26/02/2007

Qui suis-je ?

La grande mode sur les blogs est d'y afficher sa photo.  Pourquoi pas, après tout....  Afin que vous sachiez à qui vous avez affaire, mon fils (5 ans) m'a dessiné comme il me voit (la barbe en moins):

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En savoir plus :

Et qu'est-ce que vous voudriez savoir de plus, au juste ?

15:56 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

22/02/2007

Le kangourou électrique

Si Sidney Pollack passait en Australie en 2010, il pourrait y tourner un remake "économique" de son film de 1979: "Le cavalier électrique"...

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En effet, bien que n'ayant pas ratifié le protocole de Kyoto, l'Australie frappe un grand coup en adoptant une mesure pour le moins originale, et volontariste.

D'ici 2010, en effet, les ampoules électriques normales seront "hors la loi", et devront être remplacées par des ampoules économiques.

Bien sûr, les économies sont au rendez-vous.

kangarooFort de cette info, j'en ai touché un mot à la personne responsable de la salle d'attente où je passe beaucoup de mon temps en ce moment.  J'y ai en effet dénombré pas moins de 16 ampoules type "flamme", de 60 W chacune, allumées en permanence toute la journée.  

Si on remplacait ces 16 ampoules par des ampoules économiques de 11 W (pour obtenir la même luminosité), on pourrait économiser, à raison de 10 heures de fonctionnement par jour, 250 jours par an, pas moins de 1960 kWh sur une année !!! 
Flamme

A raison d'environ 0.20 Euro le kWh, c'est une économie de presque 400 Euros par an qui serait réalisée.  Et encore, sans tenir compte du gain sur le remplacement des ampoules elles-mêmes...

C'est énorme !   Cela couvrirait presque ma propre consommation électrique sur cette même année (je suis dans les 2400 kWh environ).

Flamme économique
 

Et chez vous, combien d'ampoules à incandescence pouvez-vous remplacer par des économiques ?

 

En savoir plus:

Article dans l'Express ou Le Nouvel Obs

Réaction du Ministre belge de l'Environnement dans Le Vif

Mon comparatif sur les différents types d'éclairages: Partie 1 et partie 2

16:22 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/02/2007

Ma frite

Bon, ben évidemment, en bon belge que je suis, il fallait qu'à un moment ou un autre, je vous parle de ma frite.

Euuuhh,.... enfin, peut-être pas la frite à laquelle vous pensez au premier abord, mais plutôt celle que j'aime tellement avoir dans mon assiette (et qui fait tellement de mal à mon tour de taille )

Notre bonne chère vieille frite belge (tellement meilleure quand elle est préparée au départ de pommes de terre bio) peut engendrer pas mal de pollution, indirectement.    Effectivement, j'ai un ami qui me racontait un jour que son voisin d'en face a un ruisseau qui passe sous sa maison, et qu'il lui suffisait d'ouvrir une trappe dans sa cave pour pouvoir y déverser directement tout ce qui l'embête chez lui... en ce y compris l'huile ou la graisse avec laquelle il a préparé ses frites.

Et que deviennent ces substances grasses?

La graisse ne se dilue pas dans l'eau.  De plus, elle est moins dense que l'eau.  Ces deux propriétés réunies, elle s'étend en nappes qui surnagent à la surface de l'eau et en empêchent la bonne oxygénation.  Elle peut aussi se déposer aussi sur les berges où elle étouffera la végétation, ainsi que la petite faune (dont les poissons) et polluera durablemant le sol.

En Belgique, depuis quelques temps, la loi oblige un système de prise en charge des huiles usées.   Dès lors, elles sont collectées dans les parcs à conteneurs.

Comment les collecter ?   C'est très simple:

  • S'il s'agit d'huile, conservez le récipient original. A l'aide d'un petit entonnoir (voir plus loin), versez-y l'huile tiède ou froide (mais surtout pas chaude !  N'oubliez pas que les températures des corps gras restent élevées pendant très longtemps.).
  • S'il s'agit de graisse, éventuellement, faites-la chauffer très légèrement pour la liquifier juste assez (environ 40°) pour pouvoir la verser.
  • Notez que les huiles de fondue sont également acceptées, sans distinction.

Si vous n'avez plus le récipient original, une brique de lait ou de jus vide fait très bien l'affaire, mais l'idéal reste une bouteille en plastique.

La belle affaire, me direz-vous, mais que deviennent ces huiles et graisses après collecte ?

Plusieurs filières existent.  Actuellement, les principales sont:

  • Plus de la moitié est transformée en bio-diesel (pour avoir la frite au volant ;-))) )
  • Un gros tiers est incorporé dans la fabrication d'autres produits non alimentaires tels des lubrifiants ou certains plastiques.
  • La fraction restante suit le chemin de la valorisation énergétique directe, par combustion.

C'est toujours mieux que de la déverser dans le ruisseau, même si celui-ci porte le nom du patron des imprimeurs (clin d'oeil direct à mon ami, qui devrait se reconnaître...

