si vous voulez absolument boire et que vous devez rouler, assurez-vous d'avoir votre "Bob" avec vous !!!

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15:15 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/12/2007

Crise de foie

C'est bon, le foie gras ?

Vous en avez prévu au menu à Noël ou le jour de l'an ?

Et savez-vous comment on le produit, le foie gras ?  Non ? Et bien regardez-donc cette vidéo, accessible aussi ici (Ames sensibles s'abstenir).   Si après ça, vous êtes encore capable d'en manger, c'est que vraiment vous êtes un(e) insensible de la pire espèce.

Ca vous plaît, de torturer des animaux sans défense ?  Et bien allez-y: faites-vous du bien avec ce petit jeu en ligne, mais par pitié, laissez les vraies oies en paix !

Soutenez la campagne de Gaïa pour l'interdiction légale du gavage en Belgique: signez leur pétition.

foie_gras_1

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Le site de Gaïa: www.gaia.be

15:37 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/12/2007

La satisfaction (2)

(suite de mon post précédent, qui commence ici....)

Un exemple chiffré: J'habite un quartier résidentiel où toutes les maisons se ressemblent car construites en même temps, par le même entrepreneur, sur base des mêmes plans.

Mon voisin le plus proche a exactement la même maison que moi: même surface habitable, même exposition, même construction etc...

Il consomme annuellement 3500 litres de mazout de chauffage.

Il y a dix ans, quand j'ai acheté cette maison, la première année, nous avons consommé 2100 litres.  Pourquoi cette différence ?  Tout simplement grâce à des habitudes différentes, comme celle de ne pas allumer la chaudière en septembre pour l'éteindre en mai, mais de l'allumer seulement quand c'est nécessaire.

Celle aussi de ne pas chauffer l'eau sanitaire en permanence, et surtout de garder une température raisonnable.

Sont venus ensuite les petits travaux, les petits appareils que j'ai réalisés (je suis, entre autres, électronicien...) et reliés à ma chaudière pour en diminuer la consommation, améliorer son rendement en récupérant la moindre calorie présente dans le circuit d'eau etc...  Résultat: 5 ans après, je ne consommais plus que 1200 litres par an.

Ensuite, sont venus les travaux plus lourds: refaire entièrement l'isolation des combles et de la toiture.

Résultat: j'en suis maintenant à 780 litres par an, et cette année, je pense bien descendre sous les 700.  Pas mal pour une maison de 30 ans, construite à l'économie !  Et je pourrais faire la même comparaison avec notre consommation électrique.  Ou d'eau.

Voilà déjà une de mes immenses satisfactions: consommer 5 fois moins que mon voisin pour la même maison !   Je peux vous dire que quand il fait le plein de sa citerne de 2000 litres (donc, deux fois par an...) au prix actuel du mazout, il ne rigole plus de mes petits trucs apparemment tout simples !

Au bureau, c'est un peu pareil.  Il y a quelques années, j'étais un Martien pour mes collègues !  Alors que des gobelets en plastique sont distribués gratuitement par la machine à café et la fontaine d'eau, moi j'arrivais avec une tasse et un verre....   Aujourd'hui, un bon tiers de mes collègues n'utilisent plus de gobelets en plastique.   C'est cool, non ?

Au boulot toujours, j'ai un jour envoyé un mail aux responsables de la gestion des bâtiments (je travaille dans une très grande société occupant plusieurs immeubles de grands bureaux climatisés au centre de Bruxelles) en leur détaillant ce qu'ils gagneraient en remplaçant les ampoules à incandescence de toutes les toilettes de tous nos bâtiments par des ampoules économiques, tenant compte de l'achat, de l'électricité consommée par la lampe et par l'airco qui doit évacuer toute cette chaleur superflue.   Résultat: trois mois plus tard, des lampes économiques partout ! 

Que voulez-vous de plus ?  Elle est là ma satisfaction.  Même quand parfois j'en bave (comme quand j'ai ré-isolé ma maison... vive les démangaisons, même des semaines plus tard), quand je vois maintenant ma facture de mazout, j'économise facilement 2000 EUR par an par rapport à mon voisin.  Quel pied !

J'avoue que c'est aussi un peu une question d'orgueil.... ces exemples me prouvent que j'ai raison d'agir ainsi, et ca fait toujours du bien à l'ego quand vous constatez que d'autres le reconnaissent aussi.

Mais c'est surtout aussi de pouvoir me dire que dans quelques décennies, lorsque les choses iront vraiment très mal pour nos enfants et nous-mêmes, je pourrai encore les regarder dans les yeux et leur dire "Vous savez, nous, on a toujours fait tout ce qu'on pouvait....".

