07/12/2007

La satisfaction (1)

Un jour, on m'a demandé si à la longue, être "écolo" (comprenez: adopter des comportements respectueux de notre environnement), si finalement, ce n'était pas chiant....  Et si j'étais capable d'en retirer de la satisfaction, et si oui, comment et pourquoi ?

Je n'ai jamais beaucoup parlé de moi sur mon blog (un comble pour un blog !), parce que je n'ai jamais cru que c'était un sujet assez intéressant, mais aujourd'hui, je vais faire une petite exception, dans le seul but de pouvoir expliquer ce qui me pousse à agir comme je le fais.

Je suis à quelques mois de rentrer dans la quarantaine, et le premier souvenir que j'ai de l'écologie, c'était lorsque je devais avoir une dizaine d'années, une association de défense de l'environnement de la région où j'habite (et dont je fais toujours partie) avait organisé pour les écoles une plantation d'arbres dans un nouveau quartier résidentiel de la commune, et à laquelle participaient les écoles du village.

J'ai appris ce jour-là qu'il était important de planter des arbres, pour les différents rôles qu'ils jouent dans notre vie. 

Cette notion a été semée en moi ce jour-là, et a lentement germée au fil des ans.

Vers 16 ans, j'ai entendu parler du trou dans la couche d'ozone.  Rappelez-vous: au début des années '80, c'était LE sujet dont on parlait.  J'ai alors orienté ma rage d'adolescent dans un combat pour informer, au travers du journal local, la population du coin.   A cette occasion, j'ai pû nouer de nombreux contacts dont je ne suis pas peu fier.  J'ai pu contribuer modestement à la diffusion d'études très intéressantes, menées par exemple par l'Association Pharmaceutique Belge qui démontraient ce que tout le monde a tu à l'époque (et encore de nos jours), à savoir que les gaz utilisées dans les aérosols en ce temps-là, et aujourd'hui seulement encore autorisés dans les aircos des voitures (sous la pression du très puissant lobby des constructeurs), présentent une haute toxicité humaine immédiate en cas d'inhalation, en plus de ses effets dévastateurs sur la couche d'ozone, et des caractéristiques effarantes de gaz à très haut impact sur l'effet de serre.

Ces études, et les articles de vulgarisation que j'en avais tiré ont été diffusé jusque dans certaines universités françaises.

Depuis lors, j'ai toujours eu une soif d'informations sur les problématiques écologiques, lisant tout ce qui pouvait bien me tomber sous la main sur ces sujets.   Depuis quelques années, le formidable outil que constitue Internet m'a ouvert des horizons sans fin où l'on peut tout apprendre, tout savoir.

Forcémment, à force de lire, il finit toujours par en rester quelque chose.  Une fois que l'on commence à comprendre les mécanismes en jeu dans tel ou tel aspect de notre écologie, on prend immédiatement conscience de la fragilité même de ce monde dont nous sommes nés.   On se rend compte que la Terre n'a pas les immenses facultés de régénérescence qu'on lui prête un peu trop volontiers pour se rassurer.

Notre Terre est fragile, et elle souffre des actes que nous posons.

Notre société s'est engagée dans une direction qui fait du tort à notre environnement, et cause des dégâts souvent irréversibles.

Alors, on se sent l'obligation d'agir.  Une fois que l'on SAIT, on ne peut plus se permettre de continuer à agir comme si de rien n'était.   Et là, l'engagement du devoir moral prend le dessus.  On fait tout ce qu'on peut pour réduire son impact sur notre planète.  Par des gestes quotidiens, par la recherche d'autres gestes inédits à poser, par l'information des autres et de soi-même.

Comme le dit Nicolas Hulot, je pense aussi qu'on ne naît pas "écolo", mais qu'on le devient. 

Alors, la satisfaction dans tout cela ?

Et bien c'est tout simplement quand on voit que ces petits gestes commencent à porter leurs fruits.

(Comme ce post commence à devenir un peu long, la suite se trouve ici....)

Bon week-end !

08:45 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Continues de semer...Les graines finissent par pousser!!!

Écrit par : l'eternelle optimiste | 07/12/2007

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Au boulot les gens à qui je parle d'écologie au boulot m'ont dit plusieurs fois : "chez toi, ça doit être l'enfer".
Alors que non ! Il suffit d'adopter de nouvelles habitudes, ensuite on ne réfléchit plus.
Mais j'ai encore tellement à faire pour m'améliorer...

Écrit par : Sébi | 07/12/2007

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