Note: Amis luxembourgeois, français, suisses, canadiens ou autres, j'ignore tout de ce qui se fait dans votre pays en matière de collecte et de recylcage des graisses et huiles usées. Si vous avez des infos pour les autres lecteurs, surtout, n'hésitez pas à les mettre en commentaire !  Merci !

En savoir plus:
En Belgique, la collecte et le traitement sont gérés et supervisés par Valorfrit.  Leur site internet regorge d'informations intéressantes et utiles, aussi bien pour le particulier que pour le professionnel (restaurateur, ...)

Wikipedia:
L'huile végétale comme carburant,
le bio-diesel
En particulier, le recylage des matières grasses dans les bio-carburants

09:07 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

15/02/2007

La crotte qui chauffe

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Beckerich, au Grand Duché du Luxembourg, est une commune qui se démarque.  Cette commune de 2172 habitants s'est donné pour objectif ni plus ni moins que l'autonomie énergétique d'ici 2020 ou 2025. 

Un pari fou ?  Oui, à première vue.  Cependant, dès que l'on creuse un peu, on trouve que les pouvoirs locaux ont derrière eux déjà une longue tradition de plus de 20 ans d'efforts dans le domaine de l'environnement.

A cette époque déjà, la prise de conscience que l'on ne pourrait pas tout changer un un jour a poussé cette petite commune aux tout premiers rangs de l gestion verte.

Parmi les différentes initiatives prises, citons les plus importantes:

  • 4 éoliennes de 1.8 MW chacune
  • 5% de la consommation énergétique assurée par des panneaux solaires
  • Chauffage collectif et réseau de chaleur alimentés par des copeaux de bois

Mais la plus spectaculaire est sans aucun doute la station de bio-méthanisation qui depuis deux ans fourni de la chaleur à la quasi-totalité des ménages et tout cela par l'utilisation du fumier et du lisier que les agriculteurs de la commune viennent apporter à la centrale.

Les impacts sur l'environnement sont multiples:

  • Evidemment, la chaleur et l'électricité ainsi produite par la combustion du méthane est donc non polluante puisqu'elle ne rejete pas de CO2 fossile dans l'atmosphère.
  • Mais, tout aussi intéressant, le lisier est très chargé en nitrates. Son épandage massif finit par polluer gravement les nappes phréatiques.  Son utilisation à Beckerich évite cela en le valorisant sous forme énergétique
  • De plus, laissés à l'air libre, le méthane qui s'échapperait de ces fumiers et lisiers s'échappe directement dans l'atmosphère; ce gaz, à volume identique, contribue 20 fois plus à l'effet de serre que le CO2 qui se dégage de sa combustion.

C'est donc un triple gain pour l'environnement.

En savoir plus :

Site officiel de Beckerich
Un dossier Etopia 
Un reportage de Campagnes Et Environnement
Wikipédia: Biométhanisation , Lisier , Méthane

Supplément:

Norcal Waste, une compagnie américaine procède un peu de la même façon, en utilisant des crottes de chien.
Voir le blog de Angélie: "Un geste par jour"

17:00 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/02/2007

La nuit, tout le week-end

Les consommateurs belges disposant d'un compteur électrique bi-horaire ne l'ignorent plus: depuis le 1er Janvier, le tarif avantageux appliqué la nuit de 22h à 7h du matin est dorénavant étendu pendant tout le week-end, 24 heures sur 24.

(Certains fournisseurs peu scrupuleux ont d'ailleurs bien compris qu'il y avait là une opportunité pour pousser le consommateur à consommer plus, et ne se privent pas de diffuser des spots publicitaires au contenu pour le moins tendencieux.)

Mais revenons un petit peu en arrière, il y a quelques mois, lorsque la mesure était en discussion avec les différents acteurs de la production et de la distribution de l'électricité en Belgique.  A ce moment-là, il fut mis en avant les difficultés grandissantes auxquelles le réseau doit faire face pour pouvoir répondre aux pics de consommation qui se produisent chaque jour à heures fixes.  En effet, à certains moments de la journée, certaines habitudes font que l'on a besoin de plus d'énergie. C'est le cas par exemple lors de la préparation des soupers, et clairement, entre 17h30 et 18h30, on voit sur les graphiques de consommation que celle-ci peut faire un bond jusqu'à 10%.

En dehors de cela, une journée de week-end n'a pas le même profil de consommation qu'une journée en semaine.  Le ralentissement de l'activité économique, surtout le dimanche, fait que ce jour-là, la consommation globale peut être 20% inférieure à celle d'un jour de semaine.  Voyez le graphique ci-dessous:

Elia_10-02-2007

La ligne grise montre la consommation d'un jour de semaine.  Ici, c'était le vendredi 09/02/2007.  On voit nettement le pic vers 18h00.

En orange, on trouve la consommation d'un samedi, et en bleu un dimanche classique.

Ce qui est amusant, c'est de constater que le profil des courbes est sensiblement le même.  Seule l'amplitude varie quelque peu.

Les fournisseurs d'énergie se sont demandé s'il n'était pas possible de déplacer une partie des consommations de la semaine vers le week-end.  Et l'idée de proposer l'énergie au tarif avantageux de nuit a fait son chemin...