Malgré que parfois, le pessimisme peut ressurgir.  Quand par exemple, je vois tous ces ridicules nabots dans leur 4x4 parce qu'ils ont besoin de ça pour s'affirmer.  Et que je me dis que ces crétins annihilent parfois en parfaite connaissance de cause ("Je m'en fous: c'est pour faire ch.. les écolos !") complètement les efforts que nous faisons.  Parfois, j'enrage....

Mais j'ai de quoi vite me rassurer... Mon voisin avec ses 3500 litres de mazout, les ringuards en cacat, eux, ils auront plus à perdre que moi... L'augmentation des prix les touchera plus durement que moi, et quand eux seront forcés d'agir parce qu'ils n'auront plus d'autre choix que de revendre leur risible tas de feraille, (et que évidemment, ca ne vaudra plus tripette car plus personne n'en voudra), ils perdront alors tout, car ils n'auront jamais appris à consommer de manière raisonnable...

Je vous dis pas le pied que je prends à cette perspective....

08:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

07/12/2007

La satisfaction (1)

Un jour, on m'a demandé si à la longue, être "écolo" (comprenez: adopter des comportements respectueux de notre environnement), si finalement, ce n'était pas chiant....  Et si j'étais capable d'en retirer de la satisfaction, et si oui, comment et pourquoi ?

Je n'ai jamais beaucoup parlé de moi sur mon blog (un comble pour un blog !), parce que je n'ai jamais cru que c'était un sujet assez intéressant, mais aujourd'hui, je vais faire une petite exception, dans le seul but de pouvoir expliquer ce qui me pousse à agir comme je le fais.

Je suis à quelques mois de rentrer dans la quarantaine, et le premier souvenir que j'ai de l'écologie, c'était lorsque je devais avoir une dizaine d'années, une association de défense de l'environnement de la région où j'habite (et dont je fais toujours partie) avait organisé pour les écoles une plantation d'arbres dans un nouveau quartier résidentiel de la commune, et à laquelle participaient les écoles du village.

J'ai appris ce jour-là qu'il était important de planter des arbres, pour les différents rôles qu'ils jouent dans notre vie. 

Cette notion a été semée en moi ce jour-là, et a lentement germée au fil des ans.

Vers 16 ans, j'ai entendu parler du trou dans la couche d'ozone.  Rappelez-vous: au début des années '80, c'était LE sujet dont on parlait.  J'ai alors orienté ma rage d'adolescent dans un combat pour informer, au travers du journal local, la population du coin.   A cette occasion, j'ai pû nouer de nombreux contacts dont je ne suis pas peu fier.  J'ai pu contribuer modestement à la diffusion d'études très intéressantes, menées par exemple par l'Association Pharmaceutique Belge qui démontraient ce que tout le monde a tu à l'époque (et encore de nos jours), à savoir que les gaz utilisées dans les aérosols en ce temps-là, et aujourd'hui seulement encore autorisés dans les aircos des voitures (sous la pression du très puissant lobby des constructeurs), présentent une haute toxicité humaine immédiate en cas d'inhalation, en plus de ses effets dévastateurs sur la couche d'ozone, et des caractéristiques effarantes de gaz à très haut impact sur l'effet de serre.

Ces études, et les articles de vulgarisation que j'en avais tiré ont été diffusé jusque dans certaines universités françaises.

Depuis lors, j'ai toujours eu une soif d'informations sur les problématiques écologiques, lisant tout ce qui pouvait bien me tomber sous la main sur ces sujets.   Depuis quelques années, le formidable outil que constitue Internet m'a ouvert des horizons sans fin où l'on peut tout apprendre, tout savoir.

Forcémment, à force de lire, il finit toujours par en rester quelque chose.  Une fois que l'on commence à comprendre les mécanismes en jeu dans tel ou tel aspect de notre écologie, on prend immédiatement conscience de la fragilité même de ce monde dont nous sommes nés.   On se rend compte que la Terre n'a pas les immenses facultés de régénérescence qu'on lui prête un peu trop volontiers pour se rassurer.

Notre Terre est fragile, et elle souffre des actes que nous posons.

Notre société s'est engagée dans une direction qui fait du tort à notre environnement, et cause des dégâts souvent irréversibles.

Alors, on se sent l'obligation d'agir.  Une fois que l'on SAIT, on ne peut plus se permettre de continuer à agir comme si de rien n'était.   Et là, l'engagement du devoir moral prend le dessus.  On fait tout ce qu'on peut pour réduire son impact sur notre planète.  Par des gestes quotidiens, par la recherche d'autres gestes inédits à poser, par l'information des autres et de soi-même.

Comme le dit Nicolas Hulot, je pense aussi qu'on ne naît pas "écolo", mais qu'on le devient. 

Alors, la satisfaction dans tout cela ?

Et bien c'est tout simplement quand on voit que ces petits gestes commencent à porter leurs fruits.

(Comme ce post commence à devenir un peu long, la suite se trouve ici....)

Bon week-end !

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