Maintenant, est-ce une raison pour consommer plus d'électricité ?  Sûrement pas !  Globalement, quand on sait (et plus personne ne peut dire qu'il ne sait pas) des problèmes climatiques, on ne peut bien entendu pas augmenter globalement sa consommation d'électricité sous prétexte qu'elle est moins chère.  En revanche, ce serait une bonne idée de déplacer certaines consommations de la semaine vers le week-end.

Par exemple, voici quelques trucs que j'applique chez moi:  La cuisine étant un poste très énergivore, dorénavant, les bonnes soupes aux légumes frais seront mijotées le week-end.  De même que les bons pains que nous faisons nous-mêmes. De façon générale, tous les plats qui nécessitent une cuisson plus longue seront privilégiés le week-end. Le lave-vaisselle aussi ne tourne plus que le week-end.   Pour les lessives, pas de changements: elles tournent la nuit entre 3 et 5 heures, au moment où la consomamtion du réseau est la plus faible. Globalement, je n'augmente pas ma consommation, mais il est certain que cela me permettra de faire quelques économies.  Il est encore trop tôt pour le dire, mais ma consommation l'année passée ayant été de (environ) 1700 kWh le jour et 700 kWh la nuit, je pense qu'avec cette nouvelle tarification et les quelques petits aménagements dans nos habitudes, je devrais arriver facilement à approcher les 1200 kWh de jour comme de nuit.

Poser un geste écologique simple, c'est aussi veiller à utiliser moins d'électricité lors des pics de consommation (donc, entre 17 et 20h, par exemple).  En effet, pour pouvoir assurer la livraison de cette énergie, la capacité d'un parc de production doit être à même de fournir toute la puissance pendant ces pics.   Si on réduit ces pics, on réduit d'autant la nécessité de bâtir de nouvelles centrales.  C'est tout bénéfice.

Vous voilà au courant.... si j'ose dire...

En savoir plus:

Voir la consommation en temps réel de la Belgique: www.elia.be et cliquez sur le bouton "Operational data & Tools" au dessus de la page,  puis dans le menu à gauche, cliquez sur Consommation.

15:27 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

07/02/2007

Jouons avec l'eau

Une petite nouvelle pour les parents et les enfants:

Si comme moi, ça vous fait toujours un petit peu mal de devoir dire sans arrêt "Arrete de jouer avec l'eau" à votre cher bambin, et bien, pourquoi pas changer et au contraire les y encourager ?

Pas n'importe comment bien sûr...

La Fondation Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) a édité un jeu de société collaboratif (en vente sur leur site -- voir liens ci-dessous) sur le thème de l'eau.  Educatif et informatif, le jeu aborde l'eau en expliquant ses propriétés, et en encourageant sa préservation en tant que ressource non renouvelable.

Jeu de leau

Il s'adresse aux enfants à partir de 4 à 6 ans (mais peut se jouer à différents niveaux pour les enfants plus âgés avec un quizz plus complexe à partir de 9 ans).   Il est en outre, et ce n'est pas négligeable, entièrement construit en matériaux à faible impact sur l'environnement.

Une intéressante initiative de plus dans le domaine de l'éducation ludique.

En savoir plus:

L'avis d'Econo-Ecolo:  http://www.econo-ecolo.org:80/spip.php?article31

Le site de la FRAPNA: http://www.frapna.org/ (Visitez leur catalogue en ligne: il regorge de bonnes idées !)

19:05 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/02/2007

Vive les déchets.... mais pas trop longtemps

Le nucléaire n'a pas fini de susciter la polémique.  En cause, d'une part le fait que nous avons là une source d'énergie très puissante et très peu polluante durant son cycle de production.

D'autre part, le revers de la médaille, ce sont ces fûts de déchets hautement dangereux dont on ne sait que faire.

Une possibilité vient cependant de voir le jour dans une université allemande, où un physicien aurait trouvé une méthode pour réduire par 100 la durée de demi-vie de ces déchets.

Sans vouloir donner un cours de physique théorique, signalons juste que la demi-vie d'un élément radioactif est la durée nécessaire pour que cet élément voit ses émissions radioactives diminuer de moitié.

Ceci signifierait que des déchets qui restent actuellement dangereux pendant des centaines d'années ne le seraient plus que pour quelques décennies. 

Ce qu'il y a de très séduisant dans cette histoire, c'est que le procédé mis en oeuvre n'apparaît pas extrêmement complexe: les substances radioactives sont enfermées dans un caisson métallique et refroidies à une température très basse (vers -270°, donc proche du zéro absolu)...

Attention, il faut prendre cette nouvelle avec discernement, car elle suscite pour l'instant encore une petite polémique das les milieux de la physique nucléaire.

Alors,... de quoi réconcilier une partie des opposants au nucléaire ?

En savoir plus:

Alter Business News: http://www.alterbusinessnews.be/fr/article.php?art=15940

Physics Web (en anglais): http://physicsweb.org/articles/news/10/7/13/1

Wikipedia (définition de la demi-vie): http://fr.wikipedia.org/wiki/Demi-vie#Demi-vie_en_physiqu...

 

20:09 Écrit par David dans Nature | